OPSEU College support/soutien. Personnel de soutien a temps plein des colleges.

Le Rapport du Soutien October 2012 Numéro 2

Ne touchez pas à nos pensions !

Au cours du printempset de l'été, vos représentants du Régime de retraite des CAAT se sont réunis avec les responsables du gouvernement libéral en deux forums distincts.

Le premier forum a eu lieu au bureau du Secrétariat des pensions.  Plus récemment, nous avons rencontré la députée provinciale, Donna Cansfield.  En tant que porte-parole du gouvernement, elle nous a avertis que le gouvernement élaborera une nouvelle législation cet automne qui précisera que tous les régimes de retraite conjoints doivent remplir les conditions suivantes :

  • Une formule de 50/50 des cotisations entre employeurs et membres;
  • Un processus de résolution des disputes en place;
  • En cas d’un déficit d’un régime à l’égard de versement de prestations à ses membres, aucune augmentation de cotisations ne sera permise avant le 31 décembre 2017 et par conséquent, les prestations seront diminuées;
  • Afin de restaurer le même niveau de prestations, le régime de retraite en question devrait être financé entièrement à 110 % et cela ne pourrait se produire avant décembre 2017.

Notre régime est doté d’une formule de 50/50des cotisations et d’un processus de résolution des disputes.  Si nous permettons au gouvernement de nous empêcher de gérer notre propre régime de retraite, ou de nous enlever tous nos outils pour le faire, notre régime ne pourrait pas rester au même niveau de prestations.  Nous croyons en l'équité intergénérationnelle, car sans elle, nos membres éventuels devront payer des cotisations importantes mais obtiendront beaucoup moins de prestations.  Résultat : les gens en auront marre de payer de grosses sommes d'argent et de ne pas pouvoir récolter les fruits. Les employeurs se débarrasseront des régimes de retraite à prestations déterminées et nous serons tous des perdants inévitables.

Le deuxième forumporte sur les plans de l'Ontario relatifs aux pensions du secteur parapublic, dirigé par le conseiller spécial, Bill Morneau.  Il se penche sur la mise en commun des régimes de retraite et d'autres fonds plus petits, et il a indiqué qu'il souhaiterait que le Régime de retraite des CAAT en fasse partie.  Estimant que plus c'est gros, c’est mieux, il propose la mise en commun des actifs de notre régime avec d'autres, comme le Régime des avantages sociaux en fiducie mixte du SEFPO, Hydro, les universités, le TTC, le fonds de la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail, etc.  Nous craignons que le gouvernement vaille prendre le contrôle de notre régime à salaires différés et le regrouper avec d’autres pour créer une grande caisse.  Cela pourrait à son tour être utilisé pour rembourser les déficits publics ou payer pour des partenariats public-privé.  Nous n'aurions plus le même contrôle sur notre argent comme nous le faisons actuellement.  Bien que parfois plus grand soit meilleur, trop grand peut signifier des pertes plus grandes.  Nous devrions être en mesure de déterminer avec qui nous unissons.  Nous ne voulons pas que le gouvernement nous oblige de suivre ce processus et qu’il prenne le contrôle de notre argent.

Nous avons tousun intérêt direct dans le résultat de ces discussions et la nouvelle législation prévue.  Prenez le temps de dire à vos députés provinciaux qu'ls ne doivent pas toucher à votre régime de retraite.  Le site Web du SEFPO contient des outils pour vous aider à le faire.  Votre rente de retraite est votre salaire différé. Permettre au gouvernement de ruiner votre retraite et votre avenir n’est dans l'intérêt de personne.

Comment déposer un appel CMA (Comité mixte des assurances)

Qu’est-ce qui peut faire l’objet d’un appelpar l'intermédiaire du CMA ?

Toute décision prise parvotre collège ou par la Sun Life relative à tout avantage négocié faisant partie de notre régime d'assurance collective, y compris l'admissibilité et l'admissibilité des personnes à charge, l’assurance vie, invalidité de longue durée (ILD), dentaire et paramédicale, les réclamations pour des médicaments, etc.

Comment puis-jeautoriser un appel ?

Vous devez remplir , signer et soumettre un « formulaire d’autorisation de discussion du dossier de réclamation » du SEFPO.  Ce formulaire permet à Kim MacPherson, conseillère des avantages sociaux du SEFPO, de discuter des détails de votre cas, y compris les renseignements médicaux personnels, avec la Sun Life.  Le Comité respecte la confidentialité des membres qui déposent les appels et ne traite que des informations personnelles spécifiques dans les réunions lorsque cela est absolument nécessaire à la présentation des arguments contre une décision.  La documentation médicale précise recueillie par Kim pour la Sun Life n'est pas partagée avec les membres du comité.

Vous devez également remplir , signer et soumettre un « formulaire de divulgation des renseignements médicaux » du SEFPO pour chaque médecin traitant, dentiste,  spécialiste médical ou paramédical qui a été impliqué dans la décision de votre appel.  Par exemple, si vous êtes traité par votre médecin de famille, un neurologue et un psychologue, il serait utile pour votre appel de fournir des attestations pour raisons médicales pour les trois médecins.  Kim MacPherson aura alors une autorisation signée par vous pour communiquer avec ces médecins, poser des questions pour clarifier votre cas, et rechercher des notes ou des documents qui aideront à prouver à la Sun Life que sa décision était dans l’erreur.

Combien de tempsprendra-il ?

En règle générale,un appel simple peut prendre de deux à trois réunions ou quelques mois à résoudre.  Le cas doit être expliqué aux représentants de la Sun Life.  Ils ont alors besoin d’un peu de temps pour réévaluer leur décision.  Souvent, davantage de renseignements médicaux sont requis après leur évaluation et plus de temps aussi pour évaluer les informations supplémentaires après avoir été obtenus et présentés par Kim. Les cas d’invalidité de longue durée, en particulier, là où il y a de multiples maladies ou blessures ou des tests médicaux peu concluants, peuvent prendre de six mois à deux ans à résoudre.  Les membres qui déposent un appel ILD devraient également déposer une demande d'assurance-emploi pour les prestations de maladie, en attendant que leur appel soit traité.  Si leur appel est réussi, ils devront rembourser à l’assurance-emploi l'argent qu'ils reçoivent de la Sun Life.

Qui peut vous aider ?

Vous pouvezcommuniquer avec un membre élu de votre CMA ou avec Kim MacPherson, conseillère des avantages sociaux du SEFPO, pour de l’aide ou pour les  formulaires relatifs à votre appel. N'hésitez pas à communiquer avec Kim et un membre du CMA.  Plus nous comprenons votre situation, mieux nous pouvons faire le suivi en votre nom.

Kim MacPherson , conseillère des avantages sociaux, SEFPO
100, chemin Lesmill, North York (Ontario) M3B 3P8
Tél. 416.443.8888 poste 8361  (1.800.268.7376)
Téléc. 416.443.0553;  kmacpherson@opseu.org

Janice Hagan , présidente, Comité mixte des assurances
Travail : 416.491.5050, poste 33047
Domicile : 905.472.4258 (numéro préféré pour des discussions détaillées)

Le saviez-vous ?

Vous avez droit à troisjours rémunérés de perfectionnement professionnel chaque année. Vous pouvez trouver vos droits à l'article 9.5 de la convention collective du personnel de soutien.  Vous pourriez également vouloir vérifier auprès de votre syndicat local pour savoir quand l'année commence et se termine. Dans certains collèges, il s’agit d'une année scolaire et dans d'autres, il pourrait être l'année budgétaire ou l’année civile.

Sivous n'utilisez pas vos journées annuelles, ils ne s'accumulent pas.  Pour de nombreuses séries de négociations, les membres ont demandé une augmentation du nombre de jours disponibles par an et pourtant, nous savons que beaucoup de membres ne se servent pas de leur attribution actuelle.

LE SYNDICAT N’A JAMAIS RIEN FAIT POUR MOI !!

Tiré d’un article écrit par Rick Nemisz

Rick a pris sa retraite en juin après avoir travaillé pendant plus de 35 ans au Collège Durham et pour les membres de la Division du personnel de soutien des CAAT)

Une déclarationjuste ?  Il est probable que la plupart d’entre vous qui ont lu cet article la considèrent comme une déclaration très précise.  Je peux vous dire que ce n'est pas seulement les membres de n’importe quelle section locale du personnel de soutien des collèges qui disent cela, mais aussi les membres du SEFPO en général.

C'est une déclarationque j’ai entendu de nombreuses fois au fil des ans comme activiste syndical, qui a été faite par les membres des syndicats que j’ai eu le plaisir de rencontrer et de parler.

Après avoir écoutéle nombre de fois que j’ai, vous aurez effectivement commencé à se poser la même question, mais seulement parce que vous êtes activiste syndical, vous  commencez à chercher une réponse.

Comme certains d’entrevous le savent, j’ai été un peu impliquée dans le syndicat à la fois localement et à l’échelle provinciale pour une couple d’années.  Je sais par expérience que c’est toujours le syndicat qui rassemble les questions des membres de l’avant.

Étant donné que notre convention collectivecontient les termes et les conditions de nos emplois, permettez-moi de commencer ma recherche dans ce document pour une réponse.

À la table de négociation, comme il estnormalement du côté du syndicat qui est à la recherche à améliorer nos salaires, nos avantages sociaux, notre sécurité d’emploi et le libellé de convention collective pour nos membres et employés du collège, je voulais comparer ce que nous avions en 1970 à ce que nous avons aujourd’hui :

En 1970, les salaires variaient de 1,74 $ l’heure à 4,83 $ l’heure, 42 ans plus tard, ils passent de 17,78 $ l’heure à 46,38 $ l’heure.  Je crois que le syndicat l’a obtenu pour moi, je ne crois pas que l’employeur me l’ait remis gracieusement.

En 1970, vos augmentations annuelles supplémentaires (se déplaçant à travers la grille salariale) pourraient être retenues, sous réserve de performance satisfaisante de vos fonctions, votre période d’essai de 6 mois pourrait être prolongée encore 6 mois par le collège.  Aujourd’hui, vos augmentations sont automatiques et l’employeur ne peut pas étendre unilatéralement votre période d’essai.

En 1970, nous avons eu des jours fériés en vertu de la loi à l’exception des deux fêtes telles qu’elles ont été précisées par le collège, mais vous étiez censé être au travail entre le Jour de Noël et le Jour de l’An.  Aujourd’hui, nous avons congé cette semaine et parfois nous sommes en mesure de demander aux collèges d’accepter des jours de congé supplémentaires.

En 1970, vous avez été alloué deux semaines de vacances après une année de service, trois semaines après trois ans de service et  quatre semaines après vingt ans de service continu.  Vérifiez l’article 11 de votre convention actuelle, non seulement vous recevez des jours de vacances plus rapidement, mais aussi vous recevez également des jours supplémentaires pour chaque année de service et il y a deux semaines de vacances supplémentaires alloués.

En 1970, une employée peut demander un congé de maternité, mais si ce n’était pas pratique pour le collège, l’employé serait licenciée; mais bénéficierait d’un traitement préférentiel pour les futurs postes vacants.  Pas de régime de prestations supplémentaires.  Pas de congé parental.  Pas d’ancienneté, et on vous accorderait un traitement « préférentiel » si vous voulez retourner au travail. N’oublions pas que c’était les activistes syndicaux qui ont fait pression auprès du  gouvernement pour qu’il modifie les 17 semaines de congé en un an.

En 1970, vous pouvez bénéficier d’un congé sans perte de salaire pour assister aux funérailles d’un parent, conjoint, enfant, frère ou sœur.  Je pense que vous trouverez notre article 12.5 actuel une version très élargie de cette disposition.

En 1970, il n’y avait ni congé personnel payé (article 12.2), ni congé relatif à la citoyenneté (article 12.7), ni congé parental (article 12.3.2), ni congé d’adoption (article 12.3.2), ni congé payé d’avance (article 12.8).

En 1970, il n’y avaitpas de processus de supplantation.  S’il a été déterminé que votre classification nécessite une personne de moins, alors celui qui a le moins d’ancienneté serait mis à pied.  Il n’a pas eu l’occasion de « supplanter » dans n’importe quel autre travail.

En 1970,vos prestations incluaient de l’assurance vie à 2 000 $ dont vous ne payiez que 25 % des primes, comme vous avez eu à payer 25 % des primes pour les accidents de travail.  Il n’y avait pas de « congé de maladie » (régime d’invalidité à court terme), il n’y avait pas de régime d’invalidité de longue durée, à moins que vous soyez admissible à l’indemnisation d’un accident de travail.  Il n’y avait pas de régime d’assurance-maladie complémentaire, qui à l’heure actuelle comprend le remboursement de 85 % des médicaments prescrits, du matériel, des services paramédicaux tels que les orthophonistes, les kinésithérapeutes, les psychologues, les ostéopathes, les chiropraticiens, les podologues, les naturopathes ou les masseurs.  Il n’y avait pas de soins de la vue, il n’y avait pas de soins auditifs et il n’y avait pas de régime de soins dentaires.  Aujourd’hui, le collège paie 100 % des primes pour presque tout, à l’exception du régime d’invalidité de longue durée; et pour les soins de la vue et les soins auditifs, il paie 75 % des primes.

Il y a eud’autres importantes améliorations apportées dans notre convention collective depuis 42 ans que je n’ai pas mentionné ici.  J’ai eu le privilège de représenter les membres en faisant partie des équipes de négociation plusieurs fois.  Je peux vous dire de mon expérience que toutes ces modifications à notre convention collective ne nous ont pas été accordées par l’employeur.  Votre équipe de négociation a dû discuter, faire des représentations, faire de la recherche, fournir de la documentation pour présentation à la table de négociation afin d’atteindre ces objectifs; et deux fois nous avons dû faire la grève.  Alors oui, le syndicat l’a tout fait en votre nom.

Dansle monde d’aujourd’hui où les employeurs et les gouvernements veulent dépouiller les conventions collectives, reprendre les droits et les privilèges des travailleurs, et sous-traitent les travaux à l’extérieur, prenez un moment et demandez-vous ce que cela signifie pour vous-même et pour les travailleurs de demain.  Les emplois d’ici 42 ans, à quoi ressembleraient-ils si les travailleurs n’ont aucun droit aux salaires, aux avantages sociaux, à la sécurité d’emploi ou aux pensions ?  Demandez-vous si c’est le genre de milieu de travail que vous voulez laisser à vos enfants et vos petits-enfants.

La distribution de ce bulletin d’information est autorisée par :

Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, et Florry Foster, présidente de la Division de soutien des CAAT

Le Rapport du Soutien - octobre2012 Numéro 2

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