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Les travailleurs de l'aide à l'enfance applaudissent les changements législatifs proposés pour les jeunes vulnérables

Societes d'aide a l'enfance
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Toronto – Les travailleurs de l’aide à l’enfance représentés par le Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario manifestent leur appui face aux amendements proposés dans le Projet de loi 89 du gouvernement de l’Ontario, la Loi de 2016 sur le soutien à l'enfance, à la jeunesse et à la famille.

Si adopté, le projet de loi fera passer l’âge de la protection de 16 à 18 ans afin d’augmenter les services aux jeunes vulnérables, d’aider les enfants et les familles à prévenir les situations de crise à domicile et de rendre les services plus appropriés sur le plan culturel pour tous les enfants et jeunes pris en charge par le système d’aide sociale à l’enfance, y compris les enfants et les jeunes autochtones et noirs.

« Les travailleurs de l’aide à l’enfance de tout l’Ontario estiment depuis longtemps que les jeunes devraient être entendus davantage en ce qui concerne les décisions qui les touchent, et le projet de loi 89 devrait y contribuer », a déclaré Jane Kaija, présidente du secteur de l’aide à l’enfance au SEFPO. « À titre de personnes qui travaillent chaque jour avec des enfants et des jeunes pris en charge, souvent en situation de crise, nous considérons que les mesures prises dans ce projet de loi sont progressives. »

Mais Madame Kaija nous avertit que les amendements précisés dans le projet de loi n’auront de valeur que s’ils sont accompagnés de nouveaux fonds de la province. Par exemple, elle estime qu’offrir les services à 1 600 jeunes de plus de 16 ans nécessiterait l’apport de 100 nouveaux travailleurs en protection de l’enfance.

« Admettant que le projet de loi 89 soit adopté, le budget 2017 de la province devra inclure une augmentation du budget de base pour soutenir ces amendements », a ajouté Madame Kaija. « Renforcer l’intervention précoce et la prévention exige de payer pour des programmes qui ont déjà été supprimés dans de nombreuses agences, comme les programmes sur le rôle parental et sur la violence sexuelle. » Pour le moment, au moins trois agences sont en situation de déficit et la plupart d’entre elles se battent pour financer le nouveau réseau informatique provincial.

Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO, souligne le besoin d’un financement.

« On ne manque pas de bonnes intentions dans le système de l’aide à l’enfance », a-t-il dit, « et je tiens à applaudir l’intervenant provincial en faveur des enfants et des jeunes, Irwin Elman, pour s’être fait le champion de ces amendements au projet de loi 89.

 « Mais pour le moment, nous avons un gouvernement en Ontario qui s'enorgueillit d'avoir le taux de financement des services publics par habitant le plus bas de toutes les provinces du Canada », a déclaré Monsieur Thomas. « En attendant un changement, nous ne serons jamais en mesure de faire ce que nous devons faire. »

Le SEFPO représente quelque 3 000 travailleurs de l'aide à l’enfance dans 13 agences à travers l’Ontario.

Pour plus d’information, communiquez avec Jane Kaija, au  -705-677-8144, ou avec Warren (Smokey) Thomas, au 613-329-1931.