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Les accusations portées contre Waypoint doivent conduire à des conditions de travail plus sûres, selon le SEFPO

Division de la sante mentale du SEFPO
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Les accusations portées contre le Centre de soins de santé mentale Waypoint en vertu de la Loi sur la santé et la sécurité au travail doivent conduire à une amélioration de la protection du personnel et des patients, a déclaré le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario.

« Nous nous réjouissons de ces accusations, mais elles ne veulent rien dire si de véritables solutions à long terme ne sont pas mises en place pour faire en sorte que les employés et les patients puissent se déplacer librement à l'intérieur de l'établissement sans crainte d'être blessé, ou pire », a déclaré Pete Sheehan, président de la section locale 329 du SEFPO, qui représente près de 1 000 employés au sein de l’établissement de santé mentale situé au nord-ouest de Barrie.

Trois chefs d'accusation d’omission de protéger le personnel et d’exploiter un milieu de travail dangereux ont été portés contre le Centre Waypoint hier par le ministère du Travail. Les accusations découlent d’un incident qui a eu lieu en avril 2016, dans le cadre duquel quatre travailleurs avaient été blessés et un infirmier autorisé avait été poignardé dans le dos avec un tournevis et s’était fait cassé le nez pendant l’attaque. Ces accusations portent une amende maximale de 500 000 $. Une première comparution au tribunal est prévue pour le 6 avril.

Après plusieurs autres incidents en avril 2016, le SEFPO avait recommandé un plan de sécurité à 10 points, qui demandait la mise en place d’une équipe spéciale qui interviendrait en cas d’incident. Le plan incluait aussi une formation en extraction des victimes, du personnel de sécurité spécial pour toutes les unités, des portiques de détection des objets métalliques et un personnel suffisant pour assurer la prestation de toute la gamme de programmes du centre. Pas une de ces recommandations n’a été mise en œuvre.   

Selon le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, les accusations contre le Centre Waypoint reflètent une tendance inquiétante au sein des établissements de santé mentale de la province.

« Il se passe rarement un jour sans qu’on entende parler d’un autre incident de violence à l’intérieur d’un de nos centres de santé mentale », a déclaré Monsieur Thomas. « Si reconnu coupable, l’employeur devrait se demander s’il est préférable pour lui de payer des amendes ou d’utiliser cet argent pour améliorer les mesures de santé et de sécurité au travail. Le fait demeure que trop de patients du centre craignent pour leur santé et trop de travailleurs ont peur d’aller au travail, ne sachant jamais trop s’ils finiront leur quart en bonne santé. »

Pour plus d’information : Pete Sheehan, 705-209-9050