OPSEU College support/soutien. Personnel de soutien a temps plein des colleges.

Le Rapport du soutien - Novembre 2013 – Numéro 4

Message de la présidente

J’aimerais souhaiter la bienvenue à l’ensemble des délégués à notre Conférence de prénégociation et réunion divisionnaire 2013. Deux journées qui promettent d’être passionnantes et de passer à toute vitesse.

Depuis notre dernière réunion en mai, on a effectué du travail dans les coulisses. L’Exécutif divisionnaire du personnel de soutien a rencontré ses homologues du personnel scolaire afin de discuter des enjeux communs, de revoir nos procédures divisionnaires et d’éliminer des cloisonnements. Nous avons également travaillé avec notre conseiller juridique du SEFPO, Eric O’Brien, afin de recommander des modifications au processus du vote de ratification d’un nouveau contrat. L’objectif étant de réduire la période d’attente avant la tenue du vote final.

On a envoyé une lettre aux sections locales leur demandant d’organiser des événements communs avec les sections locales du personnel scolaire afin de manifester une solidarité sans faille avant le début des prochaines rondes de négociations en 2014. En tant que présidente de la Division du personnel de soutien des CAAT, j’ai été invitée à la Conférence de prénégociation du personnel scolaire en octobre, où j’ai eu l’occasion de m’adresser aux délégués et de les saluer en votre nom. À l’occasion de cette fin de semaine, nous avons invité JP Hornick, président de l’Exécutif divisionnaire du personnel scolaire des CAAT, qui s’adressera à notre délégation. Nous en profiterons pour déterminer les enjeux communs et harmoniser nos positions.

L’équipe de négociation sortante s’est efforcée de développer une stratégie qui permettra d’améliorer la communication avec les membres du personnel de soutien. Il s’agit de communiquer un message précis et dans le même temps à l’ensemble des membres. Durant la dernière ronde de négociations, les commentaires les plus courants concernaient la communication. La communication se fait dans les deux sens et les nouvelles technologies, comme les médias sociaux, contribueront à améliorer la circulation des informations. Cette fin de semaine, la séance de formation intitulée, « Reset – Where do we go? », permettra aux délégués d’échanger des informations et à notre nouvelle équipe de négociation de profiter des nouvelles idées et propositions qui auront circulées dans l’assistance.

Pour terminer, je suis ravie d’annoncer que le personnel de soutien a désormais cinq nouveaux présidents : section locale 109 (Fanshawe) Gary Siroen, section locale 349 (géorgien) Craig Mackenzie, section locale 416 (Algonquin) John Hanson, section locale 559 (centenaire) Margaret Rushford Smith, et section locale 612 (Sault) Kevin Martin. Bienvenue à bord!

Florry Foster est présidente de la Division du personnel de soutien des CAAT et a été vice-présidente de l’équipe de négociation dans la précédente ronde de négociations

Des négociations à l’horizon

Par Rod Bemister

Les négociations 2014 sont en vue. En réalité, elles ont déjà commencé avec l’élection de la nouvelle équipe de négociation, du 30 novembre au 1er décembre, les préparatifs de la Conférence de prénégociation, l’établissement des revendications finales et la planification initiale des dates de négociation pendant l’été 2014. Nous avons déjà négocié collectivement 21 conventions collectives depuis 1977 et fait la grève à deux reprises au cours de ces 46 dernières années.

Tout au long de l’année dernière, la précédente équipe de négociation et l’Exécutif divisionnaire ont reçu de nombreuses suggestions sur la façon de mener les négociations et passé en revue les éléments à prendre en compte pour obtenir le meilleur contrat possible. Les recommandations suivantes sont fondées sur l’expérience acquise au cours de la dernière ronde de négociations et proviennent aussi des sections locales.
Deux points principaux se dégagent :

  1. Les revendications qui sont sur la table doivent refléter véritablement les besoins des membres et ce qu’ils veulent.
  2. La communication avec les membres doit être plus accessible, se faire au bon moment et de manière plus transparente.

Pour résoudre cette question, l’équipe de négociation doit modifier le processus, notamment la manière d’établir, de choisir et de présenter les revendications, y compris comment, quand et quelles informations elle communique aux membres. Bien que certaines étapes ne changeront pas, comme l’établissement des revendications au niveau local, on doit améliorer de nombreuses autres étapes du processus.

Établissement des revendications

Les sections locales tiendront leurs réunions d’établissement des revendications finales et soumettront leurs revendications à l’équipe de négociation. Lors de la prochaine ronde de négociations, on mettra encore plus l’accent sur cette étape, qui a toujours été fondamentale dans le processus.

Classement des revendications

L’équipe de négociation organisera un sondage concernant les revendications soumises par les réunions d’établissement des revendications locales. Il s’agit d’un changement par rapport au passé, puisque le sondage était organisé avant les réunions d’établissement des revendications locales. Une fois qu’on aura compilé les revendications locales, un sondage sera envoyé aux membres afin qu’ils classent par ordre d’importance les revendications.

Présentation des revendications

L’équipe de négociation se basera sur les résultats du sondage pour faire ses recommandations aux délégués qui participent à la réunion provinciale d’établissement des revendications finales. Les
revendications qui sont choisies à la réunion provinciale d’établissement des revendications finales seront soumises à l’employeur pour être négociées.

Toutes les décisions qui seront prises par l’équipe de négociation reposeront sur le classement des revendications qui aura été effectué par les membres.

Comment nous communiquons

L’équipe de négociation examinera plusieurs moyens de communication afin que chacun reçoive le même message en même temps. Les nouvelles technologies, comme les médias sociaux et les télétribunes, contribueront à améliorer les communications.

Avec l’utilisation soudaine et de plus en plus répandue des médias sociaux, on s’attend à ce que la communication soit efficace et presque instantanée. En privilégiant cet objectif, l’équipe s’efforcera d’informer les membres le plus rapidement possible.

L’équipe aura également comme objectif de communiquer avec précision afin que les membres sachent ce qui se passe, à quel moment et pour quelles raisons.

Ce qui a changé au cours des dernières années?

D’un point de vue syndical, la manière de négocier est resté pratiquement la même depuis presque 50 ans – une étape après l’autre : formulation des revendications, établissement des revendications locales, échange des propositions, puis la traditionnelle ronde de négociations. Malgré les évolutions technologiques, la manière de négocier et de conclure un contrat est restée sensiblement la même au fil des années. Le processus de négociation n’a pas changé; il est simplement plus facile et plus rapide.

Les collèges ont changé radicalement

Depuis plus de 20 ans, on assiste à un changement dans le fonctionnement des collèges. Il y a eu un effort délibéré d’adopter un modèle corporatif plutôt qu’éducatif. Ce virage a amené les collèges à prendre des décisions en fonction des profits plutôt que des besoins des étudiants. Citons en exemple le fait qu’ils ont remplacé des services qui étaient auparavant assurés par les employés des collèges par des entreprises privées de sous-traitance parce que c’est moins cher et que les collèges n’ont pas à gérer les employés. Des décisions qui sont souvent prises au détriment de la qualité des services procurés aux étudiants – la qualité ne faisant même plus partie de la discussion.

Ce virage a également affecté la manière de négocier des collèges au cours de la dernière ronde de négociations, qui ont refusé de négocier jusqu’au dernier moment. Une fois à la table, les négociateurs des collèges ne voulaient discuter que de leurs propres propositions et pas de vos revendications.

Au cours de la prochaine ronde de négociations, on peut s’attendre à ce qu’ils adoptent la même attitude. Parce qu’il a reçu l’ordre du gouvernement de « maintenir la ligne dure », l’employeur pourrait mettre sur la table plusieurs concessions qui toucheraient directement notre convention collective. C’est le modèle qui a sous-tendu la majorité des négociations du secteur public élargi depuis les deux et trois dernières années. Il suffit de prendre l’exemple des négociations de la LCBO, qui ont eu lieu plus tôt cette année, où le gouvernement a demandé des concessions comme un gel des salaires de quatre ans, des réductions de prestations et la création de nouvelles catégories de salaire pour les nouveaux employés. Malheureusement, l’époque où les gouvernements mettaient sur la table des améliorations contractuelles semble révolue.

Partout, les syndicats mènent une lutte difficile!

Les syndicats ont toujours pris les devants sur des enjeux comme l’équité en matière d’emploi, l’équité salariale, le harcèlement sexuel en milieu de travail, la santé et la sécurité. Des enjeux importants qui touchaient directement le travail et qui mobilisaient les membres. Dans le même temps, les syndicats devaient également repousser les attaques contre les membres et leurs droits, comme dans les années 1980 avec les restrictions salariales, et dans les années 1990 avec les coupures du gouvernement de Mike Harris. Au cours des années 2000, les grandes batailles, comme la question de l’équité, semblaient avoir été gagnées pour de bon. Les grandes luttes étaient derrière nous et, pour un temps, une certaine paix s’était instaurée dans les relations patronales-syndicales.

Nous vivons aujourd’hui une situation totalement différente. Au lieu de prendre les devants, nous nous battons pour défendre nos acquis. Nous subissons les attaques de la part des gouvernements à tous les niveaux, qui insinuent que les travailleurs syndiqués sont des « nantis » qui jouissent de salaires et de conditions de travail insoutenables. Nous savons tous que nous ne sommes pas dans le camp des « nantis ». Nous ne devrons jamais céder les acquis obtenus par ceux qui ont négocié en notre nom au cours des précédentes et difficiles rondes de négociations contractuelles.

Pour éviter une telle situation, nous devons apporter des changements afin que nos membres soient en phase avec le processus de négociation et qu’ils y participent.

Afin de réussir, les membres du personnel de soutien des CAAT doivent faire front ensemble pour soutenir leur équipe de négociation. Il nous faut améliorer le processus de négociation, afin que les membres soient plus connectés, s’impliquent davantage et soient informés rapidement des dernières nouvelles de la table de négociation.

Les négociations commencent bientôt. Consultez le site Web du SEFPO pour avoir des nouvelles de votre nouvelle équipe qui sera élue le 30 novembre 2013. Votre équipe de négociation mettra les processus en place, mais elle a quand même besoin de vous. Vous devez lui dire ce qui est important pour vous dans votre prochaine convention collective. Connectez-vous! Informez-vous! Défendez vos droits!

Rod Bemister est délégué syndical de la section locale 561 au Collège Seneca, ancien président de l’équipe de négociation, membre du CREE et de l’Exécutif divisionnaire du personnel de soutien des CAAT.

Les employés à temps partiel et contractuels pourront adhérer au Régime de retraite des CAAT dès 2014

Par Marilou Martin

L’année prochaine, les employés à temps partiel ou contractuels du réseau des collèges de l’Ontario pourront adhérer au Régime de retraite des CAAT (le Régime) à n’importe quel moment. Le 1er janvier 2014, on supprimera la règle exigeant qu’un employé contractuel ou qui ne travaille pas à temps plein doit compléter 24 mois de service continu avec les collèges avant de pouvoir adhérer au Régime.

Cela s’appliquera également aux membres qui occupent actuellement un poste d’« initiatives/possibilités » (I/P). Dans de nombreux collèges, bien qu’un employé occupant un poste I/O ait droit à un plein salaire et aux avantages sociaux, il ne peut pas adhérer au Régime en raison de la nature temporaire de son emploi. À compter du 1er janvier 2014, tout employé occupant un poste I/O pourra adhérer au Régime et profiter de la contribution du collège qui versera une cotisation égale à la sienne.

Le Régime enverra des avis aux employés admissibles

Les travailleurs des collèges, qui ne sont pas encore membres du Régime de retraite des CAAT, recevront une lettre directement du Régime plus tard cet automne pour les informer de leur droit d’adhésion à partir du 1er janvier 2014. Ceux qui sont embauchés ou auront leur contrat renouvelé après le 1er janvier 2014 seront informés de leur admissibilité au moment de signer leur contrat d’emploi et recevront également un avis de suivi du Régime.

L’adhésion est une décision personnelle

Tout aussi bon que soit le Régime de retraite des CAAT, adhérer n’est pas forcément la bonne décision pour chaque employé à temps partiel ou contractuel.

Lorsque la gouvernance du Régime a pris la décision de permettre aux employés contractuels ou autre que réguliers et à temps plein d’adhérer au Régime, il était entendu que chaque situation est différente et que l’adhésion n’est pas forcément la meilleure option pour ceux qui ne travaillent pas longtemps dans le système collégial. C’est pourquoi l’adhésion au Régime des employés à temps partiel ou contractuels continue d’être facultative plutôt qu’automatique.

Le Régime aidera les employés à prendre une décision informée

Pour un employé à temps partiel et contractuel, adhérer ou pas au Régime dépend de plusieurs facteurs tels que le nombre d’heures de travail et de son intention de travailler pendant longtemps ou brièvement dans le système collégial. Ces facteurs ont une incidence sur le montant de la rente qui sera versée au prorata des cotisations déductibles d’impôt qui ont été faites au Régime à chaque paye. Il s’agit d’une décision importante. Pour aider chaque employé à prendre la décision qui lui convient, le Régime publiera des informations et des outils sur son site Web. Les employés seront en mesure d’évaluer le revenu de retraite qu’ils pourraient se constituer et les cotisations déductibles d’impôt qu’ils devraient payer. Le personnel du Régime répondra également aux questions par téléphone.

Un employé à temps partiel ou contractuel qui décide de ne pas adhérer au Régime tout de suite aura la possibilité de le faire à tout moment pourvu qu’il travaille pour le système collégial. L’employé doit prendre en compte le fait qu’il commence à se constituer un revenu de retraite à partir du jour où il adhère au Régime. Il existe, cependant, des options pour « racheter » les années de service antérieures, qui sont expliquées sur le site Web du Régime. Plus tôt on adhère, plus tôt on commence à se constituer un revenu de retraite Il est également important de savoir qu’une fois qu’on a adhéré au Régime, on ne peut pas annuler sa participation ou cesser de verser des cotisations déductibles d’impôt tant que l’on travaille pour un collège ou un employeur participant au Régime de retraite des CAAT.

Encore une fois, la décision appartient à chacun. Avant de prendre leur décision, les employés à temps partiel et contractuels devraient lire les informations qu’ils reçoivent du Régime, consulter le site Web et communiquer avec le personnel du Régime s’ils ont des questions.

Permettre à tous les employés des collèges d’adhérer au Régime de retraite des CAAT sans une période d’attente aidera un grand nombreux d’entre eux à se constituer une partie importante de leur revenu de retraite.

Si vous connaissez des employés à temps partiel ou contractuels qui ne sont pas au courant, veuillez leur dire de communiquer avec le Régime de retraite des CAAT qui les conseillera.

Marilou Martin est présidente de la section locale 557, vice-présidente du Comité de parrainage du Régime de retraite des CAAT et membre de l’Exécutif divisionnaire du personnel de soutien des CAAT.

En finir avec le blues du temps partiel

Par Tracy MacMaster

Nous avons tous entendu dans les médias que les emplois précaires et à temps partiel ne cessent de croître. Dans les collèges, nous travaillons quotidiennement aux côtés d’employés à temps partiel qui occupent des emplois similaires aux nôtres, mais avec des conditions de travail qui sont radicalement différentes. Les travailleurs à temps partiel des collèges occupent toutes sortes d’emplois; certains font partie du personnel de soutien depuis longtemps, d’autres sont des professeurs et des étudiants qui travaillent. Ils ont tous ont une chose en commun : ils travaillent sans être couverts par les nombreuses protections qui sont la norme pour les autres Ontariens.

Les employés des collèges ne sont pas couverts par les grandes lignes de la Loi sur les normes d’emploi qui assurent un minimum de protections aux travailleurs de l’Ontario. Les pauses de travail, les jours fériés rémunérés, les heures supplémentaires, le salaire minimum, constituent tous des droits dont bénéficient les travailleurs à temps partiel et à temps plein dans presque tous les autres secteurs professionnels de l’Ontario – du PDG au travailleur du restaurant-minute. Les travailleurs des collèges figurent parmi les rares à ne pas être couverts par la Loi.

Grâce à notre convention collective, nous bénéficions d’un minimum de droits, mais surtout d’autres avantages, comme un salaire décent, des prestations, une répartition équitable des heures supplémentaires, un processus transparent qui préserve nos emplois durant les périodes de mise à pied – des avantages acquis au fil des ans et des négociations collectives successives. Sans un syndicat pour les défendre, les travailleurs à temps partiel doivent tout simplement vivre sans les droits dont jouissent tous les autres travailleurs des collèges.

Dans un milieu de travail où les employés non syndiqués ne bénéficient pas de salaires et de conditions de travail équitables, chacun d’entre eux se trouve dans une position de vulnérabilité. Pour l’employé à temps partiel, il est encore plus difficile de défendre les rares droits auxquels il peut prétendre en vertu de la loi, parce qu’il est seul face au patron pour les faire valoir – une lutte bien inégale. N’ayant pas la capacité de négocier une convention collective qui fixe des règles précises, les employés à temps partiel des collèges sont perpétuellement en contrat, signant souvent leur contrat le premier jour de chaque semestre.

Le nombre de travailleurs à temps partiel augmente chaque année – au cours des 15 dernières années, leur nombre s’est accru de plus de 30 % tandis que le nombre d’employés à temps plein est resté stable. Les employés à temps partiel du personnel de soutien sont actuellement deux fois plus nombreux que les employés à temps plein dans toute la province. Plus les employés à temps partiel sont vulnérables, plus c’est difficile pour nous de gagner du terrain dans le cadre de la négociation collective. Par souci d’équité, tant pour les employés à temps partiel que pour les employés à temps plein, les choses doivent changer.

En 2008, le personnel et les activistes du SEFPO ont lancé la plus importante campagne d’accréditation syndicale de l’histoire de l’Ontario afin que les travailleurs à temps partiel puissent jouir de davantage de droits. Des milliers d’employés à temps partiel du personnel de soutien et d’employés à durée déterminée du personnel scolaire ont voté. Après quatre ans de bataille juridique, d’auditions et d’obstructions de la part des collèges, les bulletins de vote des employés à temps partiel ont été détruits sans être comptés. Beaucoup d’espoir et d’énergie avaient été investis dans cette campagne d’accréditation syndicale afin de joindre et de mobiliser les gens qui travaillent.

Il n’y a pas de meilleur moment pour recommencer que maintenant. Le travail précaire et à temps partiel ne cesse de croître partout dans la province. Pour préserver de bons emplois dans l’avenir pour nous, nos enfants et les étudiants que nous servons au quotidien, chacun d’entre nous doit soutenir les travailleurs à temps partiel afin de les inclure dans notre syndicat. Nous sommes les yeux et les oreilles des collèges, et ensemble, nous pouvons faire en sorte que les collèges soient un meilleur endroit pour travailler et apprendre.

Tracy est déléguée syndicale à la section locale 561, membre du Comité conjoint de classification provincial et présidente du Conseil de district de la région du Grand Toronto du SEFPO.

Le Régime de retraite des CAAT pourrait évoluer pour inclure certaines universités

Au cours de l’année écoulée, le Régime de retraite des CAAT a discuté avec deux universités qui pourraient être intéressées par une adhésion au Régime. Au cours de ces discussions, qui en sont à présent à la phase de proposition, le Régime a été guidé par trois principes fondamentaux qui n’ont pas changé depuis le début des pourparlers :

  1. La croissance doit se faire dans le meilleur intérêt des membres du Régime. La santé financière du Régime, courante ou projetée, ne pourra se détériorer par suite d’une fusion avec un régime de retraite d’une université.
  2. Le Régime de retraite des CAAT n’épongera aucun déficit du régime de retraite d’une université.
  3. Les collèges et les membres qui travaillent dans les collèges garderont au moins la moitié des postes de gouvernance, indépendamment du nombre d’universités qui pourraient rejoindre le Régime.

La croissance profiterait à tous les participants du Régime de retraite des CAAT

Élargir le Régime au secteur postsecondaire offre des avantages aux participants actuels et aux employeurs. Grâce à l’augmentation du nombre de participants, on obtiendrait une plus grande stabilité des taux de cotisation de 3 % actuellement versés par les participants, et à part égale par les employeurs, en plus des taux de base de 8,2 % et 11,2 % des gains jusqu’à et au-dessus du salaire maximal moyen admissible, qui seraient réduits plus tôt. Les employés des universités ont le profil idéal pour adhérer au Régime de retraite des CAAT. De fait, leur profil démographique est similaire à celui des employés des collèges, tout comme leur profil de risque qui détermine les hypothèses concernant le financement et la stratégie d’investissement. Leur adhésion permettrait également aux participants de bénéficier d’une plus grande portabilité des droits à retraite à l’intérieur du secteur postsecondaire.

Le Régime de retraite des CAAT a beaucoup à offrir aux universités

Le Régime de retraite des CAAT a enregistré des résultats de placements solides et stables. En 2012, le Régime a enregistré un taux de rendement annuel de 11,8 % (avant frais) et de 11,3 % en moyenne par an depuis la crise financière de 2008.

Le Régime, qui a fait passer son actif net à 6,3 milliards de dollars, se trouve dans une position enviable avec une provision à hauteur de 103 % sur base de permanence et une réserve de 347 millions de dollars.
Les universités qui se joignent au régime de retraite des CAAT bénéficieraient également des exemptions des évaluations de solvabilité dont bénéficie un régime conjoint, ainsi que du savoir faire du Régime en matière d’administration des pensions et de communication.

La gestion paritaire continue

Le Régime de retraite des CAAT est régi par les employeurs et les employés qui, ensemble, assument la responsabilité des excédents et déficits du Régime. Le SEFPO et l’APACO (Association du personnel administratif des collèges de l’Ontario) nomment leurs représentants à la gouvernance du Régime, tandis que les collèges de l’Ontario nomment les représentants de l’employeur. Cette gestion paritaire continuera si les universités adhèrent au Régime et s’accompagnera de quelques changements pour prendre en compte l’augmentation du nombre de participants. Les employeurs et les employés des universités auront voix au chapitre dans les affaires de gouvernance du Régime, d’une manière qui respecte l’excellent modèle de gouvernance actuel.

Le Régime de retraite des CAAT offre au secteur universitaire une représentation au Conseil des fiduciaires et au Comité des parrainages jusqu’à hauteur de 50 %. Cette représentation sera fonction du montant des actifs et des passifs transférés. Plus le nombre d’universités adhérant au Régime sera grand, plus grand sera le nombre de sièges que le secteur universitaire occupera dans les comités de gouvernance, sans toutefois dépasser le plafond de 50 %.

Les prestations demeureront à l’abri des négociations de travail
Les prestations et les taux de cotisation du Régime demeureront à l’abri des négociations de travail. Pour certains régimes de retraite universitaires, ce passage à un mode de gouvernance paritaire représentera un changement, mais il constitue le fondement de toutes les décisions que le Régime doit prendre.

L’importance de s’engager

Par Rasho Donchev

Pourquoi les gens s’engagent-ils? Est-ce parce qu’ils ressentent le besoin de participer ou est-ce parce qu’ils n’acceptent pas le statu quo et qu’ils veulent s’impliquer pour changer les choses? Je crois que chacun a ses propres raisons et qu’il y a autant de raisons que de gens.

Que veut-on dire par s’engager? Comme vous l’avez peut-être deviné je ne parle pas ici de fiançailles ou d’engagement militaire, mais d’une autre forme d’engagement – celui qui nous amène à nous lever et à nous battre pour défendre des idées dans lesquelles nous croyons.

Nous parlons souvent du besoin d’« engager » ou plutôt de mobiliser nos membres, les étudiants et même la population. Nous avons tendance à penser que les syndicats devraient faire plus pour mobiliser les membres. Je ne crois pas que le syndicat ait besoin de faire quoi que ce soit. Le syndicat rassemble des personnes qui sont liées par la défense d’intérêts communs. Il me semble important de souligner ici l’importance de ces soi-disant intérêts communs. Les intérêts sont aussi divers que les personnes sur la planète. Les intérêts que je partage avec une centaine de personnes peuvent être sans importance pour toutes les autres personnes.

Maintenant que nous avons établi qu’un syndicat est une association de personnes, vous, les autres et moi, qui ne partagent pas forcément les mêmes intérêts, regardons ce que font nos adversaires pour engager la population. Ils forment des associations, des groupes de réflexion et des groupes de pression pour endoctriner la population. C’est bien la défense de leurs intérêts communs qui les rassemble. Cette fois, ils ont un intérêt commun, une cible unique, et leur message est très simple : « Syndicats = RUINE; Pas de syndicats = PROSPÉRITÉ. »

Leur message est si efficace que cela m’attriste d’avoir à dire que certains d’entre nous commencent à penser comme eux. Si nous avons échoué quelque part, c’est à communiquer tout ce que nous avons accompli jusqu’à ce jour, ce que les autres veulent et où nos adversaires veulent vraiment en venir. Leur message simpliste est que personne ne mérite aujourd’hui d’avoir un emploi sûr et bien rémunéré, à l’exception des quelques nantis qui récoltent les fruits de notre travail.

L’époque où nous dressions des barricades pour renforcer notre lutte est révolue depuis longtemps. Notre effectif évolue vite et rapidement et nous devons mieux communiquer les uns avec les autres afin de savoir ce qui est primordial dans notre convention collective. Pour les uns, c’est peut-être les avantages sociaux, pour d’autres la sécurité d’emploi ou les vacances –des intérêts qui sont essentiels à chacun de nous et pour lesquels nous sommes prêts à nous battre, le moment venu. Si nous réussissons cette petite tâche, ensemble, nous aurons des intérêts communs à défendre. Des intérêts communs qui nous uniront pour former une véritable union – ou un syndicat.

Rasho Donchev is a steward in Local 559. He is former member of the bargaining team, vice- chair EERC, and a member of the CAAT Support divisional executive.

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