Skip to content
1400-200_300dpi-indigneous_circle_fr.jpg

Un voyage d’échange des connaissances au Guatemala

Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Le Cercle des Autochtones du SEFPO a tenu une séance d’accueil au Native Canadian Centre de Toronto pour présenter deux sages-femmes Maya K’iche, Juliana Teresa et Alba, qui ont exposé les défis et réussites du peuple autochtone Maya K’iché des hautes terres de l’Ouest du Guatemala dans le domaine de la santé.

Juliana Teresa Caniz Tzoc de Rosales est une sage-femme autochtone du peuple Maya K’iché qui pratique la méthode traditionnelle et une guide spirituelle dans le village de Nimasac à Totonicapán, au Guatemala. Juliana Teresa, qui a embrassé sa vocation pour le métier de sage-femme il y a plus de 20 ans, a dirigé des accouchements à l’Hôpital régional de Quetzaltenango et à l’Hôpital national de Totonicapán. En tant qu’aj’Qij, ou guide spirituelle, Juliana Teresa procède également à des cérémonies mayas pour les patientes et leurs familles.

Alba Saturnina Acabal Zarate est une sage-femme autochtone du peuple Maya K’iché qui pratique la méthode traditionnelle dans le district de Totonicapán’s Momostenango au Guatemala. Alba, qui suit sa vocation de sage-femme depuis près de 30 ans, a également occupé des postes de chef de file dans sa communauté, notamment en tant que présidente du collectif des sages-femmes traditionnelles à Momostenango et membre de la commission de la santé communautaire de sa municipalité.

Dans le cadre du projet Maternal, Newborn, and Child Health (MNCH), Alba et Juliana Teresa font partie des plus de trente sages-femmes qui ont été formées par PIES de Occidente et le Totonicapán Health Directorate au sujet des toutes dernières pratiques en matière de santé maternelle et infantile.  Elles contribuent à leur tour à former d’autres sages-femmes traditionnelles afin d’améliorer leurs connaissances et compétences à travers la province de Totonicapán.

Alba défend depuis toujours le fait qu’il est essentiel de reconnaître la valeur et les connaissances de la médecine Maya et de faire en sorte qu’elle soit au centre des efforts visant à améliorer la santé des peuples mayas au Guatemala. Le Fonds pour la justice sociale du SEFPO contribue au projet Maternal, Newborn, and Child Health: Transforming Indigenous Lives (MNCH) en organisant des ateliers de formation, en procurant des équipements aux sages-femmes traditionnelles Maya K’iche’, en favorisant les échanges de connaissances entre les divers organismes de sages-femmes et en procurant des équipements à l’unique hôpital public de Totonicapán.

Confectionnés grâce aux conseils de sages-femmes traditionnelles, les sacs mayas en tissus et colorés contiennent des équipements qui aident les sages-femmes à assurer l’hygiène et la sécurité des accouchements. Ces ressources, qui sont cruciales pour améliorer la santé des familles Maya K’iche’ à Totonicapán, contribuent de surcroît à sauver la vie de mères et de leurs bébés.

Le Cercle des Autochtones du SEFPO a établi un partenariat avec Horizons d’amitié concernant un échange de connaissances avec les peuples autochtones du Guatemala, du 7 au 17 février 2020, dans le cadre du projet Maternal, Newborn, and Child Health: Transforming Indigenous Lives (MNCH). Ce partenariat comprend l’envoi de membres autochtones du SEFPO, qui sont des praticiens de la santé et/ou qui travaillent avec des femmes qui ont été victimes de violence.

Selon le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, ce partenariat avec le peuple autochtone Maya Ki’ché du Guatemala est pour « le SEFPO une des façons de tenir son engagement d’avancer le long du chemin de la réconciliation avec les communautés autochtones ».  Ce chemin comprend l’envoi de trois membres autochtones du SEFPO au Guatemala dans le cadre d’un voyage d’échange des connaissances en février 2020. « La guérison ne pourra pas commencer tant que les peuples autochtones n’auront pas repris le plein contrôle de leurs communautés, économies et traditions culturelles, mais également ravivé leurs langues et leurs cultures », a déclaré Krista Maracle, présidente du Cercle des Autochtones du SEFPO. « C’est la contribution du SEFPO au processus de guérison. »