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SEFPO Coalition des traveailleurs racialises

Le blackface – les incidences et aller de l'avant

SEFPO Coalition des traveailleurs racialises - Resilience, determination, representation
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« Avant d’engager toute discussion au sujet du blackface, il est important de situer cette pratique raciste dans l’histoire », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. 

Les origines du blackface remontent au 19e siècle, lorsque des comédiens blancs se noircissaient le visage, habituellement avec du cirage ou un bouchon de liège.  C’était une façon de se moquer des esclaves africains dans les spectacles de ménestrels qui avaient lieu à travers les États-Unis.

Ces représentations exagérées, qui dépeignaient souvent les Noirs comme des êtres paresseux, incompétents et faibles et qui visaient à divertir un public blanc, étaient humiliantes et dégradantes pour la communauté noire.  De ce fait, le blackface contribuait à renforcer les notions de supériorité de la population blanche. 

« Ces représentations négatives ont des incidences qui se répercutent d’une génération à l’autre dans la communauté noire », a ajouté Smokey Thomas. 

Bien que la pratique du blackface soit tombée en désuétude au tournant du 21e siècle, la culture populaire, le milieu des arts et du divertissement en particulier, a continué à véhiculer les stéréotypes négatifs à l’égard de la communauté noire.

Le blackface existe toujours et se produit quotidiennement sous diverses formes – profilage racial, étiquetage dans le système d’éducation, politiques « paternalistes » en matière de protection de l’enfance, criminalisation des populations noires et de leurs comportements.

Le monde est devenu un endroit qui accepte ouvertement et librement la propagation de la haine sans grande conséquence.  

« Nous traversons une époque effrayante, mais nous devons continuer la conversation afin de changer la narration qui a été écrite injustement pour nuire non seulement à la communauté noire, mais également à d’autres groupes racialisés, comme les communautés autochtones », a indiqué Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier du SEFPO. 

Elles dirigent désormais la discussion.  Aujourd’hui, les communautés autochtones et racialisées façonnent la manière dont leurs cultures et langues sont représentées.  Plus important encore, elles écrivent l’avenir en faisant éclater les stéréotypes du passé.  

« Grimer sa peau pour se déguiser, quelle que soit la couleur, est un acte profondément choquant et blessant », a expliqué Kola Iluyomade, vice-président de la Coalition des travailleurs racialisés du SEFPO (personne d’ascendance africaine).  

Pour aller de l’avant ensemble, la collectivité doit reconnaitre les douleurs du passé et écouter ce que les communautés marginalisées ont à dire sur la façon d’éliminer les barrières et la discrimination systémiques.  

« Les communautés autochtones et racialisées demandent des changements depuis un certain temps », a déclaré fièrement Kola Iluyomade. « Prenons le temps d’écouter ce qu’elles nous disent, afin de former une société qui valorise toutes ses diversités culturelles et ethniques et d’aller de l’avant ensemble. »