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Déclaration de Warren (Smokey) Thomas, président de l’OPSEU/SEFPO

Coronavirus Informez-vous. Protegez-vous.
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Le chaos est la dernière chose dont nous avons besoin.

Cornwall.  Peterborough. Guelph. Ottawa. Niagara. Peel. Toronto. Et maintenant, les forces de police de toute la province qui refusent d’appliquer les nouveaux pouvoirs autorisés hier par le gouvernement de l’Ontario. Et à juste titre : arrêter au hasard des citoyens et verbaliser tous ceux qui ne respectent pas les règles ne mettra pas fin à la pandémie de COVID-19. Ces mesures pourraient conduire les communautés racialisées et les personnes sans abri et vulnérables, qui sont déjà affectées de manière disproportionnée par ce virus, à vivre maintenant dans la peur et l’angoisse. Ce que l’on qualifie à présent de restrictions rédigées sur une serviette de table par un gouvernement qui bataille pour arrêter la propagation du virus se traduisent par des mesures inefficaces et le chaos. Et le chaos est la dernière chose dont nous avons besoin.

Les Ontariens ne savent plus à qui faire confiance en ce qui concerne la COVID-19. Peu importe où on regarde, on trouve des informations contradictoires sur les masques, la sécurité et les vaccins. Ils sont désorientés par les ordres de rester à la maison, suivis par l’assouplissement des restrictions, suivi par de nouveaux ordres de rester à la maison. Les commerces reçoivent l’ordre de fermer, puis d’ouvrir le mois prochain, puis de fermer à nouveau la semaine suivante. L’économie vacille un peu plus à chaque nouvelle annonce. Et les Ontariens se sentent vulnérables et en état d’insécurité.

Lorsque la police refuse de suivre les instructions du gouvernement, on se rapproche de l’agitation civile. Malgré l’ordre de rester à la maison, on peut déjà voir des parents déchirer les bandes jaunes interdisant l’accès aux aires de jeux et rendre visite à des membres âgés de la famille.  Cela fait maintenant plus d’une année que les gens vivent avec des annonces qui ne fonctionnent pas vraiment et des mesures qui ne font que freiner temporairement la pandémie ou protéger partiellement le public.

En tant que président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario, je suis particulièrement préoccupé par la sécurité publique. Des milliers de membres de l’OPSEU/SEFPO sont en première ligne de cette pandémie et risquent leur propre vie pour assurer la protection et la sécurité de tous les Ontariens et Ontariennes. Pour les protéger, et pour protéger le reste d’entre nous, nous avons besoin de redonner confiance au public et de mettre en place des mesures qui fonctionnent.

Je suis également préoccupé par la politisation de la question. Il n’y a pas de solution facile pour mettre fin à la pandémie. S’il y en avait, nous verrions certainement des exemples dans le monde entier, pas seulement dans quelques rares endroits. Pour y parvenir, nous devrons nous appuyer sur quelques éléments, à commencer par vacciner le plus grand nombre possible de gens, quel que soit le nom du vaccin sur l’étiquette.

Nous devrons disposer de la capacité, tant en termes d’infrastructure que de ressources humaines qualifiées et formées.

Nous avons besoin d’options de traitement pour soigner les personnes à haut risque dès l’apparition des premiers symptômes.

C’est l’éducation, et non pas la répression, qui nous permettra d’y parvenir.

Et nous avons besoin de collaboration.

Accuser le premier ministre d’être insensible, sans cœur, et de se préoccuper davantage des finances que de la santé est tout simplement malhonnête.

J’en suis venu à connaître le premier ministre. Je sais qu’il s’inquiète. Je sais qu’il se soucie des gens. Je sais qu’il travaille 24 heures sur 24. Le poids du leadership, qu’on le veuille ou non, pèse lourd dans ces décisions qui sont une question de vie ou de mort. C’est bien plus facile de jouer les gérants d’estrade.

Cessez de lancer des attaques rhétoriques et de proférer des invectives et des propos hostiles. Ce n’est pas le moment de promouvoir les lignes de parti qui ont été tant mises en avant.

Nous devons nous rassembler maintenant.

Je demande au premier ministre de partager le fardeau, d’élargir la table ronde, de donner une voix à tous, et à chacun de laisser son ego au vestiaire pour le bien de l’Ontario. Expliquons les choses, déterminons la voie à suivre et traçons un chemin que tout le monde pourra suivre et comprendre en toute confiance. Et, pour finir, mettons-le en place une fois pour toutes.

Avec près de 4 500 nouveaux cas de COVID-19 signalés en Ontario aujourd’hui, il est évident que l’on doit apporter des réponses rapidement. Des réponses réelles de la part de dirigeants qui se soucient davantage des gens que de leur propre avenir.

Warren (Smokey) Thomas, président de l’OPSEU/SEFPO

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931; OPSEUCommunications@opseu.org