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Piquetage des employés de CarePartners, section locale 294, au Salon de l’emploi d’Emploi Ontario à St. Catharines

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Les membres de la section locale 294 du SEFPO employés chez CarePartners, en grève depuis le 10 avril dernier, tiendront un piquet d’information dans le cadre du Salon de l’emploi d’Emploi Ontario, à St. Catharines.

Quand : Le jeudi 22 octobre, de 10 h à 14 h

Où : YMCA Aide à l’emploi et services aux nouveaux arrivants
285, chemin Bunting, St. Catharines

Les membres de la section locale 294 veulent qu’il soit clair que les emplois offerts par CarePartners sont des postes de briseurs de grève et que les nouveaux employés franchissent bel et bien une ligne de piquetage.

« Il est inadmissible que CarePartners cherche à recruter de nouveaux employés dans les salons de recrutement plutôt que d’essayer de résoudre ses problèmes à la table avec ses employés actuellement en grève », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas.  « CarePartners ne devrait pas être autorisé à offrir des emplois de briseurs de grève dans un salon de l’emploi commandité par le gouvernement. »

Contexte de la grève des employés de CarePartners membres de la section locale 294

CarePartners refuse de négocier de manière responsable avec la section locale 294. Le gouvernement Wynne contribue activement aux efforts de CarePartners visant à briser les reins du syndicat, en utilisant l’argent des contribuables pour payer des briseurs de grève pour faire le travail de professionnels des soins de santé.  

Contrairement à l’usage de la profession qui consiste à payer les employés un salaire horaire, CarePartners oblige les nouveaux infirmiers et infirmières à courir d’une visite à domicile à l’autre en les payant un taux fixe de 16 $ la visite.  Toutefois, certaines visites peuvent prendre jusqu’à deux heures, ce qui signifie que ce personnel infirmier gagne moins que le salaire minimum. Ce système nuit aux patients et au personnel infirmier.

Chez CarePartners, les infirmiers et infirmières n’ont aucun congé de maladie, ce qui les oblige à travailler même lorsqu’ils sont malades. Il est évident que leurs patients ne devraient pas être exposés à des rhumes, grippes et autres maladies transmissibles.

Ces conditions de travail minables contribuent à l’épuisement professionnel et à des taux de roulement élevés. Afin d’éviter angoisse et incertitude, il est également important que les patients soient suivis par le même personnel, qui connaît leurs besoins médicaux.  Les patients qui voient arriver chaque jour chez eux une autre personne souffrent.

Entre temps, les propriétaires de CarePartners, de simples intermédiaires vraiment vu que leurs fonds sortent des poches du contribuable, se versent de jolis salaires et se construisent d'énormes bureaux.  Une épaisse couche de profits bien gras, qui n'existait pas auparavant, a ainsi été introduite dans le système de soins à domicile de l'Ontario. Le résultat est que les patients reçoivent des soins inadéquats et que les professionnels des soins de santé voient disparaître de bons emplois. La vérificatrice générale a récemment publié un rapport déconcertant sur la qualité variable et les coûts administratifs élevés des soins à domicile et communautaires en Ontario.

 « Le public est privé des soins médicaux qu'il est en droit de recevoir. Les administrateurs du secteur privé se bourrent les poches alors que 100 pour cent des maigres dollars-santé devraient aller aux soins et traitements », a ajouté Thomas.  « Il est temps que le ministre Hoskins intervienne personnellement pour résoudre le conflit chez CarePartners. »

Des employeurs comme CarePartners ne devraient pas être autorisés à embaucher de nouveaux travailleurs pour remplacer des employés en grève, que ce soit pendant une grève ou après.  C’est pourquoi l’Ontario a besoin d’une législation qui interdit le recours à des travailleurs de remplacement pendant une grève et de garantir que les travailleurs en grève puissent retourner à leurs emplois quelle que soit la durée de la grève.

Actuellement, l’article 80 de la Loi sur les relations de travail de l’Ontario ne protège les emplois des grévistes que pendant les six premiers mois d’une grève; après ça, l’employeur n’est plus obligé de les réembaucher après la grève. C’est une disposition qui avait été mise en place par les conservateurs de Mike Harris et que le gouvernement libéral n’a jamais eu l’occasion d’amender.

Le ministère du Travail révise actuellement la législation du travail de l’Ontario, et rétablir des mesures de protection adéquates pour les travailleurs en grève devrait être une priorité.

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Pour plus d'information :
Warren (Smokey) Thomas
Président du SEFPO
613-329-1931