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Pourquoi la sous-traitance des services informatiques de la FPO est une mauvaise idée

Le gouvernement Wynne envisage de privatiser les principaux aspects de l’infrastructure de ses services informatiques en dépit du fait que les employés du gouvernement offrent les mêmes services à un coût moins élevé.

Coût plus élevé

Le budget des services informatiques du gouvernement pour 2013-14 était de 1,2 milliard de dollars.  Cinquante-huit pour cent, ou 703 millions de dollars, ont été versés à des fournisseurs privés pour le matériel, les logiciels et les services.  La proportion du budget global de ce qui va au secteur privé a augmenté de 63 pour cent au cours des cinq dernières années.

Le gouvernement a versé plus de 652 millions de dollars en cinq ans à trois fournisseurs, Compugen, CompuCom et Telus, pour les services de bureau, les services d'administration de serveur et de réseau, travail qui a été fait une fois et se fait encore à des degrés divers, par les employés du gouvernement.

Le gouvernement a versé un montant supplémentaire de 131 millions de dollars en 2013-14 à 1 479 consultants embauchés par tâche ou projet. Ces consultants sont destinés à être embauchés pour une durée déterminée et/ou quand il y a un manque de ressources internes pour doter un projet.  Cependant, les employés du gouvernement ont observé le même tarif pour les consultants en milieu de travail depuis des années.

Le rapport 2012 d'un consultant pour le ministère des Services gouvernementaux (anciennement en charge de la technologie de l’information du gouvernement) a trouvé que des entrepreneurs privés coûtent deux à trois fois plus que les employés du gouvernement pour cinq des six types de services informatiques.  Le consultant a constaté que 25 pour cent du personnel impliqué directement dans le travail des services informatiques du gouvernement sont des entrepreneurs privés.

La qualité du service baissée

La sous-traitance a-t-elle donné lieu à de meilleurs services ? Non, au contraire. La privatisation a donné lieu à des retards et à de mauvais services :

  • Dans le temps, le personnel informatique du gouvernement prenait de 30 minutes à 2 heures pour faire une image d'un ordinateur de bureau. Maintenant que les vendeurs sont responsables de la création d'images, l'imagerie d'un ordinateur de bureau peut prendre entre six à huit heures. Il y a 80 000 ordinateurs individuels, ordinateurs portables et des tablettes dans le fonctionnement de la FPO.
  • Le personnel informatique du gouvernement était responsable de l'installation des mises à jour sur des centaines de serveurs « clients » pour les applications informatiques pour 28 ministères.  Maintenant, il est tenu de fournir des instructions aux entrepreneurs privés toutes les heures. Une mise à jour unique de 800 serveurs exigera 800 demandes identiques.  Le gouvernement a plus de 4 000 serveurs.
  • Les mises à jour sur les serveurs du gouvernement sont souvent retardées parce que l’entrepreneur privé n'a pas de personnel pendant les heures convenables qui sont des soirées et des fins de semaine.
  • Les employés de la FPO qui ont besoin d'une prise réseau activée afin qu'ils puissent accéder à l'Internet attendent maintenant jusqu'à trois jours pour que quelque chose se produise alors que dans le passé, un rapide coup de téléphone à un employé des services informatiques du gouvernement a pu régler le problème en peu de temps.
  • Le personnel informatique du gouvernement qui se trouvait dans les bureaux d’à côté était prêt à aider les collègues de la FPO à n’importe quel moment lorsqu’il y avait un problème informatique; mais maintenant il personnel informatique a déménagé dans d’autres bureaux ou édifices; ajoutant ainsi un autre délai à la résolution de problèmes informatiques.  (Si l'entrepreneur privé ne peut pas résoudre le problème, on fait appel à un employé des services informatiques du gouvernement.)

La sécurité et le caractère confidentiel des données sous menace

Le gouvernement Wynne planifie de fermer 22 centres de données du gouvernement d'ici 2016.  Pour ce faire, le gouvernement fera le transfert de ses données et la gestion des serveurs informatiques et des applications dans le nuage exploité par le secteur privé.  L’informatique en nuage est le stockage et le traitement de données sur des serveurs situés n'importe où sur la planète avec les entrepreneurs privés ayant l'accès aux données via Internet.  Cela signifie que les programmes gouvernementaux dont dépendent les Ontariens (par exemple, l'aide sociale, le RAFEO, le renouvellement de permis de conduire, etc.) et même le système de messagerie du gouvernement pourraient fonctionner dans le nuage, les données étant stockées à l'extérieur du Canada.  Le gouvernement refuse de divulguer les renseignements sur les applications qui seront stockées sur des serveurs dans le nuage.

La privatisation éliminera de bons emplois

La décision du gouvernement Wynne de sous-traiter les services informatiques éliminera de bons emplois de la classe moyenne avec des salaires et des avantages sociaux décents et les remplacera par la main-d'œuvre moins coûteuse.  Une partie de ce travail sera presque certainement fait par les sous-traitants situés dans d'autres pays.

Par exemple, une équipe d'environ 100 testeurs et développeurs de logiciels employés par le ministère des Services sociaux et communautaires à 5700, rue Yonge à Toronto a travaillé pendant deux ans, à partir de 2012, en tandem avec une équipe de taille similaire de travailleurs des services informatiques en Inde lors de l'élaboration du nouveau système de gestion des dossiers d'aide sociale du gouvernement, dénommé SAMS.  Environ 8 employés représentés par le SEFPO, travaillaient comme testeurs de logiciels au ministère et ils ont passé six mois à former 40 travailleurs indiens sur la façon de faire leur travail.  Les membres du SEFPO s’inquiètent de la possibilité d’être finalement remplacés par ces travailleurs indiens.  Les travailleurs indiens sont supposés d’être embauchés par un sous-traitant d'IBM Canada qui a obtenu le contrat pour développer le système SAMS.

La fermeture des centres de données du gouvernement aura un impact sur presque 300 employés de la fonction publique représentés par le SEFPO.

En outre, le gouvernement planifie  de privatiser complètement les services de bureau, laissant 64 000 employés de la FPO à la merci des entrepreneurs privés.  Étant donné que pratiquement tous les services publics comptent sur les ordinateurs, cette décision pourrait sérieusement entraver le fonctionnement quotidien du gouvernement.  La sous-traitance des services de bureau et des services dans les différentes régions de la province, dès mai 2015, aura un impact sur presque 265 postes de la fonction publique dont les titulaires sont membres du SEFPO.

Bâtir la capacité interne

Ce qui tracasse les membres du SEFPO le plus, c’est que la sous-traitance est totalement inutile et c’est un gaspillage d'argent.  La capacité, les connaissances et l'expérience nécessaires pour fournir des services informatiques existent au sein de la FPO.

Par exemple, le Centre de données Guelph, construit comme un P3, à un coût estimé au gouvernement de l’Ontario de 350 millions de dollars sur plus de 30 ans, et ouvert depuis 2011, a une capacité de serveur bien suffisante pour répondre aux besoins du gouvernement, aujourd’hui et dans l'avenir.  En outre, il s’agit d’un établissement un très sécurisé, construit pour résister à des tornades et des tremblements de terre.

Le SEFPO se préoccupe sérieusement de la relation étroite entre les cadres supérieurs des services informatiques du Conseil du Trésor et les fournisseurs qui obtiennent des contrats du gouvernement.  Les membres du SEFPO savent qu'au moins trois anciens cadres supérieurs des services 'informatiques qui ont quitté le gouvernement pour occuper des emplois chez les fournisseurs.

Le syndicat a écrit au juge Sidney Linden, commissaire aux conflits d'intérêts de l'Ontario, et Steve Orsini, secrétaire du Cabinet, en leur demandant de faire une enquête sur d'éventuels conflits d'intérêt dans les contrats informatiques actuels et éventuels du gouvernement.

Le SEFPO représente environ 2 400 employés des services informatiques du Secrétariat du Conseil du Trésor du gouvernement (responsables de la gestion de l'infrastructure informatique commune du gouvernement), et dans les neuf « groupes » qui fournissent des services à des ministères et organismes qui s’y rattachent.  AMAPCEO représente un autre groupe de 1200 employés des services informatiques dans la FPO, ce qui pour un effectif total syndiqué d'environ 3 600.  Au minimum, il y a 1 400 consultants informatiques non syndiqués.

Parmi les postes dont les titulaires sont représentés par le SEFPO on compte l’agent de soutien à la technologie infrastructure, l’analyste de programmes, l’analyste de systèmes et l'analyste de l’administration de systèmes.