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Histoire du SEFPO - troisième partie : 2000 - 2008

Histoire du SEFPO - troisième partie : 2000 - 2008

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L’histoire du SEFPO en style télégraphique expose à grands traits les faits marquants du syndicat de 1911 à 2008, depuis sa création avec la Civil Service Association of Ontario (CSAO).

2000

  • En mai, le système d’approvisionnement en eau de Walkerton est contaminé par la bactérie E. coli, faisant sept morts et des milliers de malades. Au nombre des morts figure Betty Trushinski, membre du SEFPO et employée du service de diététique du South Grey Bruce Health Centre. La tragédie met en lumière les compressions budgétaires dans les services publics. Le ministère de l’Environnement avait supprimé plus de 900 emplois et éliminé 80 % des stations d’échantillonnage de l’eau. Le SEFPO demande (et obtient) que ses membres qui témoigneront à l’enquête préliminaire sur les circonstances de la contamination soient protégés.

  • À London, une grève contre le Community Living Program de l’Armée du Salut amène le syndicat à demander, et à obtenir, une injonction contre cet organisme pour intimidation et surveillance envers ses membres.

  • Le SEFPO porte des accusations à l’encontre du ministère des Ressources naturelles, en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité au travail, à propos d’une livraison, à Chalk River, de plutonium en provenance des États-Unis.

  • Le congrès annuel du SEFPO marque le 25e anniversaire du syndicat.

  • Le SEFPO obtient un règlement pour le compte de 1 100 ambulanciers paramédicaux travaillant pour 41 services ambulanciers répartis dans toute la province. Les ambulanciers avaient tenu un vote de grève pour faire avancer les négociations et s’étaient exposés à un délestage de leurs services aux municipalités en 2001.

  • Les professionnels de la santé de 42 hôpitaux de l’Ontario ratifient une convention de trois ans visant environ 5 000 membres. La convention prévoit la création d’un comité ayant pour tâche de faire mieux connaître le travail de ce groupe de travailleurs et son importance dans le domaine de la santé.

  • Plus de 60 conseils municipaux adoptent des résolutions pour s’opposer à la privatisation des prisons, en dépit des pressions du gouvernement qui avait indiqué que cette décision se traduirait par une absence d’investissements futurs du ministère des Services correctionnels dans leurs localités.

  • Le SEFPO réclame que le ministère du Travail ferme le Palais de justice de Newmarket jusqu’à ce que toutes les moisissures toxiques soient éliminées, tout particulièrement après que des juges qui avaient refusé de travailler dans les salles d’audience contaminées se sont vu attribuer un autre lieu de travail. Dix jours plus tard, le Palais de justice est fermé.

  • Environ 200 prestataires de soins à domicile du Victorian Order of Nurses (VON) de Hamilton- Wentworth déclenchent une grève sur la question des salaires. Le VON, qui perd quantité d’employés qualifiés au profit d’autres employeurs, leur accorde, après 33 jours de grève, une augmentation de 6 % sur 3 ans, la première depuis une dizaine d’années.

  • Peu de temps après, le personnel du Centre d’accès aux soins communautaires de Hamilton-Wentworth se met lui aussi en grève. Cette agence coordonne les programmes de soins à domicile dans la région de Hamilton, dont les services du VON. Elle connaît également une hémorragie de personnel au profit des agences des régions avoisinantes. Un accord de principe est conclu au bout de neuf semaines. Ces deux grèves mettent en lumière les problèmes existant dans le domaine des soins à domicile.

  • Paul Robeson, un Noir qui s’est illustré comme chanteur, acteur et champion des droits de la personne, reçoit le Prix humanitaire à titre posthume l’année du centenaire de sa naissance.

  • Mike Harris annonce une augmentation de salaire de 42 % pour les députés provinciaux, en contraste avec le plafond de 2 % imposé au reste des fonctionnaires. Leah Casselman qualifie ces idées d’obscènes et d’ineptes.

2001

  •  À la suite de la privatisation par le gouvernement du centre Syl Apps pour jeunes contrevenants d’Oakville et de sa cession aux Kinark Youth Services, les travailleurs de la section locale 213 votent pour conserver leur affiliation au SEFPO. Il s’agit de la section à laquelle appartient la présidente de SEFPO, Leah Casselman.

  • Il s’avère qu’en vertu des termes du mandat définis par le gouvernement, aucune société canadienne n’est qualifiée pour administrer la super prison privée de Penetang. Le contrat est attribué à une société de l’Utah.

  • Une étude des Sociétés d’aide à l’enfance sur la charge de travail confirme la conclusion d’un rapport syndical selon lequel de lourdes charges de travail sont dangereuses pour les enfants. Le SEFPO compte autour de 2 000 membres répartis dans 17 Sociétés d’aide à l’enfance.

  • Le SEFPO et quatre autres syndicats présentent une contestation relative à la parité salariale en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. Ils affirment que le gouvernement perpétue la discrimination à l’égard des femmes par son financement insuffisant des services publics.

  • Stephen Lewis, ancien chef du NPD de l’Ontario, ancien ambassadeur du Canada auprès des Nations Unies et présentement envoyé spécial des Nations Unies pour le VIH/SIDA en Afrique reçoit le Prix Stanley Knowles.

  • Le gouvernement apporte des changements à la Loi sur la fonction publique afin de faciliter la privatisation, de permettre la délégation des pouvoirs dans les organismes du secteur public et de créer de nouvelles catégories d’employés occasionnels. Ces changements permettent également à l’Ontario Provincial Police Association (OPPA) de devenir le syndicat de plus de 2 000 employés civils de la police provinciale de l’Ontario précédemment membres du SEFPO. L’OPPA a été l’un des partisans les plus importants du gouvernement conservateur de Mike Harris.

  • Le personnel du centre de détention pour jeunes contrevenants Kennedy House Youth Services d’Uxbridge (anciennement St. John’s School) autorise la grève lorsque le nouvel employeur privé demande des changements majeurs à la convention collective. L’employeur riposte en décrétant un lock-out. Le lock-out durera plus d’un an.

  • Les membres de la Société canadienne du sang de Hamilton votent la grève pour appuyer leur demande d’une première convention collective. Le SEFPO représente la majorité des technologues de laboratoire médical de l’Ontario et tous ceux de Hamilton. Il existe une pénurie de technologues qualifiés à l’échelle de la province. Au bout d’une semaine de grève, les membres obtiennent une entente portant sur la sûreté du sang en même temps que sur les augmentations salariales.

  • Un palais de justice d’Etobicoke contaminé par la moisissure est fermé à la suite d’un débrayage du personnel.

  • Les sections locales de North Bay organisent une foire locale de la fonction publique avec des orateurs représentant les associations Concerned Walkerton Citizens et Citizens Against Private Prisons, ainsi que l’équipe de négociation du SEFPO et la Fédération du travail de l’Ontario. Les participants se rendent au bureau du député local Mike Harris et font un don à la banque d’alimentation locale. C’est une bonne préparation pour le cycle de négociations 2002 de la FPO.

  • Le 11 septembre, deux avions détournés percutent les tours du World Trade Centre de New York, un autre percute le Pentagone et un quatrième s’écrase dans un champ. En un instant, les priorités et manières de voir du monde sont transformées de façon radicale. Toutefois, d’une certaine façon, l’attaque clarifie l’importance des services publics et facilite la discussion de leur valeur.

  • Le gouvernement de l’Ontario licencie les cinq derniers chercheurs spécialisés dans les biorisques à effet létal. Le SEFPO demande qu’ils soient réintégrés dans leurs fonctions et que le gouvernement se penche sérieusement sur les interventions à pratiquer en cas de bioterrorisme.

  • Après une série d’alertes liées à la découverte de poudre blanche dans la salle du courrier de Queen’s Park, le SEFPO réclame des mesures de sécurité pour les postiers qui doivent manipuler des colis suspects.

  • Le gouvernement commence à privatiser les services liés aux examens de conduite et le SEFPO exprime son inquiétude à propos de la sécurité publique. Au terme d’une longue lutte, la privatisation est décidée et SERCO, une société britannique se voit attribuer le contrat.

  • Les préposés aux appels de services d’ambulances commencent à soulever la question des conséquences d’un nombre restreint d’employés pour prendre les appels. Leur rémunération est significativement moins élevée que celle des préposés aux appels des services contre les incendies et des services de police, qui débauchent régulièrement les préposés aux appels de services d’ambulances une fois qu’ils ont acquis la formation requise.

  • Le SEFPO aborde le nouveau cycle de négociations de la FPO sous la bannière de la reconstruction des services publics au terme de six ans et demi de coupes sombres, de mises à pied, de privatisations et d’incurie de gestion par les conservateurs.

2002

  • En janvier, trois membres du SEFPO et un gestionnaire qui effectuaient des relevés d’orignaux trouvent la mort lorsque leur hélicoptère s’écrase au nord de Sault-Sainte-Marie. Le SEFPO demande une enquête complète.

  • Les députés du Parti libéral et du NPD s’engagent à soutenir le renouveau de la FPO. Dans le cadre de sa campagne pour le renouveau, le SEFPO promeut la protection des divulgateurs.

  • Le gouvernement ayant réduit à huit le nombre de postes à plein temps d’inspecteurs de viandes par rapport à 150 en 1996, la salubrité des aliments devient une question à l’appui des négociations. Les 20 inspecteurs de produits agricoles ont été remerciés.

  • 1er mars – Les membres de la FPO votent à 88 % pour donner à l’équipe de négociation un mandat de grève. Le taux de participation est de 71 %

  • 13 mars – Plus de 45 000 membres de la FPO sont en grève. La prestation des services essentiels et d’urgence continue. Les établissements correctionnels décrètent un lock-out dans les services essentiels et d’urgence. La grève durera huit semaines.

  • OPS members rally outside Tory leadership convention April 2002

  • Représentés par le SEFPO et le Syndicat canadien de la fonction publique, une majorité de travailleurs de 21 sociétés d’aide à l’enfance présentent une demande de conciliation. Les questions en litige concernent, en plus des revendications salariales, le montant excessif des travaux d’écriture, le manque de temps pour aider les enfants et l’important volume de travail.

  • La découverte de milliers de dossiers confidentiels de patients, à l’abandon dans un édifice qui faisait autrefois partie de l’hôpital psychiatrique de Whitby, soulève des inquiétudes relativement à la sécurité publique et à la confidentialité des dossiers.

  • La Fédération du travail de l’Ontario organise une journée de solidarité dans au moins 22 villes. Plus tard, un événement de solidarité avec les femmes sera organisé.

  • Ernie Eves est élu chef du Parti conservateur. Il succède à Mike Harris comme premier ministre de la province. Le SEFPO en appelle à lui pour qu’il écoute la voix de ses employés et qu’il règle la grève.

  • Le 2 mai apporte un projet de règlement de la grève de la FPO. Le contrôle des employés sur les excédents de leur régime de retraite est maintenu, les salaires sont augmentés et la qualité d’emploi des 26 % de membres à contrat est améliorée. Les membres ratifient la convention collective le 5 mai et le lendemain la plupart retournent au travail.

  • Le Congrès se penche sur la question du fonds de grève du syndicat, fonds qui était de 27 millions de dollars au début de la grève, mais qui s’est tari au cours des huit semaines. Les délégués approuvent un prélèvement spécial sur les cotisations syndicales pour la reconstitution du fonds afin qu’il atteigne 30 millions en deux ans.

  • En août, le SEFPO poursuit le gouvernement en raison de délais dans la mise en application des augmentations de salaires négociées.

  • Les agents de correction de la super prison privée de Penetanguishene votent pour être représentés par le SEFPO.

  • Le SEFPO se lance dans le secteur privé et les travailleurs d’une usine de palettes de manutention de l’Est de l’Ontario votent pour y adhérer.

  • Les travailleurs de la Division des professionnels hospitaliers du SEFPO, qui fournissent des services diagnostiques, thérapeutiques et de réhabilitation, votent à 91 % pour « aller jusqu’au bout » dans l’action syndicale afin d’obtenir une amélioration des salaires et des conditions de travail et la réduction des longues heures de travail et du temps supplémentaire.

  • Le SEFPO publie un rapport intitulé « Reality: Ontario’s Mental Health Care System Isn’t Working » qui met en lumière de nombreux points qui laissent à désirer dans l’approche de la province à l’égard de la maladie mentale.

2003

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Le 13 février 2003, ces membres de Sudbury font partie des plus de 5 000 professionnels hospitaliers à débrayer d’un bout à l’autre de la province pour protester contre les pénuries de personnel.

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Le chef néo-démocrate, Jack Layton, prend la parole devant les délégués du SEFPO au Congrès 2004 durant la campagne électorale fédérale.  

  • Le système de santé public doit faire face à une flambée du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) – plusieurs milliers de personnes sont mises en quarantaine. Les travailleurs de la santé demandent des directives pour se protéger contre cette maladie inconnue jusque-là; les hôpitaux modifient leurs procédures pour freiner la propagation de l’infection. Une deuxième flambée de SRAS éclate au mois de mai alors que des compressions dans les hôpitaux ont forcé la mise à pied de 36 professionnels hospitaliers, y compris parmi les membres du personnel qui effectuaient le dépistage du SRAS.
  • Le SEFPO choisit la lutte contre le VIH/sida comme l’une de ses principales activités de bienfaisance et crée le Fonds Vivez et laissez vivre pour recueillir des fonds pour alléger les souffrances. Trois quarts des fonds iront à la lutte contre le VIH/sida en Afrique par l’entremise de la Fondation Stephen Lewis et l’autre quart sera consacré aux efforts communautaires en Ontario.
  • Le SEFPO organise une série de forums publics pour discuter de l’avenir des services de santé mentale.  Le 13 février, les professionnels hospitaliers de 40 hôpitaux organisent une journée d’action (Hospital Emergency Day of Action) pour appuyer leurs revendications à la table de négociation. Trois grands hôpitaux acceptent la proposition du SEFPO et demandent à l’Association des hôpitaux de l’Ontario de faire de même. Le lendemain de la manifestation, l’AHO accepte le processus d’arbitrage proposé par le syndicat. Il s’agit de la première action de ce genre organisé par le groupe hospitalier, qui n’a pas le droit de grève en vertu de la Loi sur l’arbitrage des conflits de travail dans les hôpitaux.
  • Leah Casselman est réélue présidente du SEFPO pour un cinquième mandat consécutif.
  • Le Prix Stanley Knowles est décerné à Joy Phumaphi, ministre de la Santé du Botswana, qui est très impliquée dans la lutte contre le VIH/sida.
  • Les membres du personnel scolaire des collèges rejettent à 98 pour cent l’offre de leur employeur. Les enjeux comprennent le formulaire de charge de travail, ainsi que la qualité de la formation et de l’éducation dans les collèges.
  • Les membres du SEFPO qui assurent la sécurité au Casino de Niagara concluent un accord de principe pour leur premier contrat, à peine 90 minutes avant l’expiration du délai de grève.
  • La province reconnaît que les centres de répartition des ambulances manquent de personnel. Elle exploite 12 des 20 centres de répartition et finance les huit autres centres qui sont exploités par des hôpitaux ou des municipalités.
  • Le travail pour combattre le racisme dans les services correctionnels effectué par le syndicat est, en partie, repris par une commission d’enquête qui recommande qu’une note de service sur le racisme soit distribuée à tous les employés du ministère. Depuis plusieurs années, le SEFPO avait mis en avant un programme visant à susciter des changements systémiques dans un ministère aux prises avec le sexisme, le racisme et le harcèlement.
  • À la suite de contestations sur l’application de la Charte canadienne des droits et libertés en ce qui a trait à l’équité salariale, une entente de 414 millions de dollars est conclue pour environ 100 000 femmes, notamment pour les employées du secteur public. Le recours avait été déposé en 2001.
  • Les employés de Kennedy House obtiennent une entente de principe le 15 juillet, plus d’un an après le début du conflit. Toutefois, l’établissement ferme ses portes et les employés ne retourneront jamais au travail.
  • Après sept années de compressions dans les services des inspections, le SEFPO fait en sorte que l’inspection des viandes soit un enjeu de l’élection provinciale. Le fait qu’une usine d’emballage de viande, à Aylmer, ait transformé de la viande impropre à la consommation inquiète  nombre de gens.
  • Le SEFPO remporte une cause devant la Cour suprême concernant le droit d’une employée à l’essai de retourner à son emploi après son congé de maternité.
  • À l’issue des élections provinciales d’octobre, le gouvernement conservateur de Ernie Eves est remplacé par le gouvernement libéral du premier ministre Dalton McGuinty. Le SEFPO travaille d’arrache-pied pendant la campagne électorale, soutenant des candidats néo-démocrates et libéraux avec du personnel et des fonds pour défaire les conservateurs. Le SEFPO annonce que le moment est venu de rebâtir les services publics.
  • Les ambulanciers paramédicaux d’Owen Sound repoussent l’idée de fusionner leur travail avec celui des pompiers pour faire d’eux des « pompiers-ambulanciers ».

2004 

  • Le SEFPO et le SCFP demandent au nouveau gouvernement libéral de corriger la situation dans les SAE. Les membres soulignent les lacunes dans les services de garde des enfants, les salaires, la charge de travail, les frais de déplacement et les technologies de l’information.
  • Le SEFPO continue de dénoncer le recours aux partenariats publics-privés (P3) pour financer les hôpitaux et d’autres services publics. Le syndicat critique le secret qui entoure les contrats et le manque de reddition de comptes.
  • Le Congrès adopte une résolution créant le Comité provincial des jeunes travailleurs, similaire aux comités provinciaux des femmes et des droits de la personne. Cette résolution reconnaît que le mouvement syndical doit tendre la main à ses jeunes membres afin de favoriser leur implication et participation.
  • Les agents des services correctionnels de la prison privée de Penetanguishene rejettent à 99 pour cent une offre contractuelle. Ils demandent la parité avec les services correctionnels provinciaux. Ils rejettent une deuxième offre avant de finalement ratifier un premier contrat qui pose des fondations solides pour de futures négociations.
  • Shirin Ebadi, Irakienne, avocate et activiste des droits de la personne, reçoit le Prix Stanley Knowles.
  • Casselman demande au gouvernement de modifier le système fiscal afin de rebâtir les services publics. « La province a un problème de recettes, mais pas de dépenses », explique-t-elle. Le premier ministre McGuinty introduit la Contribution-santé, mais c’est une taxe régressive et les nantis paient proportionnellement moins que les autres contribuables.
  • Le SEFPO indique à la commission d’examen du système d’inspection des viandes que les inspecteurs ont besoin du même type de soutien de la part de leur hiérarchie que les agents de police. Le syndicat demande davantage de formation, plus d’inspecteurs et la publication des dossiers des mesures d’exécution de tous les abattoirs qui sont inspectés par la province.
  • Les employés de Kinark, le nouvel opérateur privé à Syl Apps Youth Centre, votent à près de 92 pour cent pour la grève. Les pourparlers sont dans l’impasse et les 145 employés entament la grève le 14 avril. Ils concluent finalement un accord le 1er décembre.
  • Le personnel de la cafétéria du Collège Niagara met fin à une grève de 21 jours après avoir ratifié une entente avec Aramark Canada Ltd et obtenu une hausse salariale de 12,6 pour cent sur trois ans.
  • Le premier rapport provisoire sur la crise du SRAS, rédigé par le juge Archie Campbell, fait écho aux avertissements du SEFPO concernant les compressions dans la santé publique et dans le système de santé. Dans ce rapport, la Commission recommande une meilleure écoute des préoccupations des travailleurs de la santé (pas seulement des médecins et des infirmières) et de leurs syndicats; de consolider et de financer adéquatement la santé publique et de mettre la reddition de comptes, la direction et le contrôle entre les mains de la province.
  • Le SEFPO remporte un vote de représentation syndicale à l’Hôpital d’Ottawa, où quelque 2 000 professionnels de la santé (services de diagnostic, de thérapie et de réadaptation) rejettent la tentative infructueuse de l’Institut professionnel de la Fonction publique du Canada. Plus tard, l’arbitre ordonne des augmentations salariales de 7 à 17 pour cent sur une période de trois ans, faisant d’eux les professionnels hospitaliers les mieux payés de la région.
  • Plus d’une centaine d’infirmières de la région de Niagara se retrouvent sans travail après que les Infirmières de l’Ordre de Victoria du Canada aient perdu l’appel d’offres pour les soins à domicile dans la région, alors que l’organisme procurait des soins depuis 85 ans. Le SEFPO condamne le système d’appel d’offres mis en place par l’employeur qui ruinait les chances de la soumission des Infirmières de l’Ordre de Victoria du Canada. Le SEFPO demande au ministre de la Santé, George Smitherman, de suspendre le nouveau contrat en attendant les résultats de l’examen de l’appel d’offres. Il refuse, mais demande à Elinor Caplan, ancienne ministre de la Santé, de réviser le processus d’appel d’offres.
  • Le SEFPO fait un don de 10 000 $ pour venir en aide aux sinistrés des inondations dans la région de Peterborough.
  • Le syndicat s’oppose à la fermeture prévue des établissements régionaux pour les personnes ayant une déficience intellectuelle à Smiths Falls, Orillia et Blenheim.
  • Le SEFPO verse 50 000 $ à la Fondation Stephen Lewis, pour soutenir la lutte contre le fléau du VIH/sida en Afrique.
  • Le SEFPO est l’hôte d’une conférence sur la santé mentale, « Building Links for Better Mental Health », au début de novembre. À cette occasion, le personnel, les patients/survivants et les membres de la famille partagent des informations et discutent des questions de santé mentale.
  • Afin de  mieux répondre aux demandes de renseignements des membres, le syndicat crée SEFPOdirect, le Centre des ressources du SEFPO.

2005

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Les affiches soutenant les négociations dans la FPO sont bannies à Ottawa.

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John Coones, président de OLBEU, et Leah Casselman, présidente du SEFPO.

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Ethel LaValley

  • Le ministère des Services sociaux et communautaires annonce la fermeture des trois derniers établissements régionaux pour les personnes ayant une déficience intellectuelle en mars 2009. Le SEFPO lance des campagnes à Smiths Falls, Blenheim et Orillia et rassemble les parents des résidents pour intenter une action collective en justice.
  • Le SEFPO se tourne vers la Cour divisionnaire afin de faire suspendre la décision du gouvernement conservateur de fermer le Collège des Grands Lacs. Un groupe de francophones forme une coalition pour dénoncer la fermeture du collège.
  • Le SEFPO se félicite de la recommandation de Bob Rae d’accroître le financement de l’enseignement postsecondaire à long terme et de recruter davantage de professeurs à temps plein. Mais le SEFPO fait remarquer qu’on sape la qualité de l’enseignement en refusant le droit de se syndiquer au personnel à temps partiel des collèges.
  • Un tribunal ordonne au gouvernement de l’Ontario de payer un total de 1,2 million de dollars en dommages-intérêts à 50 employés qui ont été dépouillés de leurs droits au cours du processus de privatisation de trois établissements pour jeunes délinquants. La cour confirme une décision antérieure de la Commission de règlement des griefs qui avait statué que chaque employé concerné devrait recevoir des dommages-intérêts équivalant à deux semaines de salaire pour chaque année de service.
  • La Ville d’Ottawa interdit les affiches du SEFPO dans les abribus, qui critiquent le bilan du premier ministre Dalton McGuinty en matière de services publics. La ville revient sur sa décision après les protestations du Conseil du travail d’Ottawa.
  • L’Alliance arc-en-ciel du SEFPO appuie le mariage des conjoints de même sexe, disant que refuser aux couples de même sexe de se marier viole la Charte canadienne des droits et libertés et le Code des droits de la personne.
  • Leah Casselman est réélue présidente du SEFPO pour un sixième mandat consécutif à l’occasion du 30e Congrès annuel du SEFPO au mois d’avril. Ella avait été élue pour la première fois en 1995. Warren (Smokey) Thomas, de Kingston, est réélu premier vice-président/trésorier pour un troisième mandat.
  • Après deux ans de litige, l’établissement de santé mentale St. Joseph’s Health Care de London-St. Thomas accepte de verser plus de 2 millions de dollars et d’annuler les mises à pied afin de régler un litige sur les heures supplémentaires avec ses employés. L’hôpital accepte également la nouvelle planification des horaires qui avait été proposée par le SEFPO au début du litige.
  • Du 25 au 27 mai, les membres de la FPO rejettent à 65 pour cent l’offre contractuelle du gouvernement McGuinty, accordant ainsi un mandat de grève à leur équipe de négociation. 66 pour cent des 42 000 membres, qui forment l’unité de négociation, ont exercé leur droit de vote. Le 11 juin, les deux parties concluent un nouveau contrat qui comprend des augmentations salariales de 9,75 pour cent sur quatre ans.
  • Après de longues négociations, les travailleuses des unités de soutien de la Société canadienne du sang votent à 67 pour cent en faveur d’une nouvelle convention collective. Les 850 membres obtiennent une augmentation de trois pour cent pour chacune des trois années, ainsi que l’amélioration des avantages sociaux et une meilleure sécurité d’emploi.
  • Les 5 400 membres de l’Ontario Liquor Board Employees’ Union votent en faveur de la fusion de leur syndicat avec le SEFPO, créant ainsi la Division des employés de la Régie des alcools (LBED) du SEFPO. Le 27 juillet, ils votent à 83 pour cent en faveur d’un nouveau contrat de quatre ans avec la LCBO qui inclut une meilleure protection contre la privatisation.
  • Le 2 septembre, les 6 500 membres du personnel de soutien des collèges communautaires concluent un accord de principe avec leur employeur. L’accord de trois ans, qui arrive à échéance le 31 août 2008, comprend une augmentation salariale graduelle de trois pour cent pour chaque année du contrat.
  • Le 2 septembre, le personnel de la zone de marchandise hors-taxe au Pont Ambassador, à Windsor, se met en grève. Les 45 étudiants de l’Université de Windsor veulent un contrat d’emploi qui dépasse une année. L’accord, qui est conclu le 26 septembre, comprend une prolongation de contrat de 12 mois et une augmentation immédiate des salaires comprise entre 8 et 14 pour cent, et une prime à la signature de 1 000 $.
  • Les agents de probation et de libération conditionnelle et les employés de la Commission ontarienne des libérations conditionnelles et des mises en liberté méritées (OPERB) se rassemblent à Queen’s Park, le 13 octobre, pour protester contre le plan du gouvernement de transférer le régime de libération conditionnelle de l’Ontario au gouvernement fédéral.
  • Le SEFPO lance une campagne de syndicalisation à l’intention des 16 000 employés à temps partiel des collèges. L’Ontario est la seule province canadienne qui dénie le droit légal d’adhérer à un syndicat aux employés à temps partiel des collèges.
  • Les membres du SEFPO, qui travaillent au Centre de toxicomanie et de santé mentale, à Toronto, une des plus importantes sections locales du SEFPO, ratifient un nouveau contrat en votant à 89 pour cent en faveur de la nouvelle convention collective.
  • À l’occasion du scrutin du 21 novembre, quelque 9 000 citoyens et citoyennes de North Bay votent massivement et rejettent le projet d’hôpital en partenariat public privé (P3). 97 pour cent d’entre eux approuvent la proposition suivante : « Je souhaite que l’Hôpital de North Bay et du district soit un hôpital exploité par le secteur public, à but non lucratif et avec un modèle de financement à 100 pour cent public. »
  • Le SEFPO et d’autres syndicats des soins de santé de l’Ontario lancent une vaste campagne provinciale pour exercer des pressions sur le gouvernement de l’Ontario afin qu’il rende obligatoire les aiguilles de sécurité et les systèmes sans aiguille. Cette mesure permettrait d’éviter 33 000 accidents par an en Ontario et d’économiser des millions de dollars en dépenses de santé. Le SEFPO lance un nouveau site Web : www.saferneedles.ca.  Terry Downey est élue première vice-présidente de la Fédération du travail de l’Ontario au Congrès biannuel de novembre. Downey avait été une employée de la Commission ontarienne des droits de la personne de l’Ontario pendant 17 ans. Entre-temps, Ethel LaValley, ancienne activiste du SEFPO, prend sa retraite après 10 ans en tant que secrétaire-trésorière à la FTO.
  • À la fin de novembre, le SEFPO se joint à trois autres syndicats, représentant près de 200 000 travailleurs de la santé de l’Ontario, pour dénoncer le projet du gouvernement libéral de créer les réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS). Le projet divise la province en 14 régions et instaure un système d’appel d’offres pour la prestation des services de santé. Malgré les protestations et une campagne publicitaire d’un million de dollars, la loi sur les RLISS est adoptée en février 2006.

2006

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Grève à Kennedy House

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Grève du personnel scolaire des collègesT

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Campagne d’écologisation du SEFPO

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Leah Casselman

  • Le SEFPO se joint à l’Association des infirmières et infirmiers de l’Ontario, à l’Union internationale des employés de service et au Syndicat canadien de la fonction publique pour protester, haut et fort, contre les modifications à la prestation des services de santé et les réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS). Les syndicats affirment que les RLISS ouvriront la porte à davantage de prestataires privés tout en compromettant l’accessibilité aux services et en réduisant les soins. En février, les bureaux régionaux du ministère de la Santé et des Soins de longue durée ferment leurs portes – devenant les premières victimes des RLISS. Durant l’année, il y a des mises à pied dans les hôpitaux et les services de soins à domicile et les syndicats sont contraints de tenir des scrutins de représentation dans les nouveaux services fusionnés.
  • Une décision de justice oblige le gouvernement de l’Ontario à financer des soins communautaires de qualité optimale aux personnes ayant une déficience intellectuelle avant de les forcer à quitter trois centres régionaux qui sont exploités par le ministère des Services sociaux et communautaires de l’Ontario.  Le manque d’alternatives communautaires ralentit les plans de mises à pied du personnel dans les trois centres.
  • Le SEFPO lance une campagne pour dénoncer le projet du gouvernement provincial de privatisation du Programme de médicaments Trillium qui procure une couverture à plus de 200 000 Ontariens et Ontariennes qui sont confrontés aux coûts élevés des médicaments.
  • Le 7 mars, 8 900 enseignants, conseillers et bibliothécaires se mettent en grève dans 24 collèges communautaires. La qualité de l’éducation est l’enjeu principal. Le 20 mars, John Stammers, un professeur de comptabilité au Collège Centennial, à Scarborough, est mortellement blessé sur la ligne de piquetage après avoir été renversé par une voiture. La grève dure trois semaines jusqu’à ce que l’employeur et l’équipe de négociation syndicale conviennent de soumettre les questions en suspens à un arbitrage exécutoire. En juin, l’arbitre William Kaplan annonce la création d’un groupe de travail sur la charge de travail et des augmentations salariales conséquentes pour les membres du SEFPO.
  • Les travailleurs de Kennedy House, un établissement pour jeunes contrevenants à Ajax, déclenchent la grève le 28 mars. Les principales questions en litige sont la sécurité des employés, les salaires et les horaires de travail. Après 11 mois de grève, ils ratifient une entente.
  • Le SEFPO réaffirme sa politique de tolérance zéro en matière de racisme et de discrimination sur le lieu de travail après des incidents à caractère raciste dans des établissements correctionnels de la région de Toronto. Un comité mixte patronal-syndical est mis en place pour instaurer un programme de changements systémiques afin de combattre le racisme et le sexisme dans les prisons.
  • Les travailleurs de soutien à Community Living Mississauga déclenchent la grève pour la première fois et demandent davantage d’équité pour les travailleurs à temps partiel et une augmentation salariale raisonnable. Les deux tiers des 360 employés sont des employés à temps partiel qui gagnent moins de 15 $ de l’heure et n’ont pas d’avantages sociaux. La grève dure sept semaines.
  • En accord avec le thème de l’« écologisation au SEFPO », le Congrès 2006 décerne le Prix Stanley Knowles au journaliste et environnementaliste canadien David Suzuki. Dans son discours liminaire, Suzuki recommande vivement aux délégués de relever le défi environnemental.
  • Le SEFPO s’associe avec des dizaines de groupes communautaires afin de s’opposer aux changements à la Commission des droits de la personne de l’Ontario qui font que les plaintes seront directement transmises au Tribunal des droits de la personne, contournant la Commission. Après une bataille de huit mois, le projet de loi est adopté avec des amendements favorables aux plaignants et au personnel.
  • Le gouvernement libéral de Dalton McGuinty renverse la décision de Mike Harris de privatiser des établissements correctionnels pour adultes après cinq années de campagne du SEFPO pour dénoncer les prisons privées. Le contrat signé avec une société privée de l’Utah qui exploite le centre correctionnel du Centre-Nord de Penetanguishene, la première prison privée de ce genre au Canada, n’est pas renouvelé.  Le SEFPO négocie la transition du personnel de la prison dans la fonction publique de l’Ontario.
  • Le SEFPO demande un moratoire sur l’ouverture de tout nouveau magasin-agence de la LCBO en attendant les résultats des consultations publiques, après que le gouvernement eut annoncé l’ouverture de 20 nouveaux magasins d’alcool privés. Le 24 novembre, les membres du SEFPO distribuent des dépliants aux clients devant 25 succursales de la LCBO en signe de protestation.
  • Plus de 250 employés du centre national d’appels de la Société canadienne du sang, à Sudbury, votent en faveur de leur adhésion au SEFPO.
  • Le SEFPO met en évidence un rapport gouvernemental interne qui montre que les tarifs et permis d’utilisation des parcs provinciaux de l’Ontario sont les plus élevés des provinces canadiennes ou États américains. Lancement de la campagne « Sauvons nos parcs ».
  • Le ministère des Richesses naturelles de l’Ontario n’arrive pas à faire respecter convenablement les lois provinciales sur la conservation de la faune en raison des nombreuses compressions qui nuisent au travail des agents de conservation. Le 16 novembre, le SEFPO organise une journée d’action et lance la campagne « Sauvons le MRN ».  Les membres du SEFPO organisent des ventes de pâtisseries pour acheter de l’essence pour les véhicules du MRN.
  • L’Organisation internationale du Travail (OIT) blâme le gouvernement provincial pour l’exclusion des 16 000 employés à temps partiel des collèges de l’Ontario de la négociation collective. Les délégués qui représentent le personnel scolaire et le personnel de soutien dénoncent l’attitude du gouvernement et l’interdiction de syndicalisation qui frappe les employés à temps partiel et engagés pour une période limitée dans les collèges d’arts appliqués et de technologie de l’Ontario.
  • Le rapport annuel du vérificateur provincial brosse un portrait du service public qui est sévèrement miné par 13 années de réduction des coûts. Les dépenses de fonctionnement de tous les ministères de la fonction publique de l’Ontario sont plafonnées. Le rapport montre que le programme Assurance-santé de l’Ontario a 14 années de retard.
  • En décembre, Leah Casselman annonce sa décision de ne pas se représenter au poste de présidente du SEFPO. Leah Casselman, 52 ans, reste présidente jusqu’à l’élection de son successeur au Congrès annuel, en avril 2007.

2007

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Thomas est élu sixième président du SEFPO au Congrès annuel.

Patty Rout

Rout est élue première vice-présidente/trésorière.

  • Le ministère du Travail approuve le refus d’intervenir du personnel pour des raisons de santé et de sécurité à la prison de North Bay à la suite d’un incident, le 11 janvier, où l’employeur ordonne aux agents correctionnels de neutraliser un détenu armé d’une lame de rasoir. Le personnel refuse d’intervenir, demandant qu’on fasse appel à l’équipe d’extraction formée pour ce genre d’intervention. Cela conduit à une impasse entre les responsables syndicaux et l’employeur qui dure 13 heures et jusqu’à ce que le ministère du Travail se range du côté du personnel.
  • Le SEFPO et à la famille du professeur John Stammers lancent une poursuite privée à la suite de son décès pendant la grève du personnel scolaire, en 2006, au Collège Centennial, à Scarborough. Stammers, 62 ans, était décédé des suites de ses blessures subies lors d’un accident impliquant un véhicule sur la ligne de piquetage. La police ne porte pas d’accusations sur le moment, mais la Cour de Justice de l’Ontario statue qu’il y a des motifs de poursuivre le conducteur de 22 ans pour des accusations de négligence criminelle ayant causé la mort et pour avoir quitté la scène d’un accident.
  • Après onze mois sur la ligne de piquetage, 32 membres de la section locale 361 du SEFPO retournent au travail, le  9 avril, à Kennedy House, un établissement à sécurité maximale pour jeunes délinquants. La grève avait commencé le 28 mars 2006 à la suite d’un différend concernant la sécurité des employés, les salaires, les heures de travail et l’ancienneté en cas de mise à pied.
  • En mars, les employés du ministère des Richesses naturelles sont tellement désespérés qu’ils organisent une campagne (retour-bouteilles) afin de recueillir suffisamment de fonds pour utiliser les véhicules de l’administration. En raison d’importantes réductions dans son budget, le MRN n’est pas en mesure de couvrir ses dépenses de fonctionnement.
  • Dans le cadre d’une coalition demandant l’augmentation du salaire minimum à 10 $ l’heure, le SEFPO lance une campagne-éclair à l’intention des communautés racialisées qui sont plus durement touchées par la pauvreté. Les messages de 30 secondes sont réalisés en cantonais, anglais, français, portugais, somali, tagalog et tamoul. Le gouvernement provincial réagit en annonçant un plan de trois ans pour augmenter le salaire minimum à 10 $.
  • Le SEFPO lance une campagne publicitaire à la télévision et à la radio pour dénoncer la crise qui frappe les services aux personnes ayant une déficience intellectuelle. Après plus d’une décennie de compressions et de sous-financement, les organismes n’ont plus les moyens de fournir le niveau de soins qu’ils procuraient auparavant.
  • Tous les Ontariens et Ontariennes, qui souhaitent préserver la confidentialité de leurs renseignements personnels, devraient être inquiets du transfert du traitement des permis de conduire à une entreprise privée, selon le SEFPO. La province annonce cette privatisation après l’avertissement du commissaire à la protection de la vie privée du Canada concernant l’utilisation des permis de conduire pour prouver de sa citoyenneté et faciliter le passage à la frontière entre le Canada et les États-Unis.
  • Muskoka Algonquin Healthcare, à Bracebridge, suspend deux délégués syndicaux du SEFPO parce qu’ils ont fait campagne pour sauver les services de laboratoire de l’hôpital. Ces suspensions sans salaire constituent la deuxième tentative de l’hôpital ayant pour objectif de réduire le syndicat au silence.
  • Le SEFPO publie le rapport d’un consultant qui montre que la Régie des alcools de l’Ontario perd plus de 73 millions de dollars de ventes et 16 millions de dollars de profits par an en autorisant les « magasins-agences » à vendre de l’alcool dans les petites et moyennes collectivités de l’Ontario.
  • En avril, les membres du SEFPO de Chatham-Kent Health Alliance votent en faveur du maintien de leur adhésion au SEFPO après une tentative de syndicalisation infructueuse de la Christian Labour Association of Canada (CLAC).
  • Le 20 avril, Warren Smokey Thomas, 54 ans, est élu sixième président du SEFPO lors du 32e Congrès du SEFPO, et Patty Rout est élue première vice-présidente /trésorière. Thomas, qui a servi comme premier vice-président pendant six ans, remplace Leah Casselman qui prend sa retraite après 12 années comme présidente du SEFPO. Thomas est infirmier auxiliaire autorisé, à Kingston. Rout, 54 ans, est technologue de laboratoire, au Lakeridge Hospital, à Oshawa.
  • À l’occasion du Congrès, le Prix Stanley Knowles 2007 est décerné à Mme Louise Arbour, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme. Elle accepte le prix via vidéo conférence.
  • Les résultats du rapport du commissaire à l’environnement de l’Ontario font écho à la campagne du SEFPO « Sauvons le MRN », lancée en septembre 2006, qui a permis de mettre en lumière le sous-financement chronique et les pertes d’emploi au MRN. Dans plusieurs collectivités du Nord, les employés du MRN organisent des BBQ, des campagnes de retour-bouteilles, ainsi que des ventes de pâtisseries pour recueillir de l’argent pour le ministère. Les chiffres obtenus par le SEFPO, grâce à la liberté d’accès à l’information, montrent des réductions de 30 pour cent du nombre d’accusations portées pour des infractions liées aux ressources naturelles, de 36 pour cent du nombre de condamnations et de 39 pour cent de réduction du montant des amendes récolté pour des infractions relatives à la chasse et à la pêche.
  • Plus d’une centaine de travailleurs de la santé se rassemblent à Queen’s Park, le 1er mai, pour appuyer le projet de loi 30, la Loi sur l’utilisation d’aiguilles sûres pour sauver des vies. Le 23 août, le gouvernement de l’Ontario alloue 55 millions de dollars pour financer des respirateurs N95 et annonce l’obligation d’utiliser des aiguilles de sécurité et des systèmes sans aiguille pour assurer la protection des travailleurs des soins de santé dans les hôpitaux de l’Ontario. « Cela montre que notre campagne sur cette question a porté fruits », déclare Smokey Thomas, le président du SEFPO.
  • Le Service de syndicalisation qui s’occupe de la campagne d’adhésion des employés à temps partiel et engagés pour une période limitée des collèges communautaires (OPSECAAT) publie un document de 44 pages intitulé « Compromettre la qualité ». Ce rapport montre comment les conditions de travail des employés à temps partiel, qu’ils appartiennent au personnel scolaire ou au personnel de soutien, se répercutent sur la qualité de l’éducation.
  • Au mois de mai, le SEFPO parraine des forums à London, Kingston, et Thunder Bay pour souligner les dysfonctionnements graves dans les programmes communautaires de santé mentale. Les deux tiers des 21 programmes de santé mentale en Ontario ont de la difficulté pour trouver des places à leurs patients en raison de la pénurie de logements avec services de soutien et du manque de programmes communautaires de traitement spécialisés.
  • La divulgation de documents juridiques relatifs au William Osler Health Centre, à Brampton, montrent que les libéraux de Dalton McGuinty savaient que l’accord avec un consortium privé pourrait coûter 300 millions de dollars de plus qu’avec un financement et un modèle publics.
  • Le 16 mai, les employés qui prennent en charge les personnes ayant une déficience intellectuelle dans les collectivités de l’Ontario font du piquetage devant les bureaux de circonscription des députés provinciaux pour dénoncer la réponse inadéquate du gouvernement provincial dans la crise des services de développement.
  • Le 22 mai, les piqueteurs accueillent et saluent les représentants de l’employeur, Muskoka Algonquin Healthcare, à Barrie, quand ils arrivent pour une réunion de médiation avec le ministère du Travail à la suite d’une plainte pour pratique déloyale de travail après les tactiques adoptées par l’employeur pour museler le personnel.
  • Le 7 juin, le président Thomas, la première vice-présidente/trésorière Rout et les sept plus hauts membres élus du Conseil exécutif du SEFPO participent à un rassemblement sur la santé et la sécurité pour soutenir les membres qui travaillent à la prison de North Bay.
  • Le 8 juin, la Cour suprême du Canada statue pour la première fois que le processus de négociation collective est un droit protégé par la Charte canadienne des droits et libertés, établissant ainsi un précédent qui pourrait concerner les droits des 17 000 employés à temps partiel des collèges de l’Ontario. La décision concerne une loi de la Colombie-Britannique qui invalidait plusieurs dispositions de la convention collective des travailleurs de la santé, excluant diverses questions de la négociation collective.
  • Plus de 1 000 employés de Community Living London, de Middlesex Community Living, de Elgin Association for Community Living et de Community Living Chatham-Kent déclenchent la grève pour de meilleurs salaires. La grève dure huit semaines. Quelque 700 employés de deux lieux de travail, à London et Picton, continuent la grève.
  • 180 membres du SEFPO de la SAE de York se mettent en grève pendant 17 jours pour résoudre trois enjeux importants : la charge de travail, les salaires et les frais de déplacement. Ils obtiennent satisfaction et la grève prend fin le 13 septembre.
  • Six agents des services correctionnels du Centre de détention de l’Est de Toronto, qui avaient été renvoyés en 1982, après un incident d’abus sur un prisonnier, témoignent devant la Commission des relations de travail de l’Ontario et déclarent que le ministère des Services correctionnels détenait des preuves pour les innocenter.
  • Les membres du SEFPO, qui travaillent dans les services d’inspection des viandes, installent un kiosque au Championnat international de labour, à Crosby, en Ontario, et rencontrent le premier ministre McGuinty et des dirigeants de l’opposition dans le cadre de la campagne du SEFPO demandant que les usines de transformation de la viande indépendantes soient également contrôlées par les services d’inspection de la province.
  • Le SEFPO parraine un forum public à Hamilton, avec comme conférencier principal le Dr Arnold Relman, ancien rédacteur en chef du New England Journal of Medicine, qui souligne les périls de la privatisation des soins de santé.
  • Le 18 octobre, le SEFPO lance officiellement la plus importante campagne d’adhésion de l’histoire de l’Ontario pour syndicaliser des milliers d’employés à temps partiel et engagés pour une période limitée dans les 24 collèges communautaires de l’Ontario. Le syndicat octroie 1,5 million de dollars pour embaucher 125 organisateurs temporaires. La campagne syndicale dure six mois et plus de 7 000 employés à temps partiel signent une carte syndicale.
  • Des dizaines de membres de la Division des employés de la Régie des alcools (LBED) organisent un piquet d’information à l’heure du déjeuner, le 13 novembre, pour protester contre les brimades et le harcèlement à l’entrepôt de Whitby.
  • Le 11 décembre, le vérificateur général de l’Ontario, James McCarter, confirme les préoccupations de longue date du SEFPO, qui avait alerté la province sur le manque de ressources pour faire respecter les lois sur la protection du poisson et de la faune. Le président Thomas déclare que « c’est exactement ce que les membres disent depuis des années : le MRN est tellement sous-financé qu’il est incapable de remplir son mandat et de protéger nos ressources. »

2008

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Rassemblement, le 16 janvier, à Hamilton

President Smokey Thomas and Executive Assistant Ron Lavigne

Le président Smokey Thomas et l’adjoint de direction Ron Lavigne et trois jeunes hommes en Afrique du Sud.

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À l’occasion d’un mouvement de solidarité à l’échelle de la province, des centaines de membres du personnel du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées se rassemblent devant les bureaux du POSPH, le 4 mars 2008.
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Le 23 juin, les membres du SEFPO et du SCFP se mobilisent pour dénoncer les compressions au Rouge Valley Centenary.

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Au Congrès annuel du SEFPO, le président du SEFPO Warren (Smokey) Thomas félicite le Dr Philip Berger, récipiendaire du Prix Standley H. Knowles.

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Les techniciens ambulanciers manifestent pour l’équité en matière de retraite.

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Sous la pluie, Patty Rout, première vice-présidente/trésorière, avec ses consœurs et confrères sur la ligne de la piquetage, à Owen Sound, le cinquième jour du mouvement.
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Piquet d’information du personnel de soutien des collèges, à Timmins, pour appuyer les négociations qui concernent 7 000 membres.

  • Le 16 janvier, la comédienne Mary Walsh, les Tiger Cats de Hamilton, l’animateur radio Jason Farr, le chef national du NPD Jack Layton, et l’artiste Tom Juravich appuient un immense rassemblement communautaire pour sauver les services de soins à domicile à Hamilton. Le rassemblement dénonce le non renouvellement des contrats de services des Infirmières de l’Ordre de Victoria et du St. Joseph Home Care par suite d’un appel d’offres.  Peu après, le gouvernement de l’Ontario impose un moratoire sur les processus d’appel d’offres pour la prestation de soins à domicile dans la province.
  • En janvier 2008, le SEFPO lance la plus importante campagne de syndicalisation de l’histoire de la province, dans l’espoir de représenter la majorité des 17 000 employés à temps partiel des 24 collèges communautaires de l’Ontario. Une loi de l’Ontario de 1972 exclut ces employés de la négociation collective. Plus d’une centaine d’organisateurs du SEFPO sont sur le terrain et réussissent à faire signer une carte d’adhésion à plus de 7 000 nouveaux membres potentiels dès le mois d’avril.
  • Le SEFPO offre 50 000 $ de récompense à toute personne qui fournira des informations conduisant à l’identification et à la condamnation de l’individu ou des individus ayant envoyé des lettres haineuses et racistes à des agents des services correctionnels de la région de Toronto. Depuis trois ans, les agents des services correctionnels, principalement à la prison de Toronto (Don) et au Centre correctionnel de Mimico, reçoivent régulièrement des lettres avec des commentaires racistes et des menaces physiques pour les inciter à quitter leurs établissements.
  • Des piquets d’information sont organisés devant les bureaux du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH) d’un bout à l’autre de l’Ontario, le 4 mars, pour protester contre la pénurie de personnel qui nuit gravement à la prestation des services publics pour 325 000 Ontariens et Ontariennes qui reçoivent un soutien du revenu. Une deuxième série de piquets est organisée le 22 mai, à l’heure du midi, avant que la province accepte d’octroyer des fonds pour créer de nouveaux postes au POSPH.
  • En mars, le président Smokey Thomas visite des projets de lutte contre le VIH/sida en Afrique australe, des syndicats et des organisations communautaires.  En Afrique du Sud et au Malawi, les projets sont financés par la Fondation Stephen Lewis, que le SEFPO appuie par l’entremise de son fonds Vivez et laissez vivre. Thomas apporte également des lampes à énergie solaire dans un village manquant d’électricité.
  • Le SEFPO se félicite du budget présenté par les libéraux provinciaux. Patty Rout, première vice-présidente/trésorière, indique que le budget envoie les bons signaux au moment où plusieurs des plus importantes unités du SEFPO préparent les prochaines négociations.  « Les prévisions de recettes qui figurent dans ce budget montrent qu’il y a les fonds nécessaires pour conclure des ententes équitables pour les principales unités de négociation représentées par le SEFPO », déclare Rout.
  • Le président Warren (Smokey) Thomas déclare que les propos de John Tory, le chef des conservateurs provinciaux, sont choquants et trahissent une ignorance du travail qui est effectué par le personnel de la fonction publique. Tory avait déclaré que la province doit réduire le nombre de fonctionnaires car ils passent leur journée assis « à relire le travail de leurs collègues ». (traduction libre)
  • Le SEFPO sollicite une injonction pour mettre fin aux compressions dans les services de santé mentale à Rouge Valley Health Services et dans les hôpitaux desservant Scarborough Est, Pickering et Ajax.  L’hôpital annonce 220 mises à pied à Rouge sur trois ans, y compris la fermeture de 20 lits en santé mentale à l’Ajax-Pickering Hospital pour les déplacer au Scarborough Centenary.
  • Le 14 avril, le SEFPO présente une demande d’accréditation syndicale historique à la Commission des relations de travail de l’Ontario pour représenter plus de 17 000 employés à temps partiel et engagés pour une période limitée dans 24 collèges communautaires. Toutefois, les employés à temps partiel et engagés pour une période limitée sont légalement exclus de la syndicalisation par la Loi sur la négociation collective dans les collèges.  Le 17 avril, la Commission des relations de travail de l’Ontario annonce qu’elle diffère sa décision après qu’un avocat représentant le procureur général ait annoncé que la province modifierait rapidement la loi.
  • Le 10 juin, le gouvernement introduit des changements à la Loi sur la négociation collective dans les collèges (LNCC) créant un cadre juridique qui permettra aux employés à temps partiel d’adhérer à un syndicat et de négocier des améliorations à leurs conditions de travail. Mais le projet de loi apporte également des changements à la LNCC qui sont préjudiciables aux négociations collectives pour les 16 000 employés syndiqués à temps plein. Le projet de loi éliminerait, par exemple, les dispositions de la loi qui interdisent aux collèges d’avoir recours à des briseurs de grève pendant une grève ou un lock-out. La loi requiert également que les étudiants soient inclus dans l’unité de négociation du personnel de soutien à temps partiel. Le projet de loi est adopté par l’Assemblée législative en septembre et reçoit la sanction royale en octobre.
  • À l’occasion du 33e Congrès annuel du SEFPO, le Prix Stanley Knowles est décerné au Dr Philip Berger, un ardent défenseur de la santé publique tant au Canada qu’à l’étranger. Le Dr Berger est chef du département de médecine familiale et communautaire, et directeur médical, (Programme de santé des quartiers défavorisés), à l’Hôpital St. Michael de Toronto. Stephen Lewis, ancien ambassadeur auprès des Nations Unies pour le VIH/sida, lui remet le prix.
  • Luttant pour des questions d’équité et de sécurité, les professionnels des services ambulanciers, qui sont venus des quatre coins de l’Ontario, se rassemblent au centre-ville de Toronto, le 17 avril, pour demander le droit de partir à la retraite avec une pleine pension à l’âge de 60 ans en vertu du Régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario (OMERS).
  • Les employés de bureau du Grey Bruce Health Centre, à Owen Sound, qui sont membres de la section locale 276 du SEFPO, se mettent en grève le 1er mai. Ils sont rémunérés 15 pour cent que leurs collègues d’autres services de santé qui occupent des emplois comparables à Grey, Bruce, Simcoe, et partout en Ontario. La grève dure six semaines.
  • Le 26 mai, le président Thomas, les responsables de secteurs du SEFPO et une centaine de dirigeants syndicaux du Nord-Est de l’Ontario se réunissent à Sudbury pour planifier une stratégie et préparer les négociations contractuelles à l’échelle de la province – le début d’une série de réunions destinées à renforcer la solidarité tout au long des négociations.  Quelque 90 000 membres du SEFPO, qui travaillent pour les 24 collèges de l’Ontario (personnel de soutien), la fonction publique de l’Ontario (FPO), la LCBO, et des dizaines d’organismes plus modestes, négocieront leur convention collective au cours de la prochaine année.
  • En juillet, le SEFPO et l’Association des hôpitaux de l’Ontario lancent un processus central d’équité salariale sans précédent dans plus de 40 hôpitaux de l’Ontario.  Le processus comprend 6 500 employés qui exercent plus de 200 professions paramédicales, principalement des femmes.
  • Une clinique privée de physiothérapie à but lucratif prévoit de faire payer les patients dans un hôpital de Kincardine pour les services de consultations externes qui étaient financés par les fonds publics. La clinique privée de physiothérapie à but lucratif fait marche arrière, après que le SEFPO ait fait valoir les dispositions sur les « obligations du successeur » de la convention collective.
  • Peu de temps avant l’expiration du délai de grève, le SEFPO conclut un accord de principe au nom des 6 500 membres du personnel de soutien des collèges. Le contrat est ratifié, donnant aux employés des augmentations salariales de neuf pour cent sur trois ans.
  • Quelque 20 employés du bureau de santé de Timiskaming, section locale 674, se mettent en grève le 10 septembre. Le personnel des soins infirmiers, professionnel, technique, et de bureau débraye après que l’employeur soit revenu à la table de négociation avec une offre inférieure à celle que les membres avaient déjà rejetée en votant contre à 90 pour cent.  La grève dure deux semaines.
  • Le 15 septembre, le SEFPO dépose une plainte de pratique déloyale de travail, demandant que la Commission des relations de travail de l’Ontario annule un accord entre le gouvernement provincial et l’AEGAPCO et paye 5 millions de dollars de dommages-intérêts au syndicat. L’entente secrète inclut des changements qui ont une incidence sur le secteur de compétence du SEFPO, en plus de donner à l’association un droit de veto sur tout projet de loi.
  • Le SEFPO lance une campagne pour inciter le Centre de toxicomanie et de santé mentale de Toronto à agir pour prévenir la violence au travail. Mais une affiche, placardée près du centre, montrant la photographie d’une femme ayant le visage tuméfié où l’on peut lire : « Aucune excuse! Le Centre de toxicomanie et de santé mentale doit protéger son personnel contre la violence. C’est la loi. »,  provoque un débat houleux au sein de la communauté sur la question de savoir si le syndicat et les victimes de violence devraient garder le silence face à la montée de la violence par peur de stigmatiser encore plus les malades mentaux. Le 26 novembre, le ministère du Travail  accuse l’établissement de violation à la Loi sur la santé et la sécurité au travail.
  • Dans une décision qui fera date, un arbitre statue que les intervenants en soins spirituels – ou les aumôniers comme on les appelait auparavant – peuvent faire partie des membres en règle du SEFPO.  L’arbitre C. Gordon Simmons affirme que les intervenants en soins spirituels du Providence Community Care Centre, (service de santé mentale) à Kingston, sont des employés en vertu de la convention collective de la section locale 431.
  • Le 2 décembre, le SEFPO présente une nouvelle demande d’accréditation syndicale au nom des 5 200 employés à temps partiel du personnel scolaire des collèges en vertu de la Loi sur la négociation collective dans les collèges, demandant à la Commission des relations de travail de tenir un vote d’accréditation.