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La déclaration des droits des Autochtones : ‘un moment de fierté’ pour le SEFPO, selon le président Thomas

SEFPO, Chiefs of Ontario - Equipe de mobilisation autochtone
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Toronto – Conformément à son engagement de longue date à l’égard de la réconciliation entre les Autochtones et le mouvement syndical, le Conseil exécutif du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) a adopté à l'unanimité une Déclaration de principes du SEFPO sur les droits des peuples autochtones.

Rédigée en consultation avec l'équipe de mobilisation autochtone du SEFPO et les chefs des Premières Nations, cette déclaration est destinée à guider le syndicat dans son cheminement vers la réconciliation avec les peuples autochtones.

Le SEFPO a reçu le soutien de R. Stacey Laforme, chef de la Première Nation des Mississaugas de New Credit, qui estime que les initiatives conjointes entre les Autochtones et le mouvement syndical sont « plus que jamais nécessaires ».

« La population autochtone du Canada est jeune et en croissance rapide », a-t-il fait remarquer. « En fait, au cours de la prochaine décennie, on prévoit que 400 000 jeunes Autochtones supplémentaires se joindront aux 900 000 Autochtones qui sont déjà sur le marché du travail. Et l'Ontario compte déjà le plus grand nombre d’adultes en âge de travailler que toutes les autres provinces. »

« Malheureusement, ces travailleurs toucheront, en moyenne, un salaire inférieur de 25 pour cent à celui des Canadiens non‑autochtones », a déploré le Chef Laforme. « C'est pourquoi nous croyons qu'il est essentiel de travailler avec le mouvement syndical pour combler cet écart de rémunération déraisonnable. »

Cette déclaration ouvre la voie à un processus qui permettra au SEFPO de travailler de concert avec les peuples autochtones pour :

  • déterminer les changements à mettre en œuvre pour que le SEFPO puisse organiser plus efficacement de nouveaux membres autochtones;

  • négocier des contrats qui tiennent compte des partenariats respectueux; et

  • résoudre les conflits en milieu de travail de façon à refléter les pratiques culturelles des Autochtones.

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a fait remarquer que les travailleurs autochtones ont été largement négligés par le mouvement syndical. « C'est extrêmement injuste, a-t-il dit, et cette déclaration contribuera grandement à réparer cette injustice. Nous estimons qu'elle peut permettre de jeter les fondements d'un solide partenariat entre les dirigeants autochtones et le SEFPO.

« Mais les organisations syndicales ne peuvent être efficaces que si leurs efforts sont inspirés et dirigés par les collectivités autochtones elles-mêmes », a mis en garde le président Thomas. « À cette fin, nous nous engageons à donner aux membres autochtones une voix forte au sein du mouvement syndical. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931