Skip to content
lbed_opseu_french_banner.jpg

Le SEFPO demande au Comité législatif de faire passer l'intérêt public avant les profits des chaînes d'épiceries

Le SEFPO demande au Comité législatif de faire passer l'intérêt public avant les profits des chaînes d'épiceries

We the North
We the North
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Allocution de Warren (Smokey) Thomas, président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO), et Denise Davis, présidente de la LBED (SEFPO), devant le Comité permanent des finances et des affaires économiques, sur le projet de loi 144 (Loi de 2015 sur les mesures budgétaires).

Le 2 décembre 2015

Sous réserve de modifications

Bonjour, mon nom est Warren Thomas et vous pouvez m'appeler Smokey. Je suis le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario. À mes côtés, aujourd'hui, Denise Davis, la présidente de la Division des employés de la Régie des alcools (LBED) du SEFPO.

Au nom des 7 000 membres du SEFPO qui travaillent à la LCBO, je vous remercie de nous donner l'opportunité de formuler des commentaires sur les modifications à la Loi sur les alcools, qui sont proposées dans le projet de loi 144.

En mai dernier, Mme Davis avait fait part à ce comité des préoccupations du syndicat concernant le plan du gouvernement visant à autoriser jusqu'à 450 épiceries à vendre de l'alcool.

Nous avions souligné le fait que l'alcool n'est pas un produit de consommation parmi tant d'autres. Depuis de nombreuses années, nos membres font preuve chaque jour de vigilance pour vendre cette substance contrôlée de manière responsable.

Nous avions également mentionné que le plan du gouvernement aurait des répercussions profondes sur la santé, la sécurité et le bien-être des Ontariennes et Ontariens durant les décennies à venir.

Depuis, des chercheurs ont été en mesure d'évaluer les conséquences potentielles du plan du gouvernement – des conséquences tragiques.

Des chercheurs de la Colombie-Britannique ont examiné la relation entre les décès liés à l'alcool et la densité de magasins d'alcools privés dans cette province entre les années 2003 et 2008. 

Selon les conclusions de leurs études, le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) estime que l'ajout de 450 points de vente d'alcools privés pourrait causer plus de 100 décès par année en Ontario.

J'exhorte tous les membres du Comité à examiner les résultats et la documentation de ces études, qui sont toutes accessibles au grand public sur le Web et qui sont incluses dans notre trousse.

De nombreuses preuves montrent que les magasins des monopoles d'état font un bien meilleur travail pour réduire les conséquences de la consommation d'alcool sur la santé et la sécurité publique que les magasins appartenant à des intérêts privés.

Le plan du gouvernement visant à privatiser le marché de détail de l'alcool se traduira par des coûts humains.

Notre syndicat exhorte le Comité à faire passer les coûts humains avant les bénéfices des grandes chaînes d'épiceries, telles que Loblaws, Sobeys et Wal-Mart.

Permettez-moi maintenant de parler des changements à la Loi sur les alcools qui sont proposés par le gouvernement.

Le projet de loi 144, qui est actuellement renvoyé devant ce comité, s'appuie sur les modifications précédentes.

Il y a d'abord eu le projet de loi 91, adopté en juin, qui a ajouté une nouvelle disposition pour autoriser des épiceries à vendre de l'alcool au public. 

Au mois de septembre, le gouvernement a ensuite déposé le Règlement de l'Ontario 141/01, qui expose les critères d'admissibilité que les épiceries doivent satisfaire afin d'être autorisées à vendre de la bière. La majorité des détails figurent dans l'annonce du gouvernement, qui a été faite le 23 septembre.

Il y a un élément, toutefois, que le gouvernement a négligé de préciser.  

Aucune autorisation ne sera délivrée à une épicerie de détail située dans un rayon de 10 kilomètres d'un magasin-agence.

Cette clause a pour effet de protéger les magasins-agences exploités par des propriétaires privés de la concurrence avec les grandes chaînes d'épicerie.

On est en droit se demander pour quelle raison il n'y a pas de règlement pour interdire aux épiceries ou aux magasins-agences d'être situés dans un rayon de 10 km d'une succursale de la LCBO?

Après tout, la LCBO appartient à la population de l'Ontario et devrait être exploitée de façon à servir l'intérêt public.

La réponse est qu'il n'existe pas de tel règlement pour protéger un actif de la population.

Une fois de plus, on se rend compte que le gouvernement fait passer les profits privés avant l'intérêt public.

Enfin, il y a les amendements contenus dans le projet de loi 144.

Un nouveau paragraphe sera ajouté à la Loi sur les alcools pour interdire la publication d'informations sur la vente de boissons alcoolisées dans les épiceries à quiconque en dehors du gouvernement.

Les informations sur les ventes seront considérées des « renseignements financiers et commerciaux » fournis à titre confidentiel au gouvernement et ne devront pas être divulguées.

Le nouveau paragraphe prévaudra sur la législation sur l'accès à l'information et la protection de la vie privée de la province.

Cela signifie que personne d'autre que le gouvernement – les médias, les partis et les députés de l'opposition, les chercheurs en matière de consommation d'alcool et notre syndicat – ne sera en mesure de vérifier de manière indépendante que les épiciers payent ce qu'ils doivent à la population de l'Ontario s'ils dépassent leur part du plafond des ventes de 450 millions de dollars.

En conclusion, notre syndicat exhorte le Comité à voter contre les amendements à la Loi sur les alcools qui sont inclus dans le projet de loi 144.  

De plus, notre syndicat vous exhorte à rejeter les amendements à la Loi sur les relations de travail qui permettraient à Ellis Don de se retirer d'un contrat de travail juridiquement contraignant.

Maintenant, c'est avec plaisir que nous répondrons à vos questions.

Download PDF

fighting-privatization-en-campaign-button-265x150.jpg

Visit our Fighting Privatization Index Page