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Selon l’OPSEU/SEFPO, « capacité » est le mot clé lorsqu'il s'agit des analyses en laboratoire

Toronto – Le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, dit que de sérieuses lacunes au niveau des capacités en laboratoire est la réalité qui se cache derrière un article des médias sur la décision du premier ministre d’ignorer les conseils médicaux et de mettre en place les tests de dépistage de la COVID-19 pour tous les Ontariens au printemps dernier.

Un rapport du Globe and Mail sur les témoignages présentés à la commission indépendante chargée d’étudier l’épidémie de COVID-19 dans le secteur des soins de longue durée donne des détails sur la façon dont le premier ministre Ford a écarté les conseils des experts en santé publique. Le véritable problème est le besoin d’un « financement immédiat et important pour accroître la capacité des laboratoires de santé publique de l’Ontario », a déclaré M. Thomas.

« Il n’était pas sage d’offrir les tests de dépistage de la COVID au-delà des groupes à haut risque », a souligné M. Thomas. « Cela a créé un arriéré énorme dans le système, alors que les laboratoires n’avaient manifestement pas la capacité d’y répondre. »

« Mais rechercher les coupables n’est pas la solution », a ajouté M. Thomas. « Il faut s’attaquer à ces problèmes de capacité en investissant dans les laboratoires de santé publique. Il faut établir un système robuste capable de répondre aux crises futures et de sauver des vies. »

Le syndicat a dit qu’il est temps que M. Ford se concentre sur le renforcement des capacités dans l’ensemble du secteur public. Une expansion dans les laboratoires de santé publique exigerait d’augmenter les chiffres au niveau des professionnels de laboratoire, et le premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, affirme que les collèges publics de l’Ontario peuvent aider à répondre à ce besoin.

« Les collèges communautaires de l’Ontario ont un rôle énorme à jouer pour surmonter cette crise et préparer l’avenir », a déclaré M. Almeida. « Nous devons commencer à former la prochaine génération de professionnels de laboratoire et nous assurer que de bons emplois les attendent, afin que nous ne nous trouvions plus jamais dans cette situation. »

Récemment, le gouvernement Ford a annoncé qu’il attribuerait des fonds de 115 millions de dollars pour soutenir la formation de 8 200 préposés aux services de soutien à la personne (PSSP) dans les collèges publics de l’Ontario, dans le cadre d’une stratégie visant à atténuer la crise des soins de longue durée.

« Le renforcement des capacités dans nos laboratoires publics devrait également être une priorité absolue », a déclaré M. Thomas. « En prévenant les retards en matière d’obtention des résultats des tests, on contribue à prévenir davantage d’infections et de décès, en particulier dans nos foyers de soins infirmiers et de soins de longue durée durement touchés. Mais nous avons besoin de professionnels qualifiés pour faire ce travail. »

« Il n’est jamais trop tard pour bien faire », a encore dit M. Thomas. « Le gouvernement a fait quelques faux pas au début de la pandémie, mais quel gouvernement n’en a pas fait? Aucun ne s’est montré parfait. Mais en ce qui concerne les essais en laboratoire, sa plus grande erreur serait de ne pas agir maintenant. Il est temps de faire face à la crise due au manque de capacités en Ontario, une fois pour toutes. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931 OPSEUCommunications@opseu.org