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Les lois spéciales de retour au travail : ‘de la mauvaise politique’, selon le président Thomas

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas in the Queen's Park media gallery.
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Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, affirme que les lois spéciales de retour au travail tournent en dérision le processus de négociation collective et se réjouit qu’on en débatte pendant la campagne électorale.

Le président Thomas a applaudi la chef du NPD, Andrea Horwath, qui s’est prononcée contre le recours à une telle tactique oppressive cette semaine. Mardi, Andrea Horwath a déclaré au Toronto Star qu’elle ne pouvait pas imaginer un scénario dans lequel elle pourrait avoir recours à une loi de retour au travail, comme l’a fait le gouvernement libéral pour mettre fin à la grève de cinq semaines du personnel scolaire des collèges l’an dernier.

« Le fait qu’une loi spéciale de retour au travail soit une option menace l’équilibre des négociations », a déclaré le président Thomas. « Les employeurs n’ont pas à négocier de bonne foi – ils peuvent simplement s’asseoir, se croiser les bras et attendre que le gouvernement légifère. »

Selon le président Thomas, c’est exactement ce qui est arrivé l’année dernière durant les négociations avec le Conseil des employeurs des collèges lors de la grève du personnel scolaire des collèges.

« Nous étions face un employeur intransigeant qui ne se souciait pas une seconde de l’intérêt public, du retour en classe des étudiants ni des conditions de travail du personnel scolaire des collèges », a déclaré le président Thomas. « Ils étaient prêts à tout pour nous faire plier et les libéraux sont tombés tout droit dans leur piège. Voilà le résultat d’une loi spéciale de retour au travail. »

En janvier 2018, le SEFPO a déposé une contestation fondée sur la Charte pour défendre le droit de grève, faisant valoir que la loi spéciale de retour au travail contrevient au droit constitutionnel des travailleurs de négocier librement, un droit garanti par la Charte canadienne des droits et libertés.

« Je conçois pourquoi les libéraux l’ont fait, politiquement », a ajouté le président Thomas. « Mais ce n’est pas une raison. Je suis heureux de constater que le NPD a un meilleur plan et une meilleure vision des relations de travail dans cette province. En plus de bafouer les droits des travailleurs, les lois spéciales de retour au travail ont un impact négatif sur les travailleurs de l’Ontario et nos services publics. Il s’agit tout simplement d’une mauvaise politique. »

Le président Thomas estime que le gouvernement devrait légiférer pour créer un processus d’arbitrage fonctionnel de la première convention collective pour tous les secteurs relevant de sa compétence.

« Le gouvernement devrait appuyer le processus de négociation collective par l’entremise d’un processus d’arbitrage du premier contrat de travail et grâce à des investissements appropriés dans nos services publics », a conclu le président Thomas. « Si nos services publics étaient en plein essor et notre main-d’œuvre était traitée correctement, il y aurait beaucoup moins de conflits de travail et de risques que ces différends se produisent. C’est la raison pour laquelle nous encourageons nos 155 000 membres et tous les Ontariens et Ontariennes à voter le 7 juin, à voter pour de meilleurs services publics et un meilleur Ontario. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931