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Le Centre de santé mentale de Brockville n’a toujours pas d’égard pour la santé et la sécurité de ses employés

(Toronto) Le Syndicat des employés de la fonction publique a pris une autre mesure pour forcer le Centre de santé mentale de Brockville de remplir son obligation en vertu de la loi d’offrir à ses employés des conditions de travail sécuritaires.

Le 16 septembre 2015, une infirmière auxiliaire autorisée de 71 ans, membre de la section locale 439, qui travaille à temps partiel, s’est fait attaquer par un patient de l’Unité de psychiatrie légale B4 et a subi trois lacérations au cou et une au poignet.  Le patient a des antécédents de violence documentés, dont un incident dans le cadre duquel il avait poignardé une infirmière dans le cou avec un stylo.

Juste avant cet incident, l’employeur avait introduit un nouveau vêtement de retenue tout spécialement conçu pour ce patient. Mais l’employeur n’avait pas consulté le Comité mixte sur la santé et la sécurité au travail (CMSST) relativement au développement de ce vêtement de retenue, comme l’exige la loi. Pas plus qu’il n’avait consulté le CMSST relativement à une formation sur l’utilisation sans danger du vêtement de retenue.

« Une fois de plus, les employés sont mis à risque par l’employeur, qui agit de façon irresponsable. Nos travailleurs ne devraient pas subir d’agressions. Ils savent que leur travail est important et qu’ils doivent le faire, mais ils estiment aussi que la province pourrait faire un effort pour assurer leur sécurité », a déclaré le président du SEFPO,Warren (Smokey) Thomas.

« Ce n’est pas un cas isolé », a ajouté Thomas. « Le Centre de santé mentale de Brockville n’en est pas à sa première récidive et semble indifférent à la loi. Ça ne peut plus continuer ainsi. »

Les patients de l’Unité de psychiatrie légale sont des personnes accusées d’actes criminels qui ne sont pas responsables criminellement ou qui ne sont pas en mesure de subir un procès et qui font l’objet d’une ordonnance de détention qu’elles ont besoin d’un lit de santé mentale surveillé.

On a compté plus de 24 agressions au Centre de santé mentale de Brockville depuis le mois d’octobre 2014, dont des employés qui se font accrocher par la nuque, donner des coups de pied ou pousser contre un mur.

L’incident du 16 septembre a été suivi d’une inspection du ministère du Travail, mais il n’a pas blâmé l’employeur. Le vendredi 16 octobre, le SEFPO a interjeté appel de l’ordonnance de l’inspecteur du ministère du Travail.

Le SEFPO estime que l’employeur a manqué à ses obligations en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité au travail (AHST).  Il n’a pas fourni la formation nécessaire sur l’utilisation d’un nouveau vêtement de retenue porté à l’occasion par un patient de l’Unité de psychiatrie légale ayant des antécédents de violence.

Il n’a également pas trouvé bon de consulter le Comité mixte sur la santé et la sécurité sur le développement et l’utilisation d’un nouveau vêtement de retenue et la mise en œuvre du programme de formation à fournir aux travailleurs qui doivent utiliser ce vêtement dans le cadre de leur travail.

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Pour plus d'information :
Warren (Smokey) Thomas
Président du SEFPO
613-329-1931