Monsieur Ford, bienvenue au pays du SEFPO

Date de publication

Le jeudi 14 juin 2018, 09 h 00

J’ai un message court et simple pour notre nouveau premier ministre : vous êtes peut-être arrivé au pouvoir grâce à la Nation Ford, mais rappelez-vous que vous êtes désormais au pays du SEFPO.

Et ici, au pays du SEFPO, nous prenons soin les uns des autres. Et de bons services publics nous aident à prendre soin les uns des autres. Et lorsqu’une personne ou n’importe quoi d’autre menace ces services publics, nous ne réfléchissons pas à deux fois. Nous nous dressons et nous nous battons pour eux.

Ainsi, Monsieur le premier ministre, nous voulons vous avertir gentiment en soulignant certaines des nombreuses choses contre lesquelles nous sommes prêts et capables de lutter.

Après des années de stratagèmes de privatisation viciés et ratés, l’opinion publique a considérablement changé. De plus en plus d’Ontariens savent que la privatisation ne sert qu’à transférer les deniers publics dans les poches d’entreprises privées, et ça ne leur plaît pas du tout. On nous a volé des milliards de dollars avec la privatisation, par l’entremise de liquidations, manigances et scandales; les gens en ont marre de toutes ces aberrations.

Un politicien responsable reconnaîtrait que la privatisation ne sert qu’à gaspiller l’argent du contribuable. C’est de plus en plus évident. Nous sommes tous en meilleure santé et nous nous portons mieux lorsque nos services publics se portent bien, et nous devrions investir dans des services publics qui contribuent à notre santé économique à tous et à toutes, pas seulement à quelque élite minoritaire.

Au pays du SEFPO, nous n’arrêterons jamais de nous battre pour de meilleurs services publics.

Notre santé et notre sécurité publiques dépendent aussi d’un secteur public solide. Une Société ontarienne du cannabis publique et la LCBO font partie de cette rhétorique, en plus de faire du sens sur le plan financier. C’est parce que l’argent que notre province reçoit grâce à la vente d’alcool nous aide à payer les services publics et programmes de réduction des méfaits dont nous avons besoin .

Galen Weston n’a pas besoin de notre aide, alors pourquoi vendre pour l’engraisser?

Au SEFPO, nous sommes convaincus qu’aucun travailleur, quel qu’il soit, ne devrait avoir peur d’aller travailler. Mais les risques d’agression et de violence augmentent dans tous les secteurs.  Nos membres du secteur de la santé mentale et des services correctionnels ont fait de l’excellent travail pour améliorer les niveaux de dotation et la formation du personnel, mais nous avons besoin d’un premier ministre qui va aussi prendre ces choses au sérieux; un premier ministre qui va défendre les travailleurs aux premières lignes plutôt que les « top-dogs » avachis dans un fauteuil autour de la table d’un conseil d’administration.

Au pays du SEFPO, chaque individu compte. Les travailleurs des premières lignes comptent.

Monsieur Ford, le slogan de votre campagne disait « Pour le peuple ». Je suis ici pour vous dire que pour défendre le peuple, vous devez défendre les travailleurs. Vous devez défendre le droit constitutionnel des travailleurs de négocier collectivement; c’est respecter leur droit de grève et promouvoir l’égalité pour tous les travailleurs.

Les priver de ce droit n’a rien de bon; seuls les gros bonnets qui comptent sur l’intervention du gouvernement et sur son ordre de retour au travail en profitent.

Au pays du SEFPO, nous nous battrons jusqu’au bout pour protéger les droits des travailleurs.

Au SEFPO, nous nous sommes battus pour un meilleur Ontario. S’il est une chose que je puisse dire sur la réputation dont nous jouissons, c’est que nous ne reculons devant rien et que nous nous battons pour ce qui est juste.

Soyez sûr que nous tiendrons parole. Pouvons-nous compter sur vous pour tenir parole en ce qui concerne les travailleurs?

En solidarité,
Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier
Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario
@OPSEUEddy

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