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Le plan B d'Hudak : Wisconsin?

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Le plan B d'Hudak : Wisconsin?

Nous devons redoubler nos efforts pour répondre aux politiques et aux lois qui se dressent sur la voie de la prospérité en Ontario. Nous devons apprendre du Wisconsin et agir ensemble pour le bien de tous les Ontariens et Ontariennes.

Merci à nos membres du SEFPO pour tous les efforts qu’ils font tous les jours. Les Ontariens et Ontariennes ont beaucoup à réfléchir avant les prochaines élections. Il y a de vrais choix à faire. Engagez-vous, et votez quand vient le jour du scrutin.

Beaucoup plus d'activités seront organisées, y compris une série de vidéos exposant les menaces auxquelles nous sommes confrontées et si nous nous engageons dans nos communautés, nous ferons partie d'un changement qui peut profiter à tous et à toutes. C'est ce que les syndicats s'efforcent de réaliser.

Nouvelle vidéo du Wisconsin :
la Loi 10 = le Plan B

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28 mars 2014 Scott Walker, le gouverneur du Wisconsin, n'a pas eu besoin de faire adopter une loi du « droit au travail » pour détruire les syndicats de la fonction publique. Il a mis en œuvre toute une législation antisyndicale qu'on appelle aujourd'hui la Loi 10.

La Loi 10 a été conçue pour réduire le salaire des employés du secteur public et neutraliser leurs syndicats. Et l'objectif a été atteint! Aujourd'hui, les employés du secteur public sont de moins en moins nombreux au Wisconsin, leurs salaires baissent et leurs syndicats périclitent. C'est peut-être ce que Tim Hudak avait en tête le jour où il a soudainement annoncé le retrait de son « plan préféré » qui consistait à instaurer les lois antisyndicales du « droit au travail » en Ontario. Puis, dans la foulée de cette annonce, il a ajouté : « Notre programme va bien au-delà, il est bien plus ambitieux que ÇA ».

Si certains détails de la Loi 10 du gouverneur Walker et du plan B de Tim Hudak, contenu dans son livre blanc intitulé Les voies de la prospérité, diffèrent quelque peu, les grandes lignes sont les mêmes :

  • Geler les salaires pendant deux ans.

  • Réduire le nombre d'employés de la fonction publique.

  • Sous-traiter les services gouvernementaux.

  • Privatiser le gouvernement autant que possible.

  • Et, bien sûr, changer le droit du travail pour paralyser les syndicats de la fonction publique qui se dressent devant lui.

Au Wisconsin, on craint maintenant que l'anéantissement de la fonction publique n'ait été que la première étape. Les riches hommes d'affaires, milliardaires et partisans de la droite, injectent d'énormes sommes d'argent dans les campagnes des conservateurs du Tea Party dans plusieurs États américains. La récompense ultime étant la privatisation du système d'éducation public.

Une perspective qui rend malade Peggy Coyne, qui est enseignante à l'enfance en difficulté, à Madison. L'éducation, c'est toute sa vie.

Depuis la Loi 10, elle doit recourir aux bons alimentaires

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27 mars 2014 Tim Hudak affirme qu'il a abandonné son idée d'instaurer des lois du « droit au travail à l'américaine » en Ontario. On peut, ou ne pas, le croire. Il ne serait pas le premier politicien à revenir sur une promesse.

Ce que l'on sait avec certitude, c'est que Tim Hudak est toujours déterminé à détruire les syndicats du secteur public. Si les lois du « droit au travail » ont fait un bide auprès des électeurs de l'Ontario, sa plate-forme politique contient plusieurs autres stratagèmes antisyndicaux.

C'est ce qui est arrivé au Wisconsin lorsque Scott Walker, le gouverneur républicain nouvellement élu, a essentiellement pris pour cible les employés de la fonction publique – sans jamais mentionner la législation du « droit au travail ».

Leah Lipska, jeune femme de trente ans et mère de trois enfants, en paye aujourd'hui le prix.

Lipska est spécialiste des technologies de l'information au ministère des Services correctionnels de l'État du Wisconsin. Elle gagne 35 000 $ par année, mais après le gel de salaire de deux ans imposé par Walker (Hudak a également promis un gel de deux ans aux membres du SEFPO) et les « réformes » aux régimes de retraite et d'assurance maladie (ça vous rappelle quelque chose?), son revenu a baissé de dix pour cent. Depuis, elle est forcée de recourir aux bons alimentaires et à d'autres programmes d'aide sociale du gouvernement pour faire vivre sa famille.

Chanteurs de solidarité

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Hudak est un grand fan de la loi antisyndicale américaine

26 mars 2014 Tim Hudak, chef du PC, affirme avoir abandonné son plan pour faire adopter la loi du droit de travail à l'américaine en Ontario. Mais il y a plus d'une façon d'attaquer les syndicats. Il a une liste d'autres lois antisyndicales qu'il adopterait s'il est élu premier ministre de l'Ontario.

Hudak est un grand fan de la loi antisyndicale américaine et le gouverneur du Wisconsin Scott Walker a montré aux politiciens d'extrême droite sur les deux côtés de la frontière comment détruire les syndicats de la fonction publique sans une loi du droit de travailler.

En mars 2011, Walker, accompagné de ses alliés de Tea Party, a fait adopter la loi Act Ten à l'Assemblée législative du Wisconsin. Il a supprimé le droit du syndicat de la fonction publique de négocier collectivement sur ​​les retraites, la santé et la sécurité, les heures supplémentaires, les augmentations de salaire au-dessus du coût de l'inflation et a aboli les procédures de règlement des griefs valables. Bref, tout ce que les syndicats veulent faire pour leurs membres.

Par la suite, l'adhésion au syndicat de la fonction publique est tombée de 19 000 à 8 000 en seulement trois ans. Mais les membres des syndicats ne renoncent à rien. Tous les jours, ils vont à l'Assemblée législative du Wisconsin pour chanter devant le gouverneur Walker des chansons de protestation.