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Le projet de loi 161 amendé, une autre attaque envers l'aide juridique et les pauvres de l'Ontario

Queen's Park
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Les changements que le gouvernement Ford apporte à l’aide juridique par l’entremise du projet de loi 161 qu’il a déposé cette semaine constituent une attaque virulente contre le système qui fera courir encore plus de risques aux personnes les plus vulnérables de l’Ontario.

Si cette loi est adoptée, Aide juridique Ontario (AJO) aura le pouvoir absolu de décider du sort du système des cliniques juridiques communautaires; le processus qui permettait aux cliniques de demander le réexamen des décisions de financement d’AJO sera supprimé; et tandis que les réductions de 31 millions de dollars qui étaient prévues en 2020 ont été annulées, les compressions draconiennes qui ont été effectuées cette année à AJO sont maintenues – des compressions qui ont déjà décimé la capacité de plusieurs cliniques à protéger les communautés qu’elles desservent.

Par l’entremise de cette loi, le gouvernement se décharge de la responsabilité directe de toutes les décisions de financement futures qui toucheront les Ontariennes et Ontariens à faible revenu qui sont déjà marginalisés! Dans le cadre d’un nouveau plan de réduction des ressources, les cliniques courront le risque de subir d’autres compressions et restructurations arbitraires en vertu de cette nouvelle loi. 

Nous avons déjà vu ce film : imposer des mesures d’austérité aux personnes qui sont le plus dans le besoin, puis restructurer. Ça n’a trompé personne hier et ça ne trompe personne aujourd’hui. Détourner l’attention pour faire croire qu’il y a un plan n’aidera en rien le système d’aide juridique qui a été dévasté.

Les droits fondamentaux des gens sont en jeu!

L’aide juridique existe pour protéger les intérêts des personnes qui n’ont pas les moyens d’accéder à la justice par elles-mêmes. En tant que principales parties prenantes d’AJO, elles devraient être consultées, mais ce nouveau projet de loi ne mentionne aucunement les « communautés à faible revenu et défavorisées » qui ont été supprimées du texte de loi même qui est pourtant censé les protéger.

Ce gouvernement ne place malheureusement pas les personnes qu’il sert au cœur de son action. Mais le SEFPO continuera de défendre le nombre croissant de personnes qui sont exclues et laissées de côté par ce gouvernement qui poursuit un ordre du jour immuable : faire payer tout le monde pour accorder des réductions d’impôt aux riches.

En solidarité,

Warren (Smokey) Thomas
Président 

Eduardo (Eddy) Almeida
Premier vice-président/trésorier