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La Place de l’Ontario : Repenser son avenir

La Place de l’Ontario : Repenser son avenir

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Quel résultat obtiendrez-vous lorsque vous réunissez 40 architectes avant-gardistes, urbanistes, graphistes de l"environnement et défenseurs des services publics et leur demander de réfléchir sur l"avenir de la Place de l"Ontario ?

Vous obtiendrez une explosion de vision et d"imagination qui, collectivement, étouffe le plan actuel du gouvernement provincial visant à réaménager le joyau public de 155 acres situé dans le secteur riverain de Toronto avec des condominiums et des centres de villégiature, très probablement à proximité d"un casino – et 13 000 places de stationnement – que certains chefs d"entreprise et politiciens de Toronto aimeraient voir se développer sur le terrain de la Place de l’Exhibition.

C"est devenu plus clair le week-end dernier lorsque le SEFPO, en collaboration avec le Martin Prosperity Institute et le Design Industry Advisory Council, a réuni en une salle pleine des experts et leur a demandé d"imaginer – à travers un exercice baptisé une « conférence-charrette – l"avenir de la Place de l"Ontario, maintenant que le gouvernement McGuinty l’a fermée pour préparer à recevoir des appels d"offres des industries commerciales et résidentielles fondées sur les recommandations de l"été dernier, de John Tory et de son comité consultatif.

Inutile de dire que John Tory a évité cette conférence-charrette le week-end dernier, bien que lui-même et le premier ministre tous les deux soient invités à y assister.

Cet événement d"une journée entière a attiré un groupe d"architectes chevronnés et d’autres personnes qui ont réfléchi longuement sur l"avenir de la Place de l"Ontario.  Parmi les participants figuraient l’imprésario de théâtre, David Mirvish, l’urbaniste Ken Greenberg, l’architecte de renommée internationale Tarek El-Khatib, et l"architecte fondateur de la Place de l"Ontario, Eberhard Zeidler, qui a parlé passionnément de la nécessité de repenser l"avenir du site sans l"encombrer avec du développement résidentiel de grande densité.

« Il y a beaucoup de choses dans la vie qui ne demandent pas d"argent, » a dit le groupe Zeidler.  « Pour embellir une grande ville nous y avons toujours ajouté des choses nouvelles et intéressantes.  Ensuite, nous devons trouver une façon de la rendre pratique et utile pour toute la population.  Je crois que ça peut se faire avec le site de la Place de l"Ontario. »

La journée a été divisée en sessions du matin et de l"après-midi.  Avant midi, le groupe a écouté les organisateurs et les politiciens, Rosario Marchese et Mike Layton, dont les effectifs respectifs des circonscriptions provinciales et municipales, comprenaient la Place de l"Ontario.  Chacun entre eux a souligné l"importance d’inviter le grand public de participer au débat sur ​​l"avenir de la Place de l"Ontario –  une pratique que le gouvernement provincial a évité de suivre, jusqu’à ce jour.

La vice-présidente de la Région 5 du SEFPO, Nancy Pridham, a partagé les souvenirs de ses visites de la Place de l"Ontario dans sa jeunesse.

« Je me souviens de ces bons moments, » a-t-elle dit.  « Avec un peu d"imagination, il n"y a aucune raison pourquoi on ne peut pas refaire de la Place de l"Ontario un lieu public pour le grand plaisir des visiteurs et de la population de notre province, comme elle a été dans le passé. »

L’urbaniste Greenberg a dit – et les participants étaient d’accord à l"unanimité – que l"avenir de la Place de l"Ontario doit être lié à l"avenir de la Place de l’Exhibition, et qu"il ne doit pas inclure un casino ni des milliers de places de stationnement.  Il y a quelques années, son entreprise avait présenté au gouvernement McGuinty un plan de réaménagement détaillé intégrant les deux sites dans un parc urbain de 277 acres, mais l"idée ne menait nulle part.

« Ce que nous avions en tête était un énorme espace public dans le centre d"une ville à croissance rapide, auquel on aurait eu accès perpétuel tout l"année par l"amélioration du transport en commun et où la majorité des attractions auraient été gratuites pour le public, » a déclaré Goldberg.  « Cet espace aurait répondu aux besoins sociaux, culturels et récréatifs de la population.  Malheureusement, le plan est tombé dans l’eau à un moment donnée. »

Greenberg a continué en disant : « La seule façon dont nous pouvons vaincre l’immense casino de 10 acres des machines à sous de Dwight Duncan est de proposer une vision alternative.  Il ne suffit pas de dire simplement « non ».

Dans l"après-midi, chaque participant a été assigné à un petit groupe pour assumer la tâche de discuter de l"une des quatre conceptions possibles de la Place de l"Ontario et de mettre leurs idées sous la forme d"interprétations artistiques.

Voici les quatre domaines de discussion étroitement liés à l’avenir de la Place de l’Ontario :

  • Recherche et innovation
  • Développement durable et transports
  • Arts, culture, sports et loisirs
  • Destination touristique national

Après deux heures de réflexion, débat et esquisses architecturales, les groupes ont fait rapport à la plénière principale avec leurs principales conclusions et idées, y compris œuvres artistiques produites rapidement par plusieurs architectes.

Un résumé des conclusions de cette conférence-charrette sera publié et présenté à une tribune publique sur l"avenir de la Place de l"Ontario prévue pour le lundi 4 février 2013 à 18 h 30 à Innis Town Hall à l’Université de Toronto.

Suivez la discussion à www.rethinkingontarioplace.com.