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La politique des collèges sur la liberté d’expression est aux antipodes de la liberté, selon le président du SEFPO

Toronto – Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, est déçu par la nouvelle politique sur la liberté d’expression qui sera mise en œuvre dans les 24 collèges de l’Ontario le 1er janvier.

« Cette prétendue politique sur la liberté d’expression est aux antipodes de la liberté », a expliqué le président Thomas. « Il serait plus juste de parler d’une politique de bâillonnement. »

Le groupe représentant les collèges a annoncé cette politique lundi au nom des 24 présidents de collège. Pour le président Thomas, il ne fait aucun doute que le gouvernement Ford tire les ficelles en coulisse.

« Ce n’est que le dernier exemple en date de la mise à mal des droits démocratiques de la population ontarienne par le gouvernement Ford », a estimé le président Thomas.

RM Kennedy, président de la Division du personnel scolaire des collèges (SEFPO), a souligné que seul un membre d’une organisation étudiante avait été consulté lors de l’élaboration de cette politique, tandis qu’aucun membre du personnel scolaire n’avait eu la possibilité d’apporter sa contribution.

« Cette politique profondément antidémocratique a été élaborée par les collèges en se conformant exactement aux exigences du gouvernement. Il ne s’agit pas d’une directive sur la liberté d’expression; il s’agit d’un décret anti-protestation qui va avoir un effet paralysant sur l’ensemble du système des collèges et au-delà. »

« Cette politique autorise les administrateurs des collèges à décider à quel endroit et à quel moment les étudiants, le personnel scolaire et les autres intervenants peuvent protester sur les campus. Il s’agit d’un signal d’alarme pour tous les défenseurs de la démocratie. »

Le premier vice-président/trésorier du SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, a indiqué qu’il était très inquiet du fait de la limitation de la liberté de réunion qui est au cœur du mouvement syndical.

« Cette politique est totalement aberrante pour de nombreuses raisons. Si vous limitez la protestation, vous mettez à mal le droit de réunion. Doug Ford a imposé cette politique à nos collèges, et nous savons jusqu’où il est prêt à aller pour s’assurer qu’il obtient ce qu’il veut. »

Le président Thomas a déclaré que Collèges Ontario devait revoir sa copie, et que le gouvernement devait accorder plus de temps et de souplesse pour parvenir à une politique sensée sur la liberté d’expression. « Doug Ford adopte une attitude simpliste, obstinée et punitive, une fois de plus. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas, 613 329-1931; RM Kennedy, 416 346-8382