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Célébrons le Mois national de l'histoire autochtone : Une histoire de colonisation, de résistance et de résilience

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Chaque année depuis le mois de juin 2009, nous célébrons le Mois national de l’histoire autochtone pour honorer l’histoire, l’héritage et la diversité des peuples autochtones.

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a déclaré que c’est une excellente occasion de rendre hommage à la vigueur des communautés autochtones d’aujourd’hui. Les communautés, peuples et nations autochtones qui ont été aux prises avec une histoire d’invasion et de colonialisme sur leurs territoires se considèrent comme distincts des autres pans de la société qui vivent aujourd’hui sur ces territoires.   L’histoire des Autochtones de l’Île de la Tortue est un récit long et douloureux de colonisation, de résistance et de résilience.

Par le truchement de politiques d’assimilation et de ségrégation, le gouvernement du Canada a chassé les Autochtones de leurs territoires et les a forcés à habiter dans des réserves. Les Autochtones entretenaient avec leurs territoires traditionnels une relation qui leur permettait de rester en contact avec leurs racines ancestrales, leur peuple. Leur terre porte leur histoire.  Le gouvernement colonisateur, avec ses lois et sa force militaire, s’est efforcé de détruire l’identité même des peuples autochtones, y compris leur culture, leurs traditions, leurs langues et leur spiritualité.

Les peuples autochtones ont été ravagés par la variole, le typhus, la rougeole et d’autres maladies que les Européens avaient apportées avec eux.

« La pandémie de la COVID-19 est pour nous l’occasion de prendre pleinement conscience des répercussions des maladies épidémiques que les Européens ont apportées en Amérique et qui ont décimé jusqu’à 95 pour cent de la population de l’hémisphère », a déclaré Smokey Thomas. 

En soulignant cette histoire, le rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, José Francisco Cali Tzay, a récemment appelé tous les pays à procurer aux peuples autochtones des renseignements sur la COVID-19 dans leur langue et à prendre rapidement des mesures spéciales pour leur procurer des services médicaux adaptés à leur culture.

Environ 150 000 enfants autochtones ont été envoyés de force dans des pensionnats, qui sont restés ouverts de la fin du 19e siècle jusqu’en 1996, l’année où le dernier pensionnat a fermé ses portes.  Dans ces écoles, on apprenait de force à ces enfants que leur famille et leur culture étaient inférieures au mode de vie et à la culture des Européens.  Ces enfants ont grandi en ayant honte de leur identité.  Cette pratique consistant à enlever les enfants autochtones à leurs familles et communautés s’est poursuivie jusqu’à la période connue comme la « rafle des années soixante ».

Puis, des milliers de femmes, filles et personnes bispirituelles des communautés autochtones ont disparu ou ont été assassinées, souvent sans que le gouvernement n’agisse.

L’histoire nous montre que l’oppression engendre la résistance. Les communautés autochtones n’ont jamais cessé de résister, ce qui leur a donné cette capacité de résilience qui leur a permis de sauver et de protéger leurs enseignements et mode de vie. De nos jours, de nombreuses personnes et communautés réapprennent, se réapproprient et font renaître ce qu’on leur avait pris. La crise d’OKA, les mouvements Idle No More et de défense des territoires et de solidarité avec les chefs héréditaires de la nation Wet’suwet’en sont des exemples récents qui illustrent la capacité de résistance des peuples autochtones face aux politiques génocidaires d’assimilation du Canada.

Krista Maracle, présidente du Cercle des Autochtones, est fière des efforts que le SEFPO déploie pour éduquer ses membres par l’entremise de cours, de formation et de conférences, « qui font que la réconciliation est bien plus qu’un mot en vogue, mais surtout un véritable moyen de désapprendre les façons colonialistes de penser et d’agir. »

« À un moment où les épidémies et les changements climatiques menacent la vie sur la planète, les enseignements des peuples autochtones nous donnent la marche à suivre pour soigner Notre mère nourricière, la Terre, et restaurer notre relation avec la terre et l’eau. C’est notre intérêt à tous », a déclaré Krista Maracle.

Il est très important que tous les Canadiens célèbrent le Mois national de l’histoire autochtone et apprennent l’histoire des peuples autochtones. Non seulement c’est pour eux l’occasion de reconnaître le rôle primordial que les Autochtones ont joué pour bâtir notre pays, mais également de s’engager à marcher ensemble, les deux nations côte à côte, dans la paix et le respect.

Si vous souhaitez recevoir des mises à jour régulières du Cercle des Autochtones et du mouvement syndical au sujet de la réconciliation, veuillez envoyer un courriel à : tvining@opseu.org pour figurer sur la liste de diffusion.

En solidarité,

Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO
Eduardo (Eddy) Almeida, premier vice-président/trésorier du SEFPO