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Congres 2012 Mise à jour

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Mise à jour du Congrès 3 – Le 21 avril 2012

Services publics : Quelque chose de grande valeur

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Judy Wasylycia-Leis, présidente de la Commission sur la qualité des services publics et l'équité fiscale, a présenté le rapport de la Commission, Quelque chose de grande valeur, aux participants du Congrès. La Commission est un partenariat créé entre la Fondation des services publics du Canada et le SEFPO afin de répondre au rapport de la Commission Drummond.

Contrairement à la Commission Drummond, la Commission sur la qualité des services publics et l'équité fiscale s'est intéressée à ce que le public avait à dire sur l'avenir des services publics en Ontario. Le processus d'enquête supposait que les Ontariens se présenteraient pour être entendus. Et ils l'ont fait.

Des audiences publiques ont été conduites dans 12 communautés. Plus de 1 000 Ontariens et 100 experts ont exprimé leurs préoccupations. Ils ont aussi partagé leurs idées pour un avenir meilleur pour l'Ontario, sans les mesures d'austérité préconisées par Drummond dans son rapport.

« Ce processus a permis de produire un rapport extraordinaire qui inclut la participation du peuple et des conversations honnêtes », a déclaré Wasylycia-Leis. « Les gens se sont présentés avec courage et conviction pour peindre une image précise de cette province. »

Pour la Commission, la démocratie participative doit signifier quelque chose. N'importe quelle réforme est vide de sens si elle n'implique pas la consultation de ceux qui fournissent et reçoivent les services. Une réforme financière ne peut se concentrer uniquement sur les dépenses.

La Commission a été touchée par le profond désespoir ressortant des témoignages entendus : les plus vulnérables ont dit que les services sur lesquels ils comptaient avaient été réduits de manière significative ou tout simplement éliminés; les gens ont perdu leur liberté et leur dignité; et des familles ont été conduites au point de la faillite et/ou de la pauvreté après avoir perdu des emplois bien rémunérés.

« Cette province a perdu des milliards en raison de la récession, de l'inégalité des revenus et des réductions des impôts des sociétés », a encore dit Wasylycia-Leis. « Soixante-dix-huit pour cent des Ontariens appuient la notion d'une surtaxe sur les plus riches parmi nous. »

Elle a résumé les recommandations du rapport en une simple phrase qui trace la voie de l'avenir de la province :

  1. La reprise économique n'est possible qu'en abordant le problème de l'inégalité des revenus.
  2. On mesure une société par sa façon de traiter ses membres les plus vulnérables.
  3. Les services publics sont l'instrument le plus puissant que nous ayons pour soulager l'impact de l'inégalité croissante.
  4. On ne peut réformer le secteur public sans tenir compte des personnes qui travaillent aux premières lignes.
  5. L'Ontario a un problème de revenu pas un problème de dépenses.

« Ce rapport ne fait que répéter ce que les Ontariens disent depuis des années », a affirmé Wasylycia-Leis. « Si nous ne le faisons pas maintenant, si nous ne nous battons pas maintenant, il sera de plus en plus difficile de rebrousser chemin. Plus nous attendons, plus l'écart s'élargit. »

Le rapport a été distribué à tous les députés et aux médias, qui y ont porté un intérêt incroyable.

« Avec plus de partenariats comme celui-ci avec le SEFPO, nous serons plus en mesure de stopper les partisans de l'austérité », a encore dit Wasylycia-Leis. « Nous devons défendre les services publics. L'attaque sur les services publics est plus grande que nous tous.

« Et ne sous-estimons jamais le pouvoir et l'influence du mouvement des indignés. Nous pouvons nous élever et lutter pour une société basée sur les valeurs d'entraide et de partage.

Wasylycia-Leis a jadis été membre du Parlement et ministre au Manitoba. Wasylycia-Leis, qui a déjà habité en Ontario, a passé les trente dernières années de sa vie dans l'arène politique et dans les services publics.

Horwath accepte le prix au nom de Broadbent

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Smokey Thomas a présenté le Prix Stanley Knowles cette année à l'ancien chef du NPD fédéral Ed Broadbent. Broadbent, qui n'a pas pu se présenter au Congrès cette année, a remercié le SEFPO pour ce prix par message vidéo.

Dans son message, Broadbent a dit qu'il restait encore beaucoup à faire, et que « le programme des conservateurs menaçait l'égalité. L'inégalité et la perte d'emplois ne cessent d'augmenter. De plus en plus de gens sont laissés pour compte. »

« Le SEFPO a prouvé qu'il pouvait jouer un rôle de chef de file fort et intelligent et, en travaillant ensemble, nous pouvons mobiliser les membres en leur offrant de nouvelles idées et des ressources puissantes », a déclaré Broadbent. Il se réjouit de travailler avec le SEFPO dans les années à venir.

Andrea Horwath, chef du NPD ontarien, a accepté le prix au nom de Ed Broadbent. « Ed s'est montré fort en politique », a dit Horwath. « Le travail qu'il fait maintenant nous montre que nous avons besoin de lui plus que jamais auparavant. Nous vivons une époque à la fois intéressante et difficile. »

 « Le mandat et le message sont clairs. Il est temps de passer à quelque chose de nouveau », a déclaré Horwath. « Les électeurs veulent voir une politique différente dans cette province. Ils veulent qu'on remonte nos manches et qu'on travaille ensemble pour relever les défis.

L'Ontario ne sera financièrement en sécurité que lorsque les familles ontariennes le seront elles aussi; lorsque les gens qui font tourner cette province travailleront. »

Du budget, toujours du budget

Après le rejet, hier, de la proposition d'augmentation des cotisations du Conseil, Eddy Almeida, 1er vice-président/trésorier du SEFPO, a présenté un budget révisé aux délégués. Sans l'augmentation proposée des cotisations, le budget 2012 passera d'un surplus de 2,16 millions de dollars à un déficit de 2,8 millions de dollars.

On a continué de discuter des façons de réduire les dépenses pour autant que possible équilibrer le budget.

Almeida a indiqué que la croissance des membres était forte dans le passé, mais que la crise économique de 2008 avait ralenti la tendance. De plus, le fait que les employeurs utilisent de plus en plus souvent du personnel à temps partiel a fait chuté les revenus de cotisations. Toutefois, les services aux membres demeurent essentiels. Cette année seulement, le personnel scolaire des Collèges d'arts appliqués et de technologies de l'Ontario et le personnel de la Fonction publique de l'Ontario auront leurs négociations, et 18 nouveaux contrats seront négociés.

Le Conseil a été occupé à éliminer le surplus du budget proposé : négociation de budgets, fonds de perfectionnement du personnel, coûts des membres du Conseil exécutif et charges budgétaires, campagnes et absences à temps plein des sections locales ont été réduits d'un total de 3,5 millions de dollars. Par ailleurs, deux projets ont été annulés, permettant d'épargner 260 000 $ de plus.

Le Conseil s'engage à trouver d'autres économies avec des initiatives telles que les prix de gros, les achats centralisés, la vidéoconférence et la réduction des frais de déplacement.

Les membres ont voté pour une réduction des remises aux sections locales de 15 pour cent pour les quatre prochaines périodes de remise. Ils ont adopté une autre motion qui réduit les absences payées des membres du Conseil exécutif à un maximum de 50 pour cent de leurs heures de travail régulières.

Le Congrès a été temporairement perturbé lorsque la majorité des membres des régions 4 et 7 ont quitté la salle pendant le débat sur le budget. Toutefois, le quorum a été maintenu, et on a poursuivi les discussions jusqu'à l'ajournement normal de la réunion. Le débat sur le budget continuera samedi matin.

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Le Projet de cartographie sociale montre la voie

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Debbie Tungatt, personne ressource au Conseil exécutif pour le Projet de cartographie sociale, a présenté une mise à jour de l'initiative aux participants du Congrès. Mis en œuvre au Congrès annuel de 2008, le projet avait pour but d'assurer que le SEFPO soit une organisation diverse, inclusive et exempte d'obstacles.

La phase I du projet a commencé en 2010, avec un sondage auprès des membres. La phase II a pris place en 2011. On a passé en revue les systèmes concernant les membres, en mettant l'accent sur les systèmes d'éducation et d'élection, et on est parvenu à 47 recommandations. Un groupe de travail a été approuvé par le Conseil. Le mandat du groupe de travail était de rechercher, de prioriser, d'établir le coût et de développer un plan d'action pour mettre en œuvre les recommandations.

Un rapport a été développé dans le cadre de la phase III du projet, en mars 2012. Le rapport a mis l'accent sur un examen des communications, de la négociation et de l'organisation. Compte tenu du débat courant sur le budget, ce rapport est plus pertinent que jamais pour le SEFPO, qui examine des façons d'accroître ses revenus en recrutant davantage de membres. Aussi, le rapport fournit des recommandations pour améliorer la négociation des conventions collectives qui doivent expirer cette année.

Le Projet de cartographie sociale du SEFPO est considéré comme une initiative pionnière. En 2010, Barbara Hall, présidente de la Commission ontarienne des droits de la personne, avait déclaré, « la collecte de données du SEFPO sur les droits de la personne sera utile, que vous cherchiez à établir où se trouvent les différences et les plafonds dans votre organisation, ou à améliorer les services pour atteindre tous les membres. C'est non seulement la chose à faire pour le SEFPO, mais c'est aussi une chose intelligente à faire, et le SEFPO montre ainsi la voie dans le secteur de l'emploi ».

Tandis que le projet se poursuit, le SEFPO se fait une place de leader au sein du mouvement ouvrier, à titre de syndicat inclusif reflétant la diversité toujours croissante de la main-d'œuvre en Ontario.

Mise à jour du Congrès 2 – Le 20 avril 2012

Le président nous prévient que nous allons traverser des moments difficiles

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Le président Warren (Smokey) Thomas a accueilli les participants au Congrès annuel 2012 du SEFPO jeudi matin. Dans son discours, Thomas a parlé des défis qu'a dû relever le SEFPO au cours de l'année écoulée, de l'environnement changeant du travail et des luttes à venir. Il a demandé la mise en place d'un plan d'action pour promouvoir le changement social et assurer des emplois et des services publics durables pour les générations à venir.

L'année n'a pas été facile

« Depuis notre dernier congrès, nous nous sommes battus contre des réductions salariales, des coupures au niveau des services publics et des mesures d'austérité », a dit Thomas. « Nous avons organisé des piquets d'information et d'autres campagnes. Et nous avons fait toutes les choses que certains qualifieront de « vieille école ». C'est efficace, et nous n'y renoncerons jamais. »

Le SEFPO a encouragé la participation des membres aux élections provinciales, et le gouvernement libéral s'est retrouvé dans une situation minoritaire. Si le budget du mois de mars est rejeté, la province risque de faire face à de nouvelles élections. Un gouvernement majoritaire, qu'il soit conservateur ou libéral, n'a rien de bon pour les membres, leurs familles et leurs communautés, parce que les mesures d'austérité seront profondes et incontestées.

 L'économie est encore dans le trou. Rien dans le budget provincial ne prête à croire que nous sommes sur le chemin de la création d'emplois pour améliorer l'équité », a ajouté Thomas. « Nous avons du chemin à faire, mais nous sommes prêts à relever le défi. »

Forger de solides alliances pour promouvoir le changement

Le SEFPO a participé à de nombreuses campagnes cette année. Celles-ci ont inclus le mouvement des Indignés (mouvement d'occupation) et la création d'un partenariat avec la Fondation des services publics du Canada pour répondre à la Commission Drummond. Le SEFPO a également établi des partenariats avec des groupes des Premières Nations, des  organismes sociaux et des groupes d'agriculteurs. Ces partenariats avec des groupes communautaires, des groupes visés par l'équité et diverses associations ont permis au SEFPO de devenir la voix du changement social..

 « Notre syndicat transforme la façon dont les syndicats sont vus dans cette province. Nous sommes devenus un chef de file du mouvement ouvrier provincial, grâce à nos partenariats et à notre travail au sein de groupes communautaires, de groupes visés par l'équité et d'autres associations, telles que le mouvement des Indignés et l'Ontario Harness Horsemen's Association », a encore dit Thomas.

Thomas a apporté son ferme soutien à l'augmentation temporaire des cotisations. Une telle augmentation permettrait au syndicat d'avoir les ressources nécessaires pour mettre en œuvre un plan d'action solide et assurer la force de l'activisme, la solidarité, l'unité et l'expertise au sein de l'organisation.

Création d'un plan

La deuxième journée du congrès, les délégués parleront d'un plan d'action pour mettre l'accent sur l'égalité des revenus et la façon de l'assurer, la vitalité humaine et le pouvoir d'achat après la retraite, des régimes de pension par capitalisation qui permettent de financer les retraites, et des emplois de qualité.

 Nous ne cherchons pas la bagarre, mais nous n'apprécions guère les coupures au niveau des services publics », a ajouté Thomas. « Nous remettrons en question chaque coupure, dans toute la province. Nous préférerions être assis bien tranquillement dans une salle de réunion à négocier des conventions collectives équitables et des services publics de qualité pour toute la population ontarienne », a affirmé Thomas. « Dalton McGuinty, si c'est la bagarre que vous cherchez, préparez-vous. Nous ne lâcherons pas. »

Toronto accueille le SEFPO

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Marie Clarke Walker, vice-présidente exécutive du Congrès du travail du Canada, nous a accueillis au congrès cette année. Elle a fait remarquer que le mouvement ouvrier vivait des moments difficiles et a condamné les attaques massives du gouvernement Harper en nous recommandant vivement d'appuyer le NPD.

Denise Wiese, de Tourism Toronto, était là, pour la deuxième année consécutive. Tourism Toronto est un organisme à but non lucratif.

Wiese a dit que le congrès du SEFPO apporte plus d'un million de dollars en achats de nourriture et boissons à Toronto, et l'achat de 4 000 nuitées à l'hôtel. Elle nous a fait écouter une vidéo humoristique avec Jann Arden et Rick Mercer, qui a suivi leur aventure jusqu'au sommet de la Tour du CN. Au nom de Tourism Toronto, Wiese a présenté un chèque de 10 000 $ au Fonds pour la justice sociale du SEFPO et a également remis un bon-cadeau pour la « marche en bordure » (Edge Walk) de la Tour du CN pour la vente aux enchères silencieuse. Les revenus de la vente aux enchères silencieuse (salle 104D) seront versés dans le Fonds de solidarité.

Janet Davis, conseillère municipale à Toronto, a accueilli le SEFPO au nom de la Ville de Toronto. « Votre syndicat fait une différence », a-t-elle affirmé. « Nous avons vu plus d'activisme cette année que jamais auparavant. Ça nous a redonné espoir. Les habitants de Toronto veulent et apprécient les services publics et ils sont prêts à payer plus d'impôts pour les recevoir. »

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L'augmentation temporaire des cotisations rejetée après de longues discussions

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Une motion pour une augmentation temporaire des cotisations de 0,125 pour cent a été rejetée jeudi après-midi, après près de deux heures de discussions et un vote debout. Si la motion avait été adoptée, la cotisation des membres aurait passé à 1,5 pour cent jusqu'au Congrès 2014.

Nous avions justifié cette motion par une augmentation des revenus d'exploitation pour contrecarrer les attaques venant des mesures d'austérité provinciales et autres menaces face auxquelles se trouvent notre syndicat, l'ensemble du mouvement ouvrier et l'égalité sociale.

Les délégués disent NON au vote électronique

Les délégués ont rejeté l'amendement aux Statuts qui aurait permis de conduire les élections des unités et des sections locales au moyen d'un système de vote électronique sécurisé. Les membres en faveur disaient qu'un tel système encouragerait les membres à participer et permettrait aux membres des sections locales polyvalentes et éloignées d'économiser du temps et de l'argent en déplacements. Les délégués qui s'y sont opposés ont parlé du risque que des pirates informatiques faussent les résultats et du manque d'activisme en personne.

Qui est là?

Délégués – 8977
Suppléants – 452
Observateurs – 169
Retraités – 6
MCE – 20
Comités – 39
Invités au nom de la solidarité – 18
Invités – 14
Total – 1615

Mise à jour du Congrès 1 – Le 19 avril 2012

Le SEFPO accorde la plus haute distinction à Broadbent

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John Edward « Ed » Broadbent est un ancien chef du Nouveau Parti Démocratique fédéral (NPD), un politicien reconnu pour sa franchise et son charisme. Sa vie au service du public a mis l'accent sur les réformes fiscales, le lien entre le développement économique et les droits de la personne, l'égalité des femmes, l'établissement de collectivités plus fortes, l'éthique au gouvernement et l'organisation industrielle.

Le penchant socialiste de Broadbent n'a pas été cultivé en très bas âge. Il est né en 1936 de parents conservateurs dans la ville très syndicaliste d'Oshawa. Ses parents ne parlaient pas de politique. Broadbent était un étudiant brillant au secondaire, qui s'intéressait à l'actualité, mais ce n'est qu'à l'université qu'il s'est déclaré socialiste démocrate. Il a étudié la philosophie au Collège Trinity de l'Université de Toronto et a reçu son diplôme en 1959; il était premier de sa classe. Il a poursuivi ses études à l'Université de Toronto pour obtenir un doctorat en sciences politiques. Broadbent est également sous-lieutenant dans le cadre du Programme universitaire d'entraînement aérien de l'Aviation royale canadienne.

Broadbent était professeur d'université quand il a été élu député dans la circonscription d'Oshawa-Whitby en 1968. En 1975, il était devenu chef du NPD fédéral, tout de suite après David Lewis. Il est demeuré chef du parti pendant 15 ans, puis il a quitté la scène politique en 1989.

Broadbent a mené son parti au travers de débats constitutionnels litigieux (c.-à-d., le rapatriement de la Constitution, le libre-échange, l'Accord du Lac Meech) et a fait front à la révolte des provinces de l'ouest avant de s'accaparer 43 sièges pour son parti, en 1988; on avait encore jamais vu ça! Ce record est resté incontesté jusqu'aux élections fédérales de 2011, lorsque que Jack Layton, alors chef du parti, remportait 103 sièges.

Bien qu'il ait quitté la politique en 1989, Broadbent n'a jamais perdu sa passion pour les droits démocratiques et l'égalité. Il est l'auteur et/ou le co-auteur de plus de 10 livres et est un des anciens directeurs du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique.

En 1993, Broadbent a été nommé Officier de l'Ordre du Canada, la deuxième plus haute distinction du mérite décernée au Canada. Il a été élevé au rang de Compagnon de l'Ordre en 2001.

Broadbent a repris la politique en 2004 et a remporté un siège dans la circonscription d'Ottawa Centre, citant « les disparités croissantes au Canada ». Il a démissionné en 2006 pour prendre soin de sa femme Lucille, en phase terminale de sa maladie.

En 2008, Broadbent s'est joint au premier ministre Jean Chrétien pour lui apporter son aide dans le cadre de la négociation d'un accord de coalition officiel entre les libéraux et le Nouveau Parti démocratique, qui jouissait alors de l'appui du Bloc québécois. La coalition avait été formée pour remplacer le gouvernement conservateur du premier ministre Stephen Harper. Si la coalition avait porté fruits, elle aurait été la première au Canada depuis la Première Guerre mondiale.

En 2011, Broadbent annonçait la création d'un nouvel institut pour examiner les politiques et notions sociales-démocrates. L'Institut Broadbent s'adresse aux universitaires à l'idéalisme social-démocrate et fournit l'éducation et la formation des activistes, tout en étant indépendant de tout parti politique.

Broadbent est le beau-père de Paul et le père adoptif de Christine. Il apprécie la compagnie de ses quatre merveilleux petits-enfants, le cinéma, la lecture et la musique, allant de Billie Holiday à Maria Kallas. Il n'aime pas particulièrement le rock'n'roll. Le Prix Stanley Knowles est décerné aux individus qui, de par leur engagement envers la justice sociale, incarnent au mieux l'esprit, le dévouement et les idéaux du regretté Stanley Knowles, éminent parlementaire social-démocrate.

Prix des droits de la personne — Individu

Greg Snider

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Greg Snider, section locale 714, est depuis longtemps défenseur des droits de la personne, et plus particulièrement des personnes qui vivent avec des invalidités. Pendant ses 29 ans au service de la Fonction publique de l'Ontario (FPO), Snider a occupé de nombreux postes, dont celui de président de sa section locale, membre fondateur et président du Caucus des personnes handicapées, président du Caucus des droits de la personne et membre du Comité des personnes handicapées de la Fédération du travail de l'Ontario (FTO). Il est également un leader actif dans sa collectivité, servant notamment à titre de président du Conseil du travail de Thunder Bay, membre du conseil de son église et membre du conseil exécutif d'une circonscription du NPD. Il est membre actif du Groupe de soutien du Conseil des travailleurs accidentés de Thunder Bay et s'intéresse vivement aux problèmes des travailleurs accidentés.

Bien qu'il soit maintenant semi-retraité, Snider s'intéresse encore de près à une vaste gamme de questions concernant les droits des personnes handicapées et autres, au SEFPO et ailleurs.

Ce sont ses contributions exceptionnelles qui lui ont mérité le Prix des droits de la personne décerné à un individu.

Prix de membre honoraire à vie

Paddy Musson

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Paddy Musson, de la section locale 110, a apporté des contributions importantes à l'activisme syndical aux niveaux local, provincial et national. Éducatrice de métier, Paddy Musson s'est toujours engagée à une éducation de qualité. Elle se fait défenseure des droits des femmes et des personnes en marge de la société. Paddy Musson a déjà reçu le Prix du pain et des roses du SEFPO.

Le travail infatigable de Paddy a donné lieu à de nombreuses améliorations dans les collèges et au sein du secteur de l'éducation. Elle a encadré de nombreux activistes, partageant sa sagesse et ses conseils.

Linda Mugford

Linda Mugford a été trésorière de sa section locale 310 pendant de nombreuses années. Linda Mugford est une des membres fondatrices du Cercle des Autochtones du SEFPO et, depuis sa retraite, elle a accepté de demeurer « amie du cercle ». Linda demeure active dans sa communauté des Premières nations.

Don Jordan

Don Jordan, de la section locale 102, a travaillé à la Fonction publique de l'Ontario pendant 33 ans; il a pris sa retraite en 2011. Il travaillait au Centre régional Oxford et au ministère du Travail, London Nord.

Jordan a été premier vice-président, trésorier et secrétaire de sa section locale. Don a accompli plusieurs mandats à titre de fiduciaire à la Fiducie de pension du SEFPO.

Jordan était présent à l'appel chaque fois que les membres devaient faire pression auprès d'un député. À chaque tournée, les autobus de London ou Windsor s'arrêtaient à Woodstock pour ramasser Jordan. Il a assisté aux Journées d'action de la FPO et a été en grève deux fois avec le SEFPO, montrant toujours une présence solide sur les piquets.

Bourreau du travail dans la région et participant actif, Jordan a également su laisser la tête du cortège à d'autres personnes.

Prix Tim Brown

Pauline Saulnier

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Pauline Saulnier est une Métis passionnée et fière de ses origines métis de chaque côté de son arbre généalogique. Pauline Saulnier est la mère de trois enfants merveilleux : Benjamin, Ashley et Justin. Elle est aussi la mémé de deux petits-enfants adorables : Kaiden Pilon et Jolene Saulnier.

Pauline Saulnier travaille au gouvernement de l'Ontario depuis 1987. Elle est actuellement agente chargée de cas bilingue pour le Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées, à Orillia. Pauline s'est jointe à la Nation des Métis de l'Ontario en 1996 et a immédiatement commencé à faire du bénévolat au sein du comité de direction de l'organisme des Services aux enfants et familles métis. En 1998, Pauline s'est portée candidate au poste de secrétaire du Conseil des Métis de la Baie géorgienne et en a été la présidente de 2000 à 2003. Sous sa présidence, le Conseil des Métis de la Baie géorgienne a réussi à obtenir des fonds pour ouvrir la « Boutique métis » (Métis Shoppe), fêter la Journée nationale des Autochtones, créer un manuel du conseil, faire des levées de fonds, conduire des réunions du conseil et organiser des activités de sensibilisation culturelle, telles que des chars allégoriques, des bals, etc.

En 2007, Pauline Saulnier s'est jointe au Cercle des Autochtones du SEFPO, alors dirigé par Tim Brown, et en est devenue la vice-présidente en 2008. Suite au décès de Tim Brown, Pauline Saulnier a été élue à la présidence du Cercle.

En 2010, Pauline a reçu le Prix Suzanne Rochon Bennett de bénévole de l'année. Le prix reconnaît les personnes qui contribuent à l'année longue et depuis plusieurs années à titre de bénévoles au sein de la Nation des Métis de l'Ontario.

Prix Leah Casselman – Individu

Jennifer Smith

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Jennifer Smith, présidente de la section locale 334, a fait preuve de courage, solidarité et persévérance collective avec ses membres pendant leur grève de huit semaines à la Société d'aide à l'enfance de Kawartha-Haliburton.

Elle a su engager ses membres et les médias pour affronter la tyrannie d'un directeur général méchant, déterminé à briser le syndicat.

Prix Leah Casselman – Section locale

Section locale 666

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La section locale 666 représente les travailleurs du Centre de l'enfant et de la famille. Ces membres servent des centaines d'enfants dans les régions de Sudbury, Manitoulin et Chapleau qui souffrent de troubles mentaux et de problèmes de comportement. Ces professionnels qualifiés fournissent un service sans frais en forte demande, indispensable pour de nombreuses personnes et essentiel pour des fournisseurs de services comme la Société d'aide à l'enfance et le système de justice pour la jeunesse.

Ça fait des années que le secteur de la santé mentale des enfants n'a vu quasiment aucune augmentation de son financement. En dépit de fonds insuffisants, les membres de la section locale 666 déploient des efforts exceptionnels pour répondre aux besoins de leurs clients, et ils n'hésitent souvent pas à leur accorder la priorité.

En plus du manque de fonds, les membres de la section locale 666 ont dû faire face à un employeur impitoyable, déterminé à tirer le maximum des membres tout en restant sur la liste des employés gagnant plus de 100 000 $. Avec un vote de grève initial de 96 pour cent, ces activistes ont porté leur lutte dans les rues.

Malgré des températures glaciales, ils n'ont pas cessé de se battre, tout en nouant entre eux des liens d'amitié durables. Alors considérés comme de simples « bons collègues », les membres de la section locale 666 sont devenus de véritables « frères et sœurs » au sein du syndicat.

Après des semaines sur le piquet de grève, les membres de la section locale 666 ont ratifié un contrat qui s'opposait aux concessions de l'employeur, illustrant solidarité et puissance syndicales.

Cela fait dix-neuf ans que le Comité de rédaction de enSolidarité produit les mises à jour quotidiennes du congrès. Nous fournirons un dossier des activités et événements du congrès.

Qui nous sommes :

Laurie Sabourin, section locale 368
Karrie Ouchas, section locale 340
Lisa Bicum, section locale 125
Nancy Hart-Day, section locale 234
Virginia Ridley, section locale 116

Les membres de droit sont :

James Tocker, personne ressource au Conseil exécutif
Don Ford, Division des communications du SEFPO