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Être vus, être entendus : Mackenzie Hills, Région 1

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Mackenzie Hills, section locale 148 du SEFPO, égion 1

Bonjour Ontario! Je m’appelle MacKenzie Hills et je suis conseillère en établissement à la maison d’hébergement pour femmes de Chatham-Kent. Je détiens un baccalauréat avec spécialisation en psychologie avec trois mineures et une certification en toxicomanie de l’Université Wilfrid Laurier, ainsi qu’un diplôme de travailleuse auprès des enfants et des jeunes du Collège St. clair. J’entame également ma dernière année à la Faculté d’éducation de l’Université de Windsor et je prépare actuellement une demande pour faire une maîtrise en travail social à l’automne 2021.

Depuis deux ans, je travaille dans le domaine des services sociaux et vient en aide à des femmes et à leurs enfants aux prises avec de la violence familiale. J’adore mon travail. C’est à la fois le travail le plus difficile et le plus enrichissant que j’ai jamais occupé. Les survivantes avec qui je travaille ont enduré des épreuves bien plus terribles que la plupart d’entre nous et ont été confrontées à de nombreuses relations malsaines, des abus intergénérationnels, de la toxicomanie, de la maladie mentale, des agressions sexuelles et de l’itinérance. Malgré les traumatismes, elles ont encore le courage et la capacité de résilience de prendre le téléphone ou de venir jusqu’à notre maison d’hébergement. En tant que conseillère en établissement, j’ai la responsabilité de rencontrer nos clientes dès le début, d’élaborer un plan de sécurité et de mettre au point un plan d’action dans l’espoir d’apporter des changements positifs et d’inculquer de l’espoir. J’aimerais remercier ma mentor au travail, Darlinys Diaz Pages, qui m’a recommandé auprès de la campagne du Comité provincial des jeunes travailleurs. Par son dynamisme, elle donne vraiment de l’énergie pour faire face à l’adversité, apporte sa passion à tous les aspects du travail de première ligne en santé mentale et est une inspiration pour moi-même et les clientes que nous aidons.

Conséquences de la COVID-19 :

À la maison d’hébergement pour femmes de Chatham-Kent, une grande partie de mon travail consiste à apporter du soutien dans un moment de crise. Les femmes et leurs enfants, qui fuient une situation de violence familiale à Chatham-Kent ou dans la région environnante, comptent sur notre maison d’hébergement pour trouver un logement et un accompagnement d’urgence. Le fonctionnement de notre maison d’hébergement a changé face à la COVID-19. Les femmes qui nous contactent pour un hébergement d’urgence sont d’abord dirigées vers un logement temporaire et sécuritaire où les conseillères continuent à leur procurer des services par téléphone sur une base quotidienne. En fin de compte, notre objectif est de procurer les mêmes services à nos clientes, mais avec une méthode de prestation différente, qui a changé et a été adaptée à chaque étape de la pandémie de COVID-19. Au début, c’était tout un défi. Tout le monde avait peur. Les clientes qui étaient déjà à la maison d’hébergement devaient rester en quarantaine à l’intérieur, les nouvelles clientes étaient placées dans d’autres endroits et les effectifs du personnel ont chuté considérablement en raison du risque que pose la COVID-19. En réfléchissant à ces six derniers mois de COVID-19, je tiens à exprimer toute ma reconnaissance envers mes collègues de travail qui ont fait front ensemble en première ligne pour assurer le fonctionnement de la maison d’hébergement tout au long de cette période d’incertitude et continuer à soutenir des femmes et leurs enfants dans le besoin pendant un des moments les plus troublés de leur vie.