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Histoire du SEFPO - deuxième partie : 1980 - 1990

Histoire du SEFPO - deuxième partie : 1980 - 1990

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Les années 1980

1980

  • Le président du SEFPO, Sean O’Flynn, est condamné à 35 jours de prison pour son rôle dans la grève illégale des agents de correction. Il purge les deux tiers de sa peine, le minimum requis, au centre de détention Metro West.
  • Lors du congrès, les représentants du personnel de soutien des collèges communautaires réclament l’établissement d’un fonds de grève et d’une politique de grève valable.
  • Une résolution du congrès confère au Comité provincial sur les conditions de la femme un rôle officiel au sein du syndicat. Ce comité, composé de représentantes élues de chaque région, est habilité à proposer des résolutions et des amendements aux statuts et règlements du syndicat lors de ses congrès. Son mandat est de promouvoir le rôle des femmes dans le syndicat, dans le milieu de travail et dans la société tout entière. 1981  • Le SEFPO établit un fonds de grève de 6 millions dont l’actif principal est son siège social, alors sis au 1901, rue Yonge, à Toronto.

1981

  • Le SEFPO établit un fonds de grève de 6 millions dont l’actif principal est son siège social, alors sis au 1901, rue Yonge, à Toronto. (à droite)
  •  Le Centennial College de Scarborough procède à la mise en impartition des services d’entretien et licencie 47 employés. Sean O’Flynn, deux des travailleurs, le secrétaire-trésorier de la Ontario Federation of Labour (OFL), Terry Meagher et le président du Metro Toronto Labour Council, Wally Majesky, occupent le bureau du président du collège. Après huit jours d’occupation, le collège revient sur sa décision.

1982

  • Le SEFPO obtient le congé parental payé pour les employés de la fonction publique de l’Ontario.
  • Encouragé par plusieurs décisions arbitrales favorables, le SEFPO s’attaque aux questions de sécurité liées à l’utilisation des TEV (terminaux à écran de visualisation) et effectue une tournée syndicale pour rallier les employés de bureau autour de ce thème. La campagne marque la première percée du syndicat dans la négociation de changements technologiques avec le gouvernement provincial.
  • Le plan du gouvernement de fermer, sur cinq ans, six petits centres pour handicapés mentaux provoque une vigoureuse campagne de contestation. Le syndicat souligne avec force la nécessité de mesures communautaires de rechange avant de procéder aux fermetures. • Les gouvernements fédéral et provincial instaurent de nouveau le contrôle des salaires dans le secteur public et suspendent les droits de négociation limités des fonctionnaires. La Inflation Restraint Act fixe un plafond de 5 % à la hausse des salaires. Le SEFPO organise un rassemblement massif au cours duquel Bill Davis, premier ministre de la province, est brûlé en effigie.
  • La Cour suprême de l’Ontario statue que les parties de la loi Inflation Restraint Act suspendant le droit de négociation « ne font pas qu’empiéter sur la liberté des travailleurs, elles la vident de tout sens. » (traduction libre) Pour célébrer cette victoire, le SEFPO loue Roy Thomson Hall, une salle de concert de 1 500 places. Le chef du NPD, Bob Rae, se produit au piano.
  • Le SEFPO publie Madness de John Marshall. Il s’agit de la deuxième fois que le syndicat s’attaque à la manière dont le système provincial prend en charge les patients psychiatriques. Le livre, une mise en accusation sévère du système, est l’aboutissement d’une commission d’enquête, commanditée par le syndicat, qui a tenu des audiences dans diverses communautés de la province.

1984

  • Les tribunaux maintiennent une sentence arbitrale innocentant un forestier de la région de Nipigon, Donald MacAlpine, qui a dénoncé les agissements de ses supérieurs. La question soulevée par cette affaire va devenir un des thèmes de lutte du SEFPO. Depuis lors, le syndicat mène une campagne énergique pour le droit des fonctionnaires à dénoncer les agissements répréhensibles.Le 16 octobre, les enseignants des collèges communautaires se mettent en grève sur la question de la qualité de l’enseignement. Début novembre, une injonction du gouvernement les force à retourner au travail. Un arbitre est assigné pour trancher la question des salaires et le professeur Michael Skolnick est chargé d’enquêter sur les normes d’enseignement dans les collèges. Moins d’un an plus tard, les enseignants vont obtenir un règlement qui les compensera des pertes salariales subies durant la grève; en outre, le rapport du professeur Skolnick confirmera de façon éclatante le bien-fondé de leurs inquiétudes sur la qualité de l’enseignement.
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    Le siège social du syndicat, alors situé au 1901, rue Yonge, à Toronto.

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    1982 – Grève des membres du SEFPO du Ontario College of Arts

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    Manifestation devant le bureau de circonscription de Mike Harris, à North Bay, qui était ministre dans le gouvernement de Bill Davis.

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    Les membres de la Conférence des femmes discutent de la manière d’utiliser la négociation collective et le processus politique pour promouvoir les droits des femmes.

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    James Clancy, président
    1985 – 1990

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1986 – Défilé de la Fête du Travail à Toronto

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1988 Lock Out CML

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« Pas de farces! »  Steve Winters, prof. de maths au Collège St. Laurent et gréviste

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1989 – Grévistes des CAAT devant Queen’s Park

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9 février 1989 – Les agents de correction de la prison de Stratford font la grève pour protester contre le manque de personnel et le surpeuplement

1985

  • James Clancy est élu président du syndicat. Il l’emporte par une majorité de six voix contre la vice-présidente sortante, Evelyn Sammons. James clancy succède à Sean O’Flynn qui passe à l’OFL.
  •  La première campagne « Making It Public » porte les revendications du SEFPO sur le terrain de l’élection provinciale.
  • L’élection d’un gouvernement libéral minoritaire appuyé par le NPD met fin aux 40 ans de règne du Parti conservateur en Ontario.
  • La National Citizens’ Coalition, un groupe de pression de droite, appuie la poursuite de un million de dollars intentée contre le SEFPO par Mervin Lavigne, de la Haileybury School of Mines. Mervin Lavigne, qui n’a pas apprécié la grève du personnel enseignant, affirme que le syndicat l’a obligé à soutenir des causes auxquelles il était opposé en se servant des cotisations pour appuyer des mouvements sociaux et politiques. En 1991, la Cour suprême du Canada déboute Mervin Lavigne de sa plainte et lui ordonne de payer les dépens au syndicat.
  • Le SEFPO entreprend une étude sur le stress dans les établissements de soins de santé et, en s’appuyant sur des données bien établies, accomplit une avancée décisive en matière de négociation pour les fournisseurs de soins de santé en milieu institutionnel.

1986

  • Création d’un comité des relations interraciales et des droits des minorités. Ce comité est chargé de conseiller le président et le conseil syndical sur l’élaboration de politiques visant à promouvoir les droits de la personne. Les membres du comité, qui reflètent la diversité culturelle, viennent de toutes les régions de la province et de tous les secteurs du syndicat.

1987

  • Les élections ontariennes se traduisent par l’arrivée d’un gouvernement libéral majoritaire. David Peterson devient premier ministre de la province.

1988

  • Le syndicat obtient le droit de négocier avec les dirigeants locaux de la fonction publique sur les questions de santé et de sécurité pour parvenir à des solutions adaptées aux situations locales.
  • Sur décision du congrès, le syndicat est dorénavant tenu de s’assurer que les membres des groupes désignés aux fins de l’équité seront représentés lors des séances de formation syndicale; le syndicat est également tenu de prendre des mesures d’adaptation pour ses membres handicapés.
  • Le SEFPO crée un prix humanitaire qui sera décerné tous les ans lors du congrès. Le premier récipiendaire en est Stanley Knowles de Winnipeg, député de longue date du CCF-NPD, qui a défendu avec force les droits des travailleurs. Le prix est nommé en son honneur.

1989

  • Une fois de plus, les agents de correction lancent une campagne de sensibilisation à l’échelle de la province pour protester contre les conditions dans les prisons. Ils réclament une meilleure reconnaissance de leur professionnalisme, ainsi que des dangers auxquels ils sont exposés dans l’exercice de leurs fonctions.
  • Une ambulance aérienne s’écrase à Chapleau et une autre à Pelee Island, faisant sept morts au total, dont quatre ambulanciers paramédicaux du SEFPO. Le syndicat avait demandé l’ouverture d’une enquête sur le système d’ambulances aériennes et ces événements viennent précipiter les choses.
  • Le Prix humanitaire Stanley Knowles est décerné au collecteur de caoutchouc brésilien Chico Mendes, assassiné pour avoir été un ardent défenseur de l’environnement et des droits des travailleurs.
  • Le SEFPO lance une campagne pour la réforme des retraites, visant le contrôle conjoint des fonds de pensions.

Les années 1990

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1991 – Le lieutenant-gouverneur Lincoln Alexander
en compagnie de la nouvelle présidente du
Conseil de gestion de l’Ontario, Frances Lankin.
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Fred Upshaw, président 1990 – 1995

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Le président du SEFPO, Fred Upshaw, et le secrétaire-trésorier du NUPGE, Larry Brown, célèbrent la victoire historique dans l’affaire Lavigne.
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Tous les présidents des sections locales de la FPO tiennent une rencontre en 1991 afin d’exercer des pressions pour une nouvelle convention collective.

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En collaboration avec le Secrétariat des affaires autochtones de l’Ontario, le SEFPO tient une série de colloques sur des questions touchant les Autochtones. Ces colloques de fin de semaine, qui ont lieu dans des réserves et des Native Friendship Centres (centres d’amitié autochtones) de toute la province, sont animés par des Autochtones. Ils permettent aux membres, au personnel syndical et aux délégués syndicaux de prendre conscience des problèmes auxquels sont confrontés les membres des Premières nations en quête d’équité.

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Cérémonie d’inauguration du nouveau siège social au 100, chemin Lesmill.

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Leah Casselman, présidente élue en 1995, la première femme à assumer ce rôle au SEFPO.

Durant la décennie, le syndicat s’adapte au progrès technologique en changeant son mode de communication avec ses membres. La publication principale du syndicat, Nouvelles du SEFPO, adressée par la poste à tous les membres, perd de son importance en faveur de la publication « Action Fax », plus instantanée, qui est envoyée par télécopie sur les lieux de travail et aux membres du syndicat. Le SEFPO lance aussi des publications plus spécialisées pour les membres de groupes particuliers. Vers la fin de la décennie, l’utilisation du courriel connaît une expansion considérable, de même que le site Web du SEFPO.

1990

  • Le SEFPO joue un rôle important dans l’élection provinciale en manifestant son opposition au gouvernement libéral dirigé par David Peterson. Le NPD est élu et Bob Rae devient premier ministre de l’Ontario. L’ancienne agente de négociation du SEFPO, Frances Lankin, occupera plusieurs postes clés au sein du cabinet du NPD.
  • Fred Upshaw succède à James Clancy, qui devient président du NUPGE. C’est le premier Noir à diriger un grand syndicat. Il sera réélu à deux reprises.
  • Le chef d’État sud-africain Nelson Mandela reçoit le Prix humanitaire Stanley Knowles pour sa lutte courageuse contre l’Apartheid.

1991

  • Le SEFPO négocie une importante entente sur la parité salariale pour les employés de la fonction publique de l’Ontario.
  • La Cour suprême rend finalement sa décision sur l’affaire Lavigne, consécrant la ferme prise de position du SEFPO en tant que syndicat social, impliqué dans des questions bien plus larges que les simples négociations pour ses membres.
  • Le SEFPO adopte une politique d’équité en matière d’emploi et devient l’un des premiers syndicats à engager un agent des droits de la personne.
  • Environ 80 permanents syndicaux et membres du SEFPO participent au défilé Caribana de Toronto, costumés en papillons, et le syndicat commandite un orchestre pour ce festival.
  • Le Prix humanitaire annuel est présenté à Nelson Mandela, chef du Congrès national africain qui, après une longue détention, deviendra le premier président de l’Afrique du Sud post-apartheid.

1992

  • Le SEFPO négocie la création d’un régime de retraite en fiducie qui donne à ses membres, pour la première fois, le contrôle de leur régime de retraite. Le nouveau régime est administré conjointement par le SEFPO et le gouvernement, et les membres du syndicat participent aux décisions sur la manière dont les excédents sont utilisés et dont les fonds sont investis. C’est l’aboutissement de quelque 80 années d’efforts.
  • Le congrès établit un Comité provincial des droits de la personne sur le modèle du Comité provincial sur les conditions de la femme. Comme ce dernier, il est habilité à proposer des résolutions et des amendements aux statuts du syndicat. Il a pour mandat de promouvoir un large éventail de droits humains à tous les niveaux du syndicat.
  • Judy Rebick accepte le Prix humanitaire au nom du Comité canadien d’action sur le statut de la femme.
  • Le SEFPO tient son premier Editors’ Weekend (rencontre des éditeurs qui a lieu en fin de semaine), une conférence de trois jours qui a pour but d’encourager la communication entre les sections locales et qui comporte notamment des ateliers sur l’acquisition de compétences et un banquet de remise de prix. Cette rencontre deviendra un événement annuel.
  • Le SEFPO emménage dans son nouveau siège social, situé au 100 Lesmill Road. L’édifice, qui a été bâti pour le syndicat, remporte la Médaille du Gouverneur général en architecture.
  • La première conférence destinée aux membres du secteur para-public (SPP) accueille 200 délégués. C’est une reconnaissance du fait que ce secteur du syndicat connaît une croissance considérable et qu’il a ses propres problèmes.

1993

  • Le NPD adopte des modifications à la Loi sur la négociation collective des employés de la Couronne (LNCEC), modifications qui donnent le droit de grève aux employés de la FPO. Le NPD adopte également une loi pour protéger les dénonciateurs, mais cette loi ne sera pas promulguée. Des modifications à la Loi sur la fonction publique étendent les droits politiques des fonctionnaires de façon considérable. Le NPD n’apporte pas de modifications à la Loi sur la négociation collective dans les collèges pour donner au personnel enseignant et au personnel de soutien à temps partiel le droit à la syndicalisation.
  • Élection du premier comité provincial des droits de la personne, à l’image du comité provincial sur les conditions de la femme.
  • Pour répondre aux pressions croissantes l’incitant à réduire son déficit, le gouvernement NPD établit le Contrat social qui oblige les fonctionnaires à prendre des « congés » annuels sans solde, surnommés « Rae Days » (« jours Rae », du nom du premier ministre, Bob Rae). Ce mépris des conventions collectives crée des divisions profondes. Les membres du syndicat ne s’attendaient pas à une telle attaque de la part d’un gouvernement NPD.
  • Après une longue lutte, incluant des manifestations à l’heure de midi devant de nombreux hôpitaux de la province, le SEFPO et d’autres syndicats d’hôpitaux obtiennent la pleine participation de leurs membres à leur régime de retraite. Le HOOPP (Hospitals of Ontario Pension Plan – régime de retraite des hôpitaux de l’Ontario) devient un régime de retraite en fiducie conjointe et le SEFPO dispose d’un siège parmi les fiduciaires.
  • Rigoberta Menchú, leader de la lutte pour les droits de la population autochtone du Guatemala, reçoit le Prix Stanley Knowles

1994

  • Le SEFPO lance le magazine « In Solidarity » qui s’adresse aux délégués et autres chefs syndicaux. Né de l’initiative « Building Powerful Locals », ce magazine est rédigé, publié et administré par les sections locales, et le comité de rédaction est élu, lors de la rencontre annuelle des éditeurs (Editors’ Weekend), parmi les rédacteurs en chef des sections locales.
  • Le Prix Stanley Knowles est décerné à César Chávez, organisateur de longue date des ouvriers agricoles de la Californie.
  • Après 10 ans de lutte, le régime de retraite des CAAT voit le jour. Il couvre 15 000 membres au sein des collèges communautaires.

1995

  • Confronté à l’annonce de la fermeture imminente du Thistletown Regional Centre, un centre pour enfants et adolescents présentant des troubles émotionnels et comportementaux, le SEFPO  lance une campagne communautaire avec le soutien des familles. Trois mois plus tard, la décision est révoquée. Thistletown demeurera ouvert.
  • Leah Casselman est élue présidente du SEFPO. Elle l’emporte sur trois autres candidats, dont Fred Upshaw. C’est la première femme à occuper ce poste.
  • L’élection du parti conservateur dirigé par Mike Harris marque l’avènement de la « Révolution du bon sens » qui s’accompagne de coupures massives dans les services publics et force le SEFPO à répondre au coup par coup à un tir nourri d’attaques. Les conservateurs accélèrent le processus législatif à tel point qu’il est impossible de réagir à toutes leurs initiatives.
  • Avec le projet de loi 7, leur nouveau code du travail, les conservateurs révoquent les droits du successeur des membres de la FPO.
  • Le Prix humanitaire est décerné à Bromley Armstrong, activiste ontarien de race noire.
  • La Fédération du travail de l’Ontario lance une série de journées d’action communautaire, avec piquetage de nombreux syndicats sur les lieux de travail, grandes manifestations de protestation et rassemblements. À ces journées, qui ont pour but d’exprimer l’opposition massive des citoyens aux politiques brutales du gouvernement Harris, participent la collectivité et les églises aux côtés des syndicats. La première journée a lieu à London, le 11 décembre, par un temps glacial.

1996

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Leah Casselman s’adresse aux membres de la section locale 340 avant le vote de grève.

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Vote de grève au Palais des congrès du
Toronto métropolitain

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Premier jour de grève le 26 février 1996

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Ministère des Transports de l’Ontario – cour de New Liskeard

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Le régime de retraite en fiducie, conjointement géré par le gouvernement et le SEFPO, a été l’aboutissement d’une quinzaine d’années d’efforts de la part du syndicat. En 2006, le SEFPO célèbre le 10e anniversaire de sa création. Ce régime de retraite couvre plus de 6 500 fonctionnaires et représente 27 millions de dollars en primes annualisées.

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Mars 1996 – Défilé de la Journée internationale de la femme

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Octobre 1996 – Journée d’action à Toronto. Plus de 15 000 membres du SEFPO y participent.

  • En 1996, les employés de la FPO débrayent pour la première fois le 26 février. Soixante mille personnes participent aux piquets de grève. Avec l’accord de principe signé le 29 mars, les membres du SEFPO retournent au travail le 1er avril.
  • Au mois de février, les employés de la FPO se mettent en grève pour la première fois. Le débrayage de 55 000 membres pendant cinq semaines permet de faire inclure, dans la convention collective entre le SEFPO et le gouvernement ontarien, une disposition selon laquelle le gouvernement doit faire des « efforts raisonnables », en cas de transfert de services publics, pour minimiser les conséquences de la perte des droits du successeur. Lors des années qui suivront, le SEFPO fera jouer cette disposition au maximum pour maintenir des milliers d’emplois et pour s’assurer que le travail en impartition est bien rémunéré. Il s’agit sans doute de la première grande grève où les téléphones cellulaires jouent un rôle déterminant en permettant la liaison entre 2 000 piquets de grève et en fournissant au personnel syndical le moyen d’évaluer ce qui se passe dans l’ensemble de la province, heure par heure. Le syndicat publie un bulletin quotidien de grève, Picket Lines.
  • Lancement du site Web du SEFPO pour faciliter la mobilisation et les communications durant la grève.
  • Le Prix humanitaire Stanley Knowles est remis à Craig Kielburger, un jeune garçon qui se bat pour les droits des enfants du monde.
  • En septembre, le personnel du SEFPO se met en grève pour la deuxième fois. La grève durera trois semaines et demie.

1997

  • Une série de décisions d’arbitrage portant sur l’interprétation de l’expression « efforts raisonnables » contrarie les projets de privatisation des Conservateurs.
  • Suite à une décision prise lors du congrès du SEFPO de l’année précédente, les régions élisent un Conseil exécutif restreint avec trois membres pour chacune des sept régions, au lieu de quatre. Cette décision est due en partie aux difficultés financières du syndicat à la suite de la grève massive de la FPO.
  • Le syndicat encourage une participation importante et visible de ses membres au sein du Gay Pride parade (défilé annuel de la fierté lesbienne et gaie) de Toronto.
  • Le Prix humanitaire est décerné à titre posthume à l’activiste Nigérian Ken Saro-Wiwa, exécuté pour s’être battu pour la survie du peuple Ogoni.

1998

  • Une grève de neuf semaines au Earlscourt Child and Family Centre (un centre de santé mentale pour enfants, axé sur la famille) de Toronto permet à ce centre de préserver des soins de qualité et d’attirer de nouveaux employés. Avec l’expansion du secteur para-public (SPP), le recours aux piquets de grève s’accroît, le syndicat s’efforçant de négocier des conventions collectives acceptables auprès d’organismes communautaires sous-financés.
  • Le SEFPO appuie une recommandation du coroner en chef concernant l’ouverture d’une enquête sur la charge de travail du personnel des Sociétés d’aide à l’enfance. Cela fait des années que les membres de ces Sociétés réclament une telle enquête.
  • Le chef syndical indonésien Muchtar Pakpahan reçoit le Prix humanitaire Stanley Knowles du SEFPO de Jean-Claude Parrot du Congrès du Travail du Canada lors d’une conférence de l’Organisation internationale du Travail (OIT) juin dernier à Genève, Suisse. Pakpahan a été libéré seulement quelques jours plus tôt après avoir passé presque deux ans dans une prison indonésienne. Le SEFPO remet le prix tous les ans aux personnes qui ont lutté pour les droits de la personne.
  • Le site Web du SEFPO devient un outil essentiel pour maintenir le contact entre le syndicat et ses membres.
  • Le Centre de santé mentale de la rue Queen, l’Institut psychiatrique Clarke, l’Institut Donwood et la Fondation de la recherche sur la toxicomanie sont fusionnés pour former le Centre de toxicomanie et de santé mentale. Le SEFPO, qui représente déjà le personnel de tous ces organismes sauf l’Institut Clarke, remporte le vote et devient le syndicat de tout le personnel du nouveau centre, à l’exception du personnel infirmier. La section locale 500 devient la plus importante du SEFPO.
  • La campagne « Whatever It Takes » permet d’obtenir des modifications au projet de loi conservateur 136 sur les fusions de municipalités et d’hôpitaux. Ce projet prévoyait la suppression du recours à la grève ou à l’arbitrage pour la négociation d’une première convention collective suivant une restructuration, mais cette partie sera retirée avant que la loi ne soit votée. Au cours des six années qui suivront, le SEFPO et d’autres syndicats des secteurs hospitalier et ambulancier participeront à de nombreux scrutins de ballottage, en raison de la majorité requise par le projet de loi 136.

1999

  • Le personnel de la Société ontarienne d’évaluation foncière, créée à la suite d’un transfert de responsabilités du ministère des Finances aux municipalités, vote pour garder le SEFPO comme syndicat. Par la suite, l’organisme deviendra le Municipal Property Assessment Corp., dont le conseil d’administration sera nommé par les municipalités.
  • Après le vote requis, une grève de la FPO est déclenchée, à l’issue de laquelle les fonctionnaires obtiennent la retraite anticipée pour les victimes des « dégraissages », une procédure de règlement des griefs plus rapide, une majoration de 50 % de l’indemnité de congés payés pour les présidents des sections locales et la première augmentation salariale en six ans.
  • Les 2 100 membres de l’Association of Allied Health Professionals: Ontario adhèrent au SEFPO, qui devient ainsi le plus grand syndicat ontarien dans le secteur de la santé. C’est la première fois qu’un syndicat fusionne avec le SEFPO.
  • Le SEFPO lance le Réseau pour de meilleurs contrats, qui a pour but de répondre, par le biais de la négociation, aux besoins diversifiés de ses membres, en fonction de leur milieu de travail et de veiller à l’application des conventions collectives et au respect des politiques publiques. Cette initiative inclut une réorganisation du personnel syndical en fonction de lignes sectorielles pour mieux refléter la diversité croissante de ses membres.
  • Le SEFPO dépense un million de dollars lors de l’élection provinciale dans le but de faire échec aux Conservateurs en incitant les électeurs à voter de façon « stratégique ». Les Conservateurs sont réélus, mais les candidats appuyés par le SEFPO l’emportent dans 16 des 24 circonscriptions-cibles.
  • Les conservateurs commencent à parler de la construction d’une super prison privée à Penetanguishene et le SEFPO organise la lutte contre la privatisation au sein de la collectivité, à l’intérieur du ministère des Services correctionnels et en organisant toutes sortes d‘événements publics.
  • Le SEFPO négocie une première convention collective pour les membres de la section locale 274 du Centre d’accès aux soins communautaires de Hamilton. Nouvellement créés, les CASC sont au centre d’une crise émergente dans le secteur des soins à domicile puisqu’ils sont tenus par le gouvernement de conclure des marchés avec les soumissionnaires les moins disant. Cela défavorise les organismes sans but lucratif, où les relations de travail sont correctes, par rapport aux sociétés à but lucratif qui rognent sur les salaires pour obtenir des contrats.
  • L’ombudsman provincial convient avec le SEFPO que les compressions budgétaires et la réduction des effectifs imposées par les Conservateurs ont conduit à l’épuisement des fonctionnaires qui se sentent stressés et impuissants face à des queues qui n’en finissent pas. En l’espace de quatre ans, les Conservateurs ont supprimé 18 000 emplois dans la fonction publique.
  • Le personnel de la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario se met en grève dans le but d’obtenir une première convention collective.
  • Le personnel de sécurité de la Metro Toronto Housing Authority (agence métropolitaine de Toronto, chargée du logement) fait une grève d’une semaine. Son site Web local joue un grand rôle dans la mobilisation et le groupe reçoit un important soutien de la part des locataires de logements sociaux. Les employés réalisent des gains décisifs en termes de conditions de travail et de qualité de vie.

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Grévistes de la section locale 460, à Kingston

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Le leader syndical indonesien, Muchtar Pakpahan, reçoit le Prix humanitaire Stanley Knowles des mains de Jean-Claude Parrot du Congrès du travail du Canada, à la convention de l’Organisation internationale du travail.

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1998 Journée d’action des membres du SEFPO, à Kitchener

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Les employés du Musée des beaux-arts de l’Ontario s’élèvent contre le
système de salaires à deux paliers.

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Congrès du SEFPO 1999

Shirley Douglas accepte le Prix humanitaire Stanley Knowles au nom de son père, T.C. Douglas

Leah Casselman (à gauche) et le premier vice-président, Len Hupet