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CAMH face à des accusations pour attaques contre des infirmières

We the North
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Toronto – Aujourd’hui même, le tribunal entendra une plainte contre le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) déposée en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité au travail. En janvier 2014, une des infirmières concernées avait été agressée par une patiente avec tant de violence qu’elle souffre désormais d’une déficience visuelle grave. Nancy Pridham, présidente de la section locale 500 du SEFPO, a déclaré que « le traumatisme subi par l’infirmière l’a laissée si craintive qu’elle ne retournera sans doute jamais au travail ». Une autre infirmière avait également été gravement blessée au cours d’une autre attaque survenue à l’hôpital. Les deux employées ne sont jamais retournées travailler.

L’audience aura lieu à l’ancien Hôtel de ville de Toronto, lundi prochain, à 14 h, devant le juge Bigelow.

Le procès coïncide avec l'annonce de la Fondation Faas de retirer son don de 1 million de dollars pour le programme Well@Work de CAMH, après que l’hôpital ne puisse démontrer que le premier versement avait été utilisé pour le programme en question.

« C’est symptomatique d'un problème de gestion systémique massif lié à la violence et à la sécurité psychologique que nous pouvons observer dans le secteur des soins de santé mentale », a déclaré Warren (Smokey) Thomas, le président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario. « Mes membres se plaignent depuis des années pour faire en sorte que les hôpitaux prennent cette question au sérieux et mettent en œuvre les mesures de sécurité nécessaires. »

Ce n’est pas la première accusation de ce genre pour CAMH. En 2009, l’hôpital avait reçu une amende de 70 000 $ après avoir plaidé coupable à deux chefs d’accusation en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité au travail suite à deux incidents distincts impliquant des infirmières qui s’étaient fait agresser au travail.

« Combien de procès devons-nous suivre pour voir un changement? », a demandé Madame Pridham. « Nous savons que les employés vivent des traumatismes chaque jour rien qu’en lisant des comptes rendus concernant des pédophiles, en entendant d’horribles histoires d’abus et en étant les témoins des agressions perpétrées contre leurs propres collègues.

« Qu’est-ce que CAMH offre, demandez-vous? Des sondages en ligne pour le personnel. Un sondage en ligne n’est rien comparé à ce dont nous avons besoin », a ajouté Madame Pridham.

« Nous avons besoin de lieux de travail sécuritaires maintenant. »

Pour plus d’information, communiquez avec Nancy Pridham, au  416-625-6364, ou avec Warren (Smokey) Thomas, au 613-329-1931