Vote des travailleurs des collèges : Questions et réponses

1. J’ai voté – que se passe-t-il ensuite?

Contrairement à ce qui se passe dans une élection, quelques étapes supplémentaires doivent se produire après un vote de ce genre pour permettre le dépouillement des bulletins de vote. La Commission des relations de travail de l'Ontario, qui a supervisé le vote, doit vérifier qu’aucun bulletin n'est à double dans l’ensemble des collèges, et que tous les électeurs qui ont voté étaient sur la liste des électeurs. Malheureusement, l’employeur fait traîner les choses en contestant le processus d’accréditation devant les tribunaux, ce qui fait que les votes ne peuvent être comptés avant que ces difficultés soient résolues. Le SEFPO continue de se battre pour faire en sorte que les choses avancent rapidement.

2. Quand les bulletins de vote seront-ils comptés?

Nous rencontrerons l’employeur et la Commission des relations de travail de l’Ontario dans les semaines à venir pour travailler sur la résolution des difficultés décrites plus haut. Une fois que tout cela sera réglé, les urnes pourront être ouvertes et les votes être comptés. Nous ne savons pas à quel point les obstacles posés par l’employeur retarderont le processus, mais nous vous tiendrons au courant au fur et à mesure que nous en savons plus.

3. Comment serons-nous informés des résultats du vote?

Dès que les bulletins de vote seront comptés, nous communiquerons avec vous pour partager le résultat.

4. J’ai entendu dire qu’il y avait un examen judiciaire, qu’est-ce que c’est au juste?

L’examen judiciaire exigé par le Conseil des collèges (votre employeur) vise à contester la décision de la Commission des relations de travail de l'Ontario de procéder au vote. Le Conseil des collèges demande qu’on exclue le vote et que vos votes soient détruits, sans être comptés.

Il demande au tribunal de déclarer que la Commission des relations de travail a eu tort d’ordonner la tenue d’un scrutin en juin dernier. Selon la Commission des relations du travail, les travailleurs à temps partiel qui s’étaient organisés, qui avaient signé une carte et qui avaient travaillé en vue d’obtenir le droit de s’affilier à un syndicat avaient le droit de s’exprimer par vote.

Le SEFPO est convaincu que la décision de la Commission des relations de travail est une bonne décision. Plus important encore, le SEFPO estime que les décisions d’un tiers impartial comme la Commission des relations de travail doivent être respectées. La Commission a statué qu’un scrutin devait être tenu, et des milliers de travailleurs des collèges sont allés voter. Nous estimons que la voix de ces travailleurs, qui ont été nombreux à faire la queue pendant des heures pour pouvoir voter, doit être entendue.

5. L’employeur soutient que le vote devrait avoir eu lieu en octobre – pourquoi a-t-il eu lieu au mois de juin?

Les travailleurs à temps partiel et les étudiants ont travaillé dur au cours de l’année pour en arriver là. Ils ont parlé avec leurs collègues pour en savoir plus sur les avantages d’une adhésion syndicale et sur la façon dont une telle adhésion les aiderait à obtenir des droits fondamentaux, tels que l’accès aux congés de maladie ou à la rémunération égale pour un travail égal. L’employeur espérait pouvoir reporter le vote au mois d’octobre, tandis qu’un nouveau groupe d’étudiants et d’autres travailleurs à temps partiel venaient d’arriver. L’employeur comptait sur le fait que ce nouveau groupe ne réaliserait peut-être pas l’importance d’un vote en faveur d’une représentation syndicale.

La Commission des relations de travail a décidé que le vote devait avoir lieu en juin. Avec cette décision, ce sont les travailleurs à temps partiel et les étudiants qui comprennent ce qui se passe qui ont eu l’occasion de voter. Et maintenant, l’employeur demande aux tribunaux de rejeter le vote et de détruire les votes déjà exprimés. Le SEFPO continue de se battre pour faire en sorte que vos voix soient entendues.

6. Est-il vrai que les étudiants n'ont pas été en mesure de voter?

Malgré ce que l’employeur prétend, des centaines d’étudiants de toute la province ont voté. Dans certains collèges, les travailleurs n’ont pas rechigné à attendre en ligne pour voter. Certains ont dû attendre jusqu’à une heure et demie pour déposer leur bulletin.

L’employeur avait essayé de faire en sorte que le nom des étudiants qui avaient travaillé plus tôt dans l’année ne soit pas ajouté à la liste des électeurs. Mais le SEFPO s’est assuré que les étudiants qui avaient travaillé à un moment ou à un autre pendant l’année scolaire puissent ajouter leur nom sur cette liste. Nous tenions à ce que tous les travailleurs à temps partiel aient l’occasion de voter.

7. Je veux que mon vote compte – que puis-je faire pour aider?

Écrivez à Deb Matthews, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, à l’adresse [email protected], pour lui faire savoir que vous voulez que votre vote soit compté. Demandez-lui de dire aux présidents des collèges de ne plus retarder le dépouillement des bulletins de vote.

Date de publication: 

Le jeudi 14 juillet 2016, 12 h 45