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L'attentat sur un jeune travailleur déclenche un signal d'alarme

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Oakville – Le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) s’est dit inquiet à la suite de l’attentat par un résident sur un travailleur au Centre pour les jeunes Syl Apps. Un tribunal a imposé une amende de 125 000 $ aux Services Kinark à l’enfance et à la famille, l’organisation qui exploite l’installation, pour avoir manqué de fournir l’information, les instructions et la supervision nécessaires pour protéger un employé contre la violence au travail.

« Cet incident souligne les dangers auxquels sont exposés les travailleurs dans les établissements correctionnels exploités par le secteur parapublic », a déclaré Len Mancini, vice-président du secteur de la Justice du SEFPO. « Dès qu’ils arrivent au travail, les employés d’un établissement correctionnel savent qu’ils courent des risques. Mais il est grand temps que la sécurité et les règles de sécurité soient normalisées dans le secteur parapublic, comme elles le sont dans le secteur public. »

Les établissements de justice pour la jeunesse sont assujettis à deux ensembles de lignes directrices différents, selon qu'ils font partie de la Fonction publique de l'Ontario (FPO) ou du Secteur parapublic (SP). Tous les deux sont financés par des fonds publics.

Nonobstant la crise qui court dans les services correctionnels, le personnel de correction de la FPO bénéficie des mêmes normes partout à travers la province. Toutefois, les règles sur la santé et la sécurité et l’accès au matériel de sécurité varient largement d’un lieu de travail du SP à un autre. De plus, de nombreux travailleurs du SP ne sont pas couverts par la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (CSPAAT).

« Le personnel de Syl Apps est couvert par la CSPAAT », a déclaré Monsieur Mancini. « Toutefois, ce n’est pas le cas pour de nombreux autres membres du personnel de correction faisant le même travail, en bout de ligne payés par la province, mais qui travaillent pour un employeur différent. Cela ne tient pas debout, et c’est extrêmement injuste. »

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, s’est montré du même avis que Monsieur Mancini. « Nous avons ici deux jeux de cartes différents pour le même jeu. Sauf que ce n’est pas un jeu ici, c'est une question de vie ou de mort. »

« La santé, la sécurité et les règles de sécurité des services correctionnels de la FPO sont normalisés », a-t-il encore dit. « Ce qui est exigé à Toronto l’est aussi à Ottawa et à Thunder Bay, et ainsi de suite. Mais pas dans le secteur parapublic. Ce qu’une agence estime être nécessaire à Oakville peut être considéré excessif par une autre agence à Sudbury. »

« C'est une situation manifestement injuste et dangereuse. La vie et le bien-être du personnel et des résidents sont mis en danger. Le gouvernement doit assumer une certaine part de responsabilité et imposer des règles de sécurité uniformes, sans parler de l’admissibilité à la CSPAAT, pour toute la province.

« Syl Apps vient juste de perdre 125 000 $. La prochaine fois, ils pourraient bien perdre un employé. Le moment est venu d’agir intelligemment. »

Pour plus d’information : Len Mancini, 905-317-9366

Visitez la page Web SP Services correctionnels.