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ACSM Cochrane-Timiskaming : une autre victoire en matière d’équité salariale

Timmins – Quelque 170 travailleurs de l'Association canadienne pour la santé mentale (ACSM) de Cochrane-Timiskaming recevront des rajustements au titre de l’équité salariale, 23 ans après la négociation d’un premier plan d’équité salariale, en 1994.

La décision est intervenue juste un mois après que les membres de la section locale 386, à Intégration communautaire Newmarket/Aurora, reçoivent eux-mêmes des paiements au titre de l’équité salariale, rétroactifs à 2010. Maggie Wakeford, présidente de la section locale 631 du SEFPO, a déclaré que c’était une excellente nouvelle pour ses membres, qu’elle a conduit à se syndicaliser en 2008.

« L’équité salariale était une des raisons pour lesquelles j’avais décidé de syndicaliser cette agence. Les paiements s’étaient arrêtés en 2005, lorsque notre ancien PDG avait quitté l’agence. En 2008, le PDG actuel avait eu vent de mes efforts de syndicalisation et avait annoncé qu’il examinait la possibilité de faire des rajustements au titre de l’équité salariale. Toutefois, après la syndicalisation, il a dit qu’il devait « revisiter et évaluer » le plan existant, et a essentiellement jeté la pierre au syndicat.

« Notre contrat doit bientôt être renouvelé, mais nous avons refusé de négocier jusqu’à ce que la question de l’équité salariale soit réglée une fois pour toutes », a encore dit Madame Wakeford. « Dos au mur, l’employeur a enfin dû se montrer sérieux sur la question de l’équité salariale. »

L’employeur doit environ 1,6 million de dollars aux travailleurs en paiements rétroactifs au titre de l’équité salariale. Un premier versement de 1 164 333 sera fait le 30 septembre 2017. Les rajustements restants seront faits en versements égaux en mai 2018 et mai 2019.

Les nouvelles ne sont pas toutes bonnes, toutefois. Madame Wakeford a fait remarquer que l’employeur cherche maintenant à se débarrasser de son programme sur la violence faite aux femmes – une initiative de 32 ans, qui inclut une maison d’hébergement pour femmes à Matheson, la Tranquility House, laquelle compte 12 employés.

« L’employeur dit que la violence conjugale ne fait pas partie de ses activités principales », a déclaré Madame Wakeford. « Mais tout professionnel de la santé mentale sait que la violence conjugale est étroitement liée aux problèmes de santé mentale. C’est juste une manigance pour réduire les coûts. Ainsi, nous allons protester dans la rue, en commençant par un piquet d’information massif. »

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a déclaré qu’il était à peu près temps que ces travailleurs obtiennent ces rajustements au titre de l’équité salariale, mais sans coupures aux programmes ou au personnel.

« La province a adopté la Loi sur l'équité salariale en 1987. Trente ans plus tard, certains employeurs ne se conforment toujours pas à ses dispositions. Et lorsqu’ils le font enfin, certains victimisent les clients et les travailleurs. Cet employeur veut remettre les services qu’il offre aux femmes vulnérables au soumissionnaire le plus bas, plutôt que de prendre le téléphone et d’appeler Kathleen Wynne pour lui dire qu’il a besoin d’argent pour l’équité salariale. C’est aussi simple que ça. »

Pour plus d’information : Maggie Wakeford, 705-363-5659