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Les enfants atteints d’autisme ont besoin de notre soutien

Warren (Smokey) Thomas, président du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario, a fait publier le communiqué suivant le 4 mai 2016 :

Le 29 mars 2016, la ministre des Services aux enfants et à la jeunesse, Tracy MacCharles, a annoncé que les enfants âgés de cinq ans et plus deviendront inadmissibles à l'intervention comportementale intensive financée par le gouvernement. Au lieu de recevoir 20 à 40 heures par semaine d’un traitement en tête-à-tête toute l’année, les enfants atteints d'autisme recevront 2 à 4 heures de l'analyse comportementale appliquée par semaine pendant deux à six mois.

L'annonce a provoqué la frustration et la colère dans toute la province – des sentiments que je comprends et partage pleinement. Déjà, il faut attendre presque un an pour faire un diagnostic de l'autisme. Parce que les services de l'autisme ont été privés par le gouvernement libéral, les enfants peuvent languir sur les listes d'attente pour 2 à 4 ans.

La plupart des enfants qui seront privés de services ont à peine commencé le traitement – ou n’ont même pas commencé. Alors que 1 377 enfants âgés de cinq ans et plus reçoivent le traitement, 835 enfants de ce groupe d'âge figurent toujours sur les listes d’attente. Un autre groupe de 1 331 enfants auront bientôt cinq ans et se trouveront donc également sur les listes d'attente. Il est impensable que les parents qui ont attendu des années pour accéder à des services et qu’ils ne les recevront jamais.

Certains parents n’ont pas attendu. Ils ont fait d'énormes sacrifices personnels – vider leurs comptes bancaires, vendre leurs voitures et possessions, mettre leurs maisons en hypothèque – pour ramasser 60 000 $ par an pour un traitement privé pour leurs enfants. D'autres ont quitté la famille et les amis en Ontario pour demander de l'aide dans d'autres provinces – une tendance que les libéraux, qui se vantent de dépenser moins sur les services publics que toute autre province, semblent soutenir.

Bien qu'il soit généralement admis que les enfants âgés de 2 à 4 bénéficient le plus de l'intervention comportementale intensive, il n'y a aucune preuve que les enfants âgés de 5 ans et en bénéficient moins. Beaucoup de parents ayant des enfants de plus de 5 ans signalent une amélioration continue grâce au traitement. Ils veulent désespérément continuer à y avoir accès.

Les enfants atteints d'autisme ne sont pas les seuls enfants vulnérables ignorés par ce gouvernement. Les libéraux ont fermé les portes du Centre régional pour les enfants et les adolescents à Thistletown en 2014. Maintenant, au moins cinq écoles qui répondent aux besoins des enfants malentendants et aveugles, ou qui ont des difficultés d'apprentissage graves, sont sous la menace de fermeture.

Les libéraux donnent des milliards de dollars au secteur privé pour construire des infrastructures publiques à prix exobitants. Ils ont gaspillé plus d’un milliard de dollars pour fixer leur fiasco de l'usine de gaz. Ils prodiguent des milliards de réductions d'impôt pour les grandes sociétés. Mais ils ne peuvent pas trouver un peu d'argent pour donner aux enfants vulnérables un meilleur avenir.

Le 5 mai à midi, je me joindrai aux parents et à leurs enfants sur la pelouse devant l’Assemblée législative pour demander à la ministre MacCharles d’abandonner ses plans de refuser les enfants atteints d'autisme de l'éducation dont ils ont besoin et un avenir qu'ils méritent. Je demande à tous les Ontariens et Ontariennes d’exiger que le gouvernement finance intégralement les services de l'intervention comportementale intensive et de l'analyse comportementale appliquée. Rappelez aux libéraux que nos enfants viennent toujours en premier.

Warren (Smokey) Thomas
Président du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario