Skip to content
lbed_opseu_french_banner.jpg

Le gouvernement prend ses responsabilités au sujet du vapotage, mais il doit également les prendre au sujet de l'alcool, selon le président du SEFPO

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, demande au gouvernement Ford de prendre également ses responsabilités au sujet de la vente d’alcool comme il le fait avec les produits de vapotage.

« Le premier ministre et la ministre de la Santé font la bonne chose en essayant de réduire les risques pour la santé du vapotage. Il est maintenant temps qu’ils fassent la même chose avec l’alcool », a déclaré le président Thomas.

« La nicotine et l’alcool sont des substances dangereuses qui peuvent détruire la vie des gens et qui coûtent des milliards à notre système de soins de santé », a ajouté le président Thomas. « Ce serait négligent de durcir les règles au sujet de la nicotine tout en laissant couler l’alcool à flots en autorisant sa vente dans les dépanneurs. »

Hier, la ministre de la Santé a annoncé l’interdiction de la promotion des produits de vapotage dans les dépanneurs. Mais les responsables de la santé publique et les experts en toxicomanie s’inquiètent du fait que le gouvernement Ford puisse céder aux pressions dont il fait l’objet pour autoriser les dépanneurs à vendre de l’alcool.

Selon le Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies, la consommation d’alcool coûte plus de cinq milliards de dollars à la province en perte de productivité et en coûts additionnels liés aux soins de santé. Et dans un document d’orientation publié le mois dernier, le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAHM) de l’Ontario a appelé à un moratoire sur les ventes d’alcool en mettant en évidence les résultats de travaux de recherche qui montrent que la privatisation engendre une hausse de la consommation et des dommages.

« On ne doit surtout pas sous-estimer la consommation et l’abus d’alcool car ils provoquent des dommages graves aux personnes », a déclaré le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida. « En tant qu’agent des services correctionnels, j’ai vu comment l’alcool peut conduire de nombreuses personnes à la criminalité ou à une triste fin. Et en tant que vice-président d’un syndicat qui représente les travailleurs de la santé, je sais qu’un grand nombre de visites aux urgences des hôpitaux sont causées par l’alcool. »

Le président Thomas exhorte le gouvernement Ford à faire preuve de leadership et d’humilité et à revenir sur son plan malavisé visant à accroître la vente d’alcool dans le secteur privé.

« La LCBO, qui est propriété publique et exploitée par le secteur public, dispose d’un modèle éprouvé, efficace et qui a fait ses preuves au sujet de la vente d’alcool responsable », a conclu le président Thomas. « Si la première priorité de la LCBO n’est pas de vendre plus, mais de vendre de façon responsable, c’est parce qu’elle est publique et gérée par le secteur public. Cela veut dire garder l’alcool hors de portée des enfants et des personnes qui sont en état d’ébriété et faire en sorte que tous les profits retournent dans les services publics comme les hôpitaux et les programmes de traitement. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. »

Renseignements :

Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, 613-329-1931