Coalition des travailleurs racialisés

Caucus des gens de couleur

Qui sommes-nous?

À propos du Caucus des gens de couleur

Le  Caucus des gens de couleur (CGC) a été fondé non seulement pour tenir compte de l'évolution démographique en Ontario, mais également pour promouvoir les activités et les contributions de ses membres de couleur.  Pour assurer l'avenir du SEFPO au sein du mouvement syndical, le CGC soutient cette évolution en organisant, éduquant et habilitant les membres de couleur afin qu'ils participent pleinement au syndicat.

Le CGC appuie les membres racialisés du SEFPO, ainsi que des communautés de couleur de l'extérieur, et défend leurs intérêts. Il joue également un rôle important dans la recherche et l'identification des questions liées à l'évolution des effectifs du SEFPO et du mouvement syndical.

Mandat

Pour en savoir plus sur les objectifs et la structure du Caucus des gens de couleur (CGC), veuillez cliquer ici pour télécharger le mandat du comité.

Ce que nous faisons

Du Mur vivant au recensement

Depuis cinq ans, le Caucus des gens de couleur recense la participation et l'engagement des membres de couleur au SEFPO par le truchement du Projet de mur vivant.  Le projet a précédé le lancement du Projet de cartographie sociale du SEFPO. Les travailleurs de couleur ont exercé de nombreuses pressions pour que le Projet de cartographie sociale à plus grande échelle, qui est actuellement en cours au SEFPO, soit mis en œuvre. Pour plus d'informations sur le Projet de mur vivant.

Le Chemin coloré : biographies des membres

Le Projet du chemin coloré est un document biographique qui vise à faire connaître les contributions des membres de couleur du SEFPO. Le projet permet également de sensibiliser les gens en  mettant en évidence l'histoire et les contributions syndicales (droits humains principalement) des travailleurs de couleur.

Le Caucus des gens de couleur au Congrès

Afin d'encourager de nouveaux membres à s'impliquer, le Caucus des gens de couleur (CGC) organise une rencontre au Congrès du SEFPO. Pour les membres, le CGC constitue également le comité idéal pour discuter de leurs préoccupations et problèmes.

Défilé et char à Caribana

Au cours des deux dernières années, le CGC a tenu un stand d'information sur le VIH/sida et participé au festival Caribana avec un char afin de soutenir financièrement  le Fonds Vivez et laissez vivre du SEFPO, qui est affilié à la Fondation Stephen Lewis.    Le CGC continuera son action cette année à Caribana afin de mettre en évidence les besoins en matière de prévention du VIH/SIDA dans notre communauté et en Afrique et sensibiliser les gens. 

Notre brochure

Cliquez ici pour télécharger la brochure : PDF iconNotre brochure.pdf

Événements

Qu'est-ce que le Mois de l'histoire des Noirs?


Le Mois de l'histoire des Noirs est l'occasion d'engager une réflexion critique. C'est l'occasion de se rassembler. C'est l'occasion de se mobiliser pour lutter contre l'inégalité raciale, la discrimination et l'intolérance.

C'est l'occasion de défendre la justice raciale.

Le Caucus des gens de couleur du SEFPO exhorte tout un chacun à poser un geste pendant le Mois de l'histoire des Noirs. S'informer! Prêter attention aux nouvelles où la race est un facteur. Penser à tous les domaines où l'injustice raciale est présente – l'inégalité salariale, la pauvreté, le profilage racial, la brutalité policière…. Reconnaître que l'égalité raciale doit être un objectif à atteindre pour toute la collectivité.

Le Mois de l'histoire des Noirs est l'occasion de rendre hommage aux générations de Canadiennes et de Canadiens racialisés qui ont lutté pour la démocratie, la justice et l'égalité. C'est aussi l'occasion de célébrer les réalisations et contributions des innombrables Canadiennes et Canadiens racialisés, des chefs de file visionnaires, courageux et entreprenants qui, tout au long de l'histoire, ont tant fait pour bâtir le Canada.

Nous célébrons les contributions de celles et ceux qui ont lutté aux côtés des personnes ordinaires, qui ont défilé pour la liberté, qui ont rédigé la première législation anti-discrimination, qui ont contesté les lois injustes sur l'immigration ou qui ont dénoncé les actions discriminatoires de la police. En 2016, nous rendons également hommage aux Canadiennes et Canadiens racialisés qui ont fait preuve de vision créative et d'imagination morale tels que le photographe Michael Chambers, la chanteuse Liberty Silver, l'artiste David Woods et la conteuse Sandra Whiting, qui figurent tous sur l'affiche de l'édition 2016 de l'artiste Robert Small.  Nous rendons hommage aux nombreux activistes et pionniers noirs dans Faits sur les Noirs : Une célébration du Mois de l'histoire des Noirs 2015.

Pourtant, en dépit de toutes ces réalisations et évolutions décisives, les personnes racialisées sont toujours aux prises avec de nombreux défis. Il y a encore de multiples obstacles sur le chemin de l'équité et de la justice pour tous. En ce Mois de l'histoire des Noirs 2016, le Caucus des gens de couleur met en lumière trois questions cruciales : le profilage racial, les lois discriminatoires et les disparités économiques.

Enjeux majeurs

Le CGC a mis en œuvre les stratégies suivantes pour organiser, éduquer et habiliter les membres racialisés, la communauté du SEFPO, ainsi que d'autres communautés et coalitions pertinentes.

1. Le profilage racial

Les communautés noires sont particulièrement touchées par la violence, le racisme et le profilage racial de la part de la police. Non seulement les personnes racialisées sont plus souvent arrêtées, contrôlées et fouillées, mais elles sont également en butte avec le racisme systémique qui est présent dans tout le système de justice pénale.

Le Caucus des gens de couleur tient à rappeler ici la définition du profilage racial qui figure dans le Rapport d'enquête de la Commission des droits de la personne de l'Ontario : Un prix trop élevé : Les coûts humains du profilage racial.

Selon le Rapport d'enquête, le profilage racial concerne toute action prise pour des raisons de sûreté, de sécurité ou de protection du public qui repose sur des stéréotypes fondés sur la race, la couleur, l’ethnie, la religion, le lieu d’origine ou une combinaison de ces facteurs plutôt que sur un soupçon raisonnable, dans le but d’isoler une personne à des fins d’examen ou de traitement particulier.

Les membres des communautés culturelles, ainsi que d'autres activistes, ont protesté et dénoncé 14 fusillades visant des hommes et femmes de race noire en Ontario entre 1978 et 1992, dont onze ont été mortelles. Dès 1978, et même avant, les communautés culturelles ont dénoncé le recours à la force de la police et la brutalité policière dans les affaires de Buddy Evans et Albert Johnson. Elles ont également soulevé des questions concernant la présence accrue de la police dans les communautés noires. En 1992, une nouvelle génération d'activistes a protesté, à Toronto, après les acquittements de deux policiers dans la mort de Michael Wade Lawson et Raymond Lawrence par un jury entièrement composé de Blancs et de quatre policiers dans le passage à tabac de Rodney King aux États-Unis.

Dans un article qui a été publié récemment dans le Toronto Star, Racial profiling still has no place here, John Sewell indique que les jeunes racialisés sont trois fois plus susceptibles d'être arrêtés par la police. Quarante et un pour cent de toutes les fiches qui ont été remplies à l'occasion d'une vérification d'identité (carding) dans le cadre la Stratégie antiviolence de l'Ontario permettant de recueillir des informations sur les personnes qui peuvent être d'intérêt concernent des membres de la communauté noire.

À l'occasion du Mois de l'histoire des Noirs 2016, le Caucus des gens de couleur commémore le souvenir des personnes qui ont perdu la vie en raison des violences policières : Jermaine Carby, qui est tombé sous les balles de la police de Peel lors d'un contrôle routier de routine en 2014; Eric Garner, qui a été étouffé par des policiers à New York; Andrew Loku, qui est mort lors d'un affrontement avec la police dans son appartement, dans un quartier du nord-ouest de Toronto; Sandra Bland, qui a été retrouvée morte dans sa cellule, dans une prison du Texas, après avoir été arrêtée par la police; et bien d'autres personnes. Le Caucus des gens de couleur tient également à souligner les victoires juridiques comme dans le jugement de l'affaire Abbott v. Toronto Police Services Board, dans laquelle il a été déterminé que la race et le sexe avaient joué un rôle dans le comportement inconvenant d'un agent de police de Toronto pour faire baisser la tension lors de l'arrestation d'une jeune femme, Sharon Abbott, qui livrait des journaux.

Cliquez ici pour lire une série d'articles récents du Toronto Star sur le profilage racial à Toronto : « Known to police ». Pour lire, « Race Matters: Blacks documented by police at high rate », cliquez ici.

2. Des lois discriminatoires : les projets de loi C-24 et C-51

Le Caucus des gens de couleur appuie les moyens d'action mis en œuvre par des organisations telles que l'Association des libertés civiles et Amnistie internationale qui demandent l'abolition des lois discriminatoires – les projets de loi C-24 et C-54 – et des politiques qui exacerbent le racisme et les sentiments hostiles à l'égard des immigrants et des Autochtones.

Le projet de loi C-24, intitulé la Loi renforçant la citoyenneté canadienne, donne aux agents d'immigration le pouvoir de révoquer la citoyenneté canadienne aux citoyens qui ont une double nationalité. Le projet de loi renforce les nouvelles exigences en matière de résidence pour les résidents permanents, supprime le droit d'interjeter appel concernant le refus d'une demande de citoyenneté et supprime le droit d'audience. Les décisions qui étaient auparavant prises par les instances de droit criminel sont désormais entre les seules mains du ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration. Non seulement cette loi élargit le pouvoir judiciaire du ministre en matière d'examen et d'annulation des demandes, mais elle supprime également le droit fondamental à un procès équitable, tel que le droit à l'impartialité et à la justice naturelle.

Pour en savoir sur la Loi C-24 et les modifications récentes apportées à la Loi renforçant la citoyenneté canadienne, cliquez ici.

La loi antiterroriste du Canada, aussi connue sous le nom de projet de loi C-51, qui a été adoptée en 2015, facilite l'arrestation et le recours à la détention de tout citoyen ordinaire afin d'enquêter sur ses actions. En vertu de la Loi C-51, la police peut arrêter un citoyen si elle estime que sa détention aura vraisemblablement pour effet de prévenir une activité terroriste. La loi permet d'incriminer quiconque est soupçonné d'activités criminelles; elle permet également au ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile d'ajouter le nom des Canadiens et Canadiennes à une liste de personnes interdites de vol avec un minimum de droits de contrôle judiciaire; et elle crée une nouvelle infraction criminelle en incriminant quiconque « préconise ou fomente la perpétration d'infractions de terrorisme en général ». Il est particulièrement préoccupant de constater que cette loi menace le droit à la liberté d'expression et de réunion pacifique, ainsi que d'autres droits enchâssés dans la Charte canadienne des droits et libertés. En vertu de la Loi C-51, toute personne qui encourage ou défend des activités terroristes, même avec l'intention bienveillante de susciter un débat démocratique ou de proposer des solutions à des problèmes politiques, est passible d'une infraction criminelle. Aux termes de cette loi, l'intention n'a pas d'importance puisque les paroles seules peuvent suffire à encourager une autre personne à commettre un quelconque acte terroriste. Cette loi doit être abrogée dans sa totalité.

Pour télécharger le document « Le projet de loi C-51 : Un examen de la loi »,  cliquez ici.

3. Les disparités économiques

Les personnes racialisées sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté et d'être en butte à des obstacles dans les milieux de travail en Ontario. Même lorsqu'elles travaillent, les personnes racialisées sont plus susceptibles de gagner moins et de vivre dans la pauvreté que le reste de la population ontarienne. Même un diplôme universitaire ne supprime pas l'écart salarial entre les personnes racialisées et les autres. Des disparités persistent malgré le fait qu'en Ontario, les personnes racialisées soient plus nombreuses sur le marché du travail que les Canadiens non-racialisés.

Pour en savoir plus, lisez l'article Race and Gender:Ontario’s Growing Gap.

Ce que vous pourriez faire

Pour combattre le profilage racial : consultez « Black Lives Matter » sur Facebook : https://www.facebook.com/blacklivesmatterTO/ ou sur Twitter : #SayHerName

Pour en savoir plus sur la politique d'immigration, consultez le site Web « No One is Illegal », cliquez ici.

Signez la pétition pour l'abrogation de la Loi C-51: https://killc51.ca/mp.

Date de publication: 

Le mercredi 15 mars 2017, 03 h 15