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Loi sur les relations de travail : un patchwork d’amendements qui ne fait rien pour les travailleurs

Scales, gavel, and legal texts
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Toronto – Les amendements proposés aujourd’hui par le gouvernement de l’Ontario à la Loi sur les relations de travail de l’Ontario (LRTO) ne sont qu’un méli-mélo d’idées qui ne vont pas assez loin pour faciliter la syndicalisation des travailleurs, selon le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO).

« Se joindre à un syndicat et prendre part à la négociation collective sont les deux meilleures façons d’améliorer les salaires et les conditions de travail de tout travailleur qui reçoit un chèque de paie », a déclaré aujourd’hui le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « Malheureusement, le gouvernement Wynne propose d’aider certains travailleurs de l’Ontario à se syndicaliser mais ne fait rien pour des millions d’autres. »

« C’est une erreur que nous demandons instamment au gouvernement de rectifier. »

Le fait que le gouvernement propose d’autoriser l’accréditation syndicale par « vérification des cartes » pour les travailleurs des agences de placement temporaire, des services d’entretien des bâtiments et des soins à domicile et services communautaires, mais n’offre rien de semblable aux travailleurs d’autres domaines qui forment la plus grande partie de la population active en Ontario, est un problème pour le SEFPO.

« Habiliter les travailleurs des secteurs choisis en leur permettant de se syndiquer en signant des cartes d’adhésion syndicale sans avoir à devoir faire face à l’intimidation de l’employeur qui accompagne les votes d’accréditation est une formidable initiative », a dit Monsieur Thomas. « Mais cette même logique s’applique à tous les lieux de travail. Si le processus est bon pour un groupe, il est bon pour tous les groupes. »

Monsieur Thomas a dit que la proposition du gouvernement sur les droits du successeur, qui permet aux travailleurs syndiqués de prendre leur convention collective avec eux lorsqu’ils changent d’employeur, était tout aussi sélective.

« Nous appuyons cette proposition du gouvernement bien sûr, qui donne les droits du successeur aux travailleurs de l’entretien des bâtiments, mais nous ne comprenons pas pourquoi tous les travailleurs ne pourraient pas en bénéficier, comme par exemple les travailleurs qui négocient en vertu de la Loi sur la négociation collective dans les collèges », a-t-il encore dit. « Je trouve étrange que le gouvernement propose de se donner à lui-même le droit par règlement d’offrir les droits du successeur à certains lieux de travail sélectionnés, plutôt que de simplement légiférer les droits du successeur pour tous. »

Monsieur Thomas a dit que le syndicat continuerait d’étudier les propositions publiées aujourd’hui et en discuterait avec le gouvernement avant et après que l’on fixe une date pour les intégrer à la législation.

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931