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Le 28 avril - Jour de deuil national

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Un décès est un décès de trop

« Pleurons nos morts, luttons pour les vivants »

Même un seul décès en milieu de travail est un décès de trop. Le Jour de deuil national est commémoré le 28 avril de chaque année depuis 1983 par les syndicats, travailleurs et organismes de plus de 100 pays dans le monde en mémoire des travailleurs tués ou blessés au travail ou affligés d’une maladie professionnelle découlant d’un accident du travail ou d’un risque professionnel.

Tandis que l'Ontario s'occupe à faire le compte et à publier le nombre de victimes pour 2010, il faut savoir que même un seul décès est un décès de trop. En 2009, après le Jour de deuil national, la CSPAAT avait publié un énoncé pour donner un « contexte » aux statistiques utilisées dans divers avis et reportages sur le Jour de deuil national. Selon la CSPAAT, « Des commentaires et statistiques publiés dans des journaux et sur divers sites Web concernant le Jour de deuil – que la CSPAAT marque pour rendre hommage aux travailleurs décédés dans tout le pays – ont été cités hors contexte ou sans explication.». Le SEFPO pense que, avec ou sans contexte, le seul chiffre acceptable est zéro. Ainsi, cette année, plutôt que de donner les chiffres en Ontario, le SEFPO maintient que même le décès d'un seul travailleur est un décès de trop.

Nous savons que les statistiques fédérales mentionnent une moyenne annuelle de 889 décès à travers le pays dans la période de dix-sept ans qui s'est écoulée entre 1993 et 2009. Quelle que soit la part de l'Ontario, c'est trop. Nous savons que ces 889 personnes sont parties travailler un matin et ne sont jamais rentrées chez elles. Le travail ne devrait pas être fatal ou toxique—toutefois, il l'est. Le SEFPO compte plus de 130 000 membres qui quittent leur domicile chaque matin pour se rendre au travail. Les membres du SEFPO travaillent dans tous les secteurs et font face à tous les dangers inimaginables. Le SEFPO a perdu de nombreux frères et sœurs en raison de conditions de travail peu sûres et malsaines.

Le SEFPO se souvient que le 18 novembre 2010, trois personnes mourraient dans l'écrasement d'un petit avion du Collège Seneca, pendant une séance d'entraînement; il s'agissait de deux étudiants et de leur instructeur de pilotage, un membre de notre section locale 560. Nous offrons nos plus sincères condoléances aux familles et aux amis des trois membres du collège Seneca qui ont perdu leur vie.

Nous utilisons cette journée — le Jour de deuil national — pour renouveler nos efforts visant à obtenir des milieux de travail plus sains et plus sûrs, afin de rendre justice à ces trois personnes et à tous les autres travailleurs décédés et blessés. Nous le faisons en protégeant nos droits durement gagnés et en réitérant nos appels pour une application plus sévère des lois sur la santé et la sécurité au travail; en créant et adoptant des règlements et normes d'ergonomie pour la formation légalement autorisée; et en mettant sur pied une stratégie provinciale pour aborder l'épidémie de maladies professionnelles.

Nous poursuivons aussi notre travail pour la mise en œuvre des recommandations du Groupe d'experts contenues dans le rapport 2010 de Tony Dean, du Comité consultatif d'experts de la santé et de la sécurité au travail, que le gouvernement a mis sur pied après un tragique accident, en 2009, qui a fait quatre victimes et un blessé grave, dont les blessures sont permanentes. Le rapport montre le besoin de protéger contre toutes représailles les travailleurs qui exercent leurs droits en matière de santé et sécurité au travail. Il illustre le besoin de donner plus de pouvoirs aux comités mixtes sur la santé et la sécurité au travail afin de prévenir les accidents du travail, les décès professionnels et les maladies professionnelles. Il a également identifié le besoin d'un nouveau directeur général de l'organisme de prévention (et conseil provisoire) dont le mandat serait de faire en sorte que tous les lieux de travail soient exploités en conformité avec la LSSTO.

Un examen simultané dirigé par Harry Arthur est en cours pour examiner les systèmes de la CSPAAT, en Ontario, afin d'assurer l'équité à tous les travailleurs blessés. Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, a écrit au gouvernement le 21 mars dernier pour lui conseiller vivement d'inclure dans cet examen la question de la protection des travailleurs ontariens. Il est scandaleux que seuls 70 pour cent des lieux de travail en Ontario soient couverts par ce système d'indemnisation. Selon Thomas, « que plus d'un travailleur ontarien sur trois ne soit pas couvert est fondamentalement injuste ». Nous attendons les résultats et recommandations de cet examen pour voir si nos recommandations ont été prises en compte et quelles mesures nous devrons prendre pour faire en sorte que l'objectif de cet examen, soit la protection et la justice pour les travailleurs blessés, soit atteint.

Le SEFPO demande instamment à toutes les sections locales de marquer la journée du 28 avril comme Jour de deuil national, afin que l'on se souvienne des travailleurs qui ont perdu la vie et que nous renouvelions notre lutte pour les vivants. Pour une liste des activités qui auront lieu à travers l'Ontario dans le cadre du Jour de deuil national, visitez le site Web du Workers Health and Safety Centre (WHSC), dont l'adresse figure ci-dessous.