Division des Employés de la régie des alcools

Rejeter l'expansion du secteur privé et soutenir la LCBO

La LCBO: Essentiellement votre
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Warren (Smokey) Thomas, président de l’OPSEU/SEFPO, a envoyé la lettre suivante à Peter Bethlenfalvy, ministre des Finances, pour lui demander de soutenir la LCBO en rejetant les efforts des lobbyistes qui veulent l’expansion du secteur privé.

Le 13 juillet 2021

L’honorable Peter Bethlenfalvy
Ministre des Finances
99, rue Wellesley Ouest, salle 4320
Toronto (ONTARIO) M7A 1W3

Objet : Rejeter l’expansion du secteur privé et soutenir la LCBO

Monsieur le Ministre,

Comme vous le savez, la Régie des alcools de l’Ontario (LCBO) est un véritable joyau, puisque la société d’État génère un dividende annuel de plus de deux milliards de dollars pour la province. Mais le succès du modèle de la LCBO est menacé par l’expansion des comptoirs express exploités par des entreprises privées. Je vous écris pour vous faire part de ma préoccupation concernant les efforts des lobbyistes en faveur de leur expansion, dans les zones urbaines  en particulier.

Ces dernières années, il y a eu une prolifération des comptoirs express en Ontario. Il y a eu en réalité une augmentation de 76 pour cent d’une année à l’autre. Les profits de ces commerces privés finissent dans les poches de leurs propriétaires privés, au lieu de retourner à la population de l’Ontario pour payer les services publics dont la population a besoin. Puisque les comptoirs express obtiennent un rabais de 10 pour cent sur le prix de gros de l’alcool, leurs bénéfices représentent une perte de 10 pour cent pour le trésor public.

Ils continuent pourtant à exiger une part encore plus grosse du gâteau public. À présent, c’est l’Ontario Convenience Stores Association (OCSA) qui a annoncé son intérêt de rencontrer la direction de la LCBO pour élargir encore plus le modèle des comptoirs express et demander leur expansion dans les zones urbaines. Je vous écris pour vous demander d’intervenir en demandant à la direction de la LCBO de rejeter ce plan d’action dangereux. La LCBO choisit scrupuleusement l’emplacement des comptoirs express afin qu’ils ne se trouvent pas dans les zones urbaines ou à moins de cinq kilomètres d’une succursale de la LCBO ou d’un magasin Beer Store – et pour une bonne raison.

Non seulement l’expansion des comptoirs express inflige une perte à notre trésor public, mais elle constitue de surcroît une menace pour la santé et la sécurité publique. Elle nuit à nos communautés et menace le moyen de subsistance même des travailleurs de première ligne de la LCBO. Depuis 2015, le nombre de points de vente au détail qui vendent de l’alcool en Ontario a augmenté de plus de 40 pour cent. Rien qu’en 2019/2020, 160 nouveaux comptoirs express ont ouvert leurs portes comparés à seulement trois nouvelles succursales de la LCBO.

Cette expansion a déjà été trop coûteuse. Elle a nui à la LCBO, en particulier aux petites succursales rurales. En 2019, des changements importants ont été apportés à l’image de marque des magasins-agences pour les appeler des comptoirs express, ainsi qu’à la structure de livraison. De nos jours, les comptoirs express ne récupèrent plus leurs produits à la succursale de la LCBO la plus proche – ou au magasin fournisseur. Les produits sont livrés directement au comptoir express, qui paie des frais de livraison dans sa facture. L’ensemble de cette structure a eu un impact sur le chiffre des ventes des succursales de la LCBO qui les approvisionnaient auparavant, ce qui a entraîné une réduction des heures pour les employés occasionnels.

Il est temps de mettre un terme au démantèlement de notre LCBO publique. Il est temps d’éliminer le modèle de livraison directe et de faire en sorte que la LCBO assure la livraison par camion des produits aux magasins d’approvisionnement de la LCBO.

Avant d’aller de l’avant, nous vous prions de suspendre toute discussion concernant cette expansion et d’entreprendre un examen complet de son impact sur la santé publique et la sécurité communautaire. Nous sommes convaincus que vous constaterez que les coûts et les risques l’emportent sur tout avantage de ce que l’on appelle la « commodité ».

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Warren Smokey) Thomas
Président
Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario