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SEFPO Préparez-vous pour la négociation en 2014 !

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Juillet 2013 Bulletin d’information du personnel scolaire des CAAT

Confrères et consœurs,

Au début des vacances d”été – pour la plupart des membres – l’Exécutif divisionnaire du personnel scolaire des CAAT tient à souhaiter, à tous et à toutes, de très joyeuses vacances, saines et relaxantes.

Qu”il s’agisse de bricoler dans le jardin, de faire du vélo ou de voyager vers de nouvelles destinations, l”important, c’est d”être capable de vous détendre et de vous amuser.

Au début de la nouvelle année scolaire, nous commencerons le processus de pré-négociation qui précédera les négociations pour une nouvelle convention collective. Nous serons à la table avec notre employeur au début de juin 2014.

Votre participation au niveau local est importante dans l”élaboration des revendications qui seront finalement présentées à la table de négociation et éventuellement incluses dans la convention collective. Idéalement, l’établissement de revendications est l”un des processus les plus démocratiques dans n’Importe quel syndicat. Exercez votre droit démocratique pour vous faire entendre : Participer pleinement dans ce processus.

La réunion de pré-négociation a été confirmée pour le samedi 26 octobre et le dimanche 27 octobre à Toronto.

Cette réunion comprendra l”élection des membres de notre équipe de négociation provinciale. Les délégués pourront discuter et s’informer des problèmes auxquels nous sommes confrontés ainsi que d’autres problèmes qui se présenteront. Il s”agit d”une réunion à participation entière de tous les délégués. Chaque collège peut envoyer le nombre maximum de délégués conformément à la politique et aux lignes directrices du SEFPO.

Selon la formule du congrès du SEFPO (article 13.4 des Statuts) le nombre de délégués admissibles est basé sur le nombre de membres du personnel scolaire CAAT dans la section locale. Le premier délégué sera le président de la section locale.

Le matériel recueilli de la conférence de pré-négociation, accompagné des commentaires reçus lors de la conférence de pré-négociation, sera fourni à votre section locale à titre de ressources pour une réunion locale d”établissement de revendications. À votre réunion locale, vous pourrez présenter des idées qui aideront vos confrères et consœurs à obtenir un meilleur environnement de travail et un meilleur environnement d”apprentissage pour les étudiants.

Après un été reposant, soyez prêts à exercer vos droits démocratiques en participant dans ce processus important. C’est votre avenir qui est en jeu : Faites tout votre possible pour l’assurer au plus brillant.

Exécutif divisionnaire du personnel scolaire des CAAT

Le 2e symposium annuel du personnel scolaire des collèges explore le rapport entre la qualité de l’éducation et la liberté académique

Le 7 juin 2013, plus de 50 membres du personnel scolaire des collèges et invités se sont réunis à la Maison Oakham sur le campus de l”Université Ryerson pour élaborer des stratégies relatives à la façon d”obtenir la liberté académique dans les collèges. Tel que souligné par le conférencier principal, James Turk, directeur exécutif de l”Association canadienne des professeures et professeurs d”université (ACPPU) et par le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, la liberté académique est absolument cruciale pour assurer une éducation de qualité dans les collèges de l”Ontario. Ce n”est pas seulement une question de droit et de statut des éducateurs, c’est aussi une question de contrôle suffisant exercé par les éducateurs en milieu de travail pour assurer la qualité de l’enseignement.

Comme Turk l’a définie, la liberté académique comprend quatre éléments :

1.     L’enseignement : les professeurs doivent avoir la liberté d’enseigner et d’évaluer les étudiants sans ingérence

2.     La recherche et le travail d’érudition : les membres du personnel scolaire devraient être en mesure de poursuivre l’enquête académique, libre de l’orthodoxie prescrite ou de l’ingérence externe

3.     À l’intérieur de l’établissement : tous les professeurs doivent avoir le droit de critiquer l’établissement auquel ils travaillent, ainsi que ses politiques et pratiques

4.     À l’extérieur de l’établissement : chacun d’entre nous devrait avoir le droit de participer activement dans notre société en tant que citoyens sans que l’employeur prenne des mesures contre nous.

En un mot, en tant qu”éducateurs, nous devrions avoir le contrôle de nos salles de classe et de notre propriété intellectuelle, ainsi que le droit à la parole en tant qu”intellectuels et experts dans nos domaines.

Alors, à l’heure actuelle en Ontario, qui a ces droits ? 100 % des professeurs d’université et 0 % des professeurs de collège. Et ce qui est bon pour les professeurs d”université est bon pour les professeurs-de collège – parce que, dans les deux cas, c’est bon pour les étudiants.

Selon Turk, il y a deux visions concurrentes dans notre secteur : Que les membres du personnel scolaire devraient avoir un rôle important dans les décisions pédagogiques des collèges, par rapport à la vision des employeurs que c”était bien il y a 100 ans, mais maintenant nous avons besoin d”aller dans la direction d”entreprise de Walmart.

Notre travail consiste à rejeter avec insistance cette privatisation et érosion de notre rôle en tant qu’éducateurs. La clé est la négociation collective. Un excellent libellé et des ressources existent en ce qui concerne l’inclusion de la liberté académique dans notre convention collective. Le défi est de savoir comment obliger l”employeur à accepter cette revendication.

Les collèges de l’Ontario sont reconnus depuis longtemps comme établissements d”enseignement professionnel, cependant les universités font beaucoup de formation professionnelle (pensez aux médecins, avocats ou infirmières, par exemple). La seule différence est le statut institutionnel.

Les membres du personnel scolaire des collèges devraient avoir les mêmes protections pour la liberté académique que les professeurs d”université : la sécurité d”emploi, la possibilité de s”exprimer librement dans les salles de classe et dans leur travail de recherche, le droit de propriété de ce qu’ils créent, la garde et le contrôle de leurs propres dossiers, et la capacité de critiquer de façon constructive les établissements dans lesquels ils travaillent. Les éducateurs, non pas les gestionnaires, sont les experts et devraient être la voix dominante dans la prise de décisions pédagogiques.

Warren (Smokey) Thomas a assuré tout le monde que le SEFPO nous soutiendra à 100 % dans la lutte pour restaurer l”équilibre dans notre systèmecelui dans lequel les personnes qui connaissent le mieux sont ceux qui prennent les décisions dans la salle de classe.

Notre défi maintenant est de faire inclure la liberté académique dans nos conventions collectives, pas seulement dans les politiques des collèges. Beaucoup de collèges ont individuellement fait ajouter du libellé de la liberté académique à leurs politiques. Certaines d”entre elles semblent assez satisfaisantes. Ce que nous apprenons, cependant, c”est que le libellé adopté peut être changé ou ignoré selon l”humeur de l”administration. De nombreux collèges se trouvent maintenant dans le processus d”élimination des éléments clés de la liberté académique de leurs politiques, par exemple, les collèges Fanshawe et Saint-Laurent proposent du libellé pour supprimer les droits des membres du personnel scolaire.

Les informations présentées au symposium soutiennent davantage cette tendance. Un groupe de professeurs des collèges dont Carolyn Gaunt (Cambrien), Darryl Bedford (Fanshawe), Geoff OndercinBourne et Kevin McKay (Mohawk), accompagnés de l’animatrice Winnie Ng (Sam Gindin, Université Ryerson), ont discuté de la façon dont les partenariats avec les collèges privés , la sous-traitance et l’enseignement en ligne érodent le rôle des professeurs dans les décisions pédagogiques des collèges, et sapent les fondements mêmes de l’éducation de qualité.

Comme le conférencier Alistair Woods (Fédération canadienne des étudiantes et étudiants de l”Ontario) a si bien exprimé : « C”est à la fois l’état du monde syndical et l’idée de la façon d”aller de l”avant ensemble. Notre défi commun est de lutter pour une éducation publique de haute qualité et à faible coût, fondée non pas sur l”opportunité, ni sur l”éducation comme une marchandise. »  « Les autres membres de ce groupe, y compris Constance Adamson de la Coalition des associations des professeurs des universités de l”Ontario (OCUFA), Penni Stewart (ACPPU), et l’animatrice Louise Brown, du Toronto Star, ont également démontré la nécessité d’établir des alliances entre les syndicats, les étudiants, les professeurs d”université, les médias et les collèges. Brown a mis en évidence la façon dont les collèges peuvent utiliser les médias pour atteindre au grand public, ainsi que les limitations auxquelles font face les journalistes de nouvelles imprimées.

Au cours de la journée, il est devenu évident que, pour gagner la liberté académique, nous devons travailler ensemble dans nos sections locales afin de :

·     Se renseigner et renseigner nos alliés et le grand public sur la raison pour laquelle la liberté académique est une question cruciale;

·     Nouer des alliances avec les étudiants, les anciens étudiants, et d”autres éducateurs;

·     Savoir que nous devrions avoir ces droits non pas parce que nous voulons devenir des universitaires, mais parce que nous en avons besoin pour bien faire notre travail;

·     En faire une question qui intéresse le grand public : ce sont des droits dont nous avons besoin pour garantir de meilleurs programmes d’études.

Le symposium s’est terminé par une discussion au Café du Monde sur la meilleure façon d”atteindre ces objectifs.  Du matériel de ressource a été regroupé à partir de l”information recueillie dans la journée, et sera distribué à chaque section locale fin août ou début septembre.

Nos salles de classe représentent nos conditions de travail et les conditions d”apprentissage de nos étudiants. Nous devons défendre nos droits du travail afin d”assurer la meilleure éducation de qualité que nous pouvons offrir.

Pour de plus amples renseignements, y compris les vidéos de chacun des conférenciers et des groupes, n’hésitez pas à visiter : AJOUTER LE LIEN ICI

Le Congrès du SNEGSP : exaltant et instructif  

Le Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public (SNEGSP) tenait son Congrès triennal à Ottawa du 14 au 16 juin.  Des représentants des quatre coins du pays s”étaient donné rendez-vous pour discuter des défis que doivent relever les travailleurs du service public en particulier, mais aussi tous les travailleurs en général. Des documents d”orientation ont permis de mettre en évidence les recherches et les stratégies utilisées pour combattre les programmes d”austérité et de privatisation, ainsi que les coupures dans les services sociaux communautaires.   

On a également présenté les plans pour défendre l”équité fiscale et mettre au point une stratégie industrielle novatrice visant à créer de bons emplois pour les Canadiens dans le secteur manufacturier à forte valeur ajoutée, l”extraction durable des ressources, la production d”énergie et l”agriculture.  

Les accords commerciaux tels que l”Accord économique et commercial global (AÉCG) sapent l”autorité de nos élus. Saviez-vous que si le Canada venait à faire adopter sa politique « d”achat canadien », les entreprises européennes pourraient demander une indemnisation pour leurs « pertes »? Est-ce vraiment ce que nous voulons pour notre pays?   

Même la liste des éléments qui figure dans l”AÉCG va à contre-courant – il s”agit d”un système d”exclusion négatif qui prévoit que si un élément n”est pas exclu de la liste, il est inclus dans le marché. Par conséquent, tout élément qui n”existe même pas encore pourrait être soumis aux restrictions du marché!  

Écouter des dirigeants syndicaux chevronnés et éloquents, venus d”un bout à l”autre du pays, expliquer clairement et avec passion le travail qui est accompli pour défendre les travailleurs et ceux qui n”ont pas droit à la parole, a constitué un moment captivant.   

Parmi les habiles et brillants conférenciers figuraient Chris Hedges, auteur du succès de librairie, Death of the Liberal Class, et Chrystia Freeland, pour son ouvrage intitulé Plutocrats: The Rise of the New Global Super-Rich and the Fall of Everyone Else. 

Pour lire un résumé du travail accompli par le Conseil exécutif national au cours des trois dernières années, consultez http://convention.nupge.ca.

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