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Des communautés branchées – Bulletin d’information de l’été 2020

SEFPO Professionnels des soin de sante communautaires
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Message du président

Merci. Vous pouvez compter sur nous.

Je voudrais commencer par remercier chacun de vous.

Membres du secteur 17 du SEFPO, professionnels des soins de santé communautaires, que vous travailliez en soins à domicile, soins communautaires, pour un RLISS, dans une clinique ou à la santé publique, vous avez tous et toutes joué un rôle essentiel pour nous aider à traverser la pandémie.

Je parle au nom des 165 000 membres du SEFPO et je tiens à ce que vous sachiez que nous apprécions votre travail et que nous vous accordons la plus grande estime.

Je tiens aussi à vous dire que vous pouvez compter sur moi et sur Eddy, ainsi que sur tous les membres du Conseil exécutif du SEFPO. Nous ferons de notre mieux pour faire en sorte que le gouvernement Ford apprécie vos efforts et vous porte autant d’estime que nous.

Et c’est pourquoi nous luttons avec tant d’acharnement pour que chacun et chacune de vous receviez la prime liée à la pandémie. Vous la méritez tous et toutes, et nous continuerons de nous battre.

C’est aussi la raison pour laquelle nous nous battons si ardemment contre la privatisation au cœur des horribles réformes gouvernementales des soins de santé. Si cette pandémie nous a appris quelque chose, c’est que la privatisation peut être mortelle. La plupart des personnes décédées de la COVID-19 en Ontario sont mortes dans des foyers de soins de longue durée à but lucratif.

Dans nos observations officielles au gouvernement, dans les médias et dans nos communautés, vous pouvez compter sur le SEFPO pour défendre avec vous ce que nous croyons être juste, et ce, parce que nous savons que nous pouvons compter sur vous pour offrir à nos communautés les meilleurs soins de santé possibles chaque jour.

Merci.

Solidairement,

Warren (Smokey) Thomas
Président du SEFPO

Cliquez ici pour la version en pdf de ce bulletin (en anglais)

Rencontrez l’équipe dirigeante du secteur

Lucy Morton, présidente, lucyamorton@rogers.com

Campbell Manson, vice-président, presidentopseu4101@gmail.com

Kate Anderson, secrétaire, kateanderson@yahoo.ca

Elaine Giles, trésorière, elainegiles@hotmail.com

Marcus Andrew, agent négociateur, andrewmarcus0715@gmail.com

Karen Gventer, Bulletin/Communications, kgventerg@gmail.com

Morgen Veres, représentante auprès des membres, morgen.veres@gmail.com

Anne-Marie Roy, représentante de l’éducation, aleeshatyanna@hotmail.com

Le projet de loi 175 affaiblit la surveillance et récompense le secteur à but lucratif dans les services de soins à domicile et en milieu communautaire

Le projet de loi 175 affaiblit la surveillance et récompense le secteur à but lucratif dans les services de soins à domicile et en milieu communautaire

Le nouveau projet de loi 175 du gouvernement Ford, intitulé Loi de 2020 pour connecter la population aux services de soins à domicile et en milieu communautaire, autorise une multiplication des entreprises privées, avec moins de surveillance gouvernementale, et affaiblit considérablement la participation des citoyens aux décisions en matière de santé qui affectent leurs communautés. 

Le nouveau projet de loi permet aux entités à but lucratif d’organiser et de fournir des services de santé avec les nouvelles équipes Santé Ontario. Ces équipes remplacent les réseaux locaux d’intégration des services de santé (RLISS) à but non lucratif qui avaient déjà établi des priorités en matière de santé dans les régions.

Les entreprises privées pourraient désormais influencer le visage des soins de santé dans cette province. Jamais auparavant des intérêts privés n’ont-ils eu autant de pouvoir sur les fonds destinés à la santé publique.

Les équipes Santé Ontario feront rapport à une nouvelle super agence, Santé Ontario. Contrairement aux anciens RLISS, cette agence sera moins redevable aux Ontariens. Le conseil nommé par les Conservateurs exerce un pouvoir sur les décisions locales en matière de santé et n’est pas tenu d’afficher des informations sur ses réunions. Il n’existe pas de processus transparent permettant aux citoyens de s’engager dans une restructuration majeure de la santé qui pourrait impliquer la fermeture, la fusion ou le transfert des services.

Le processus de « soumissions concurrentielles » ou « d’appels d’offres » dans le secteur des soins à domicile est en grande partie responsable de la baisse de la qualité des soins, du manque de continuité des services et de la baisse des salaires et des avantages sociaux pour ceux qui travaillent dans le secteur. Le modèle de service juste-à-temps, à la pièce, a dévalué le travail en soins intensifs et le bien-être des bénéficiaires de soins à domicile et a privilégié les intérêts des entreprises privées. Malheureusement, le moratoire sur les appels d’offres ou soumissions concurrentielles instauré en 2008 n’a pas stoppé la baisse continuelle de la qualité des soins à domicile.

En 2015, Bonnie Lysyk, vérificatrice générale de l’Ontario (VG), avait examiné les dépenses consacrées aux soins à domicile et avait constaté que 1,5 milliard de dollars avaient été versés à des tiers et qu’environ cinq pour cent de ce montant, ou 75 millions de dollars, étaient devenus des profits. À l’époque, les soins à domicile étaient gérés par 14 Centres d’accès aux soins communautaires (CASC) régionaux.

La VG avait fait valoir qu’un bon nombre des dirigeants des CASC avaient avaient reçu des primes et des augmentations salariales en dépit d’un gel provincial continu des rémunérations, et que le directeur général moyen avait gagné 249 000 $ en 2014.

Tandis que des fonds publics étaient détournés pour parvenir à des mains privées, les tarifs des soins à domicile différaient largement et les services ne suffisaient pas à répondre à la demande. Ces problèmes existent encore aujourd’hui.

Le système des soins à domicile ne répond pas à la demande en 2020

En janvier 2020, les recherches menées par un médecin de famille de l’Hôpital St-Michael de Toronto ont révélé que l’insuffisance des soins à domicile occupait le premier rang des préoccupations des patients en Ontario (BMJ Qualité & Safety, British Medical Journal).

À moins que le gouvernement n’élimine la notion de profit dans le secteur, l’augmentation du financement des soins à domicile pour détourner les patients du réseau hospitalier ne permettra pas de résoudre les problèmes critiques liés à la qualité.

La pandémie de COVID-19 a montré à quel point la notion de profit nuisait à la qualité des soins, mettant en danger les patients et les travailleurs. Les résidents des établissements de soins de longue durée à but lucratif de l’Ontario sont beaucoup plus susceptibles que ceux des établissements publics et à but non lucratif d’être infectés par le virus de la COVID-19 et de mourir (traduction libre, Toronto Star, 8 mai 2020). 

La prestation privée coûte plus et produit des services de qualité médiocre. C’est pourquoi la Colombie-Britannique est en train de se réapproprier les services de soins à domicile. En 2019, le gouvernement provincial de la C.-B. annonçait que les services de soins à domicile financés à même les fonds publics retourneraient entre les mains des autorités de santé régionales suivantes : Vancouver Coastal Health, Fraser Health et Island Health. Le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique a déclaré que la décision permettrait d’améliorer les modalités de prestation, de veiller à la stabilité des heures de travail et de rendre le travail moins précaire, et ainsi, d’améliorer les soins.

Recommandations du SEFPO pour le secteur des soins à domicile

Le SEFPO a soumis ses observations écrites au Comité permanent de l’Assemblée législative du gouvernement ontarien, soulignant nos préoccupations concernant la déresponsabilisation et la surveillance moins rigoureuse du gouvernement des soins à domicile avec les équipes Santé Ontario, ainsi que l’élargissement prévu de la prestation à but lucratif des services en vertu du projet de loi 175. Les recommandations clés du SEFPO incluent ce qui suit : 

  • Rapatrier les services de soins à domicile, afin d’éliminer la notion de profit de la prestation des services.
  • Introduire des lignes directrices sur les normes minimales en matière de traitement, tel que recommandé par la VG dans son dernier examen.
  • Rémunérer tous les professionnels de la santé et préposés aux services de soutien à la personne à l’heure plutôt qu’à la visite.

Lisez ici les observations du SEFPO au Comité permanent.

Prime temporaire liée à la pandémie de COVID-19

Le 25 avril dernier, le gouvernement de l’Ontario annonçait qu’il verserait une prime temporaire liée à la pandémie aux travailleurs des premières lignes qui risquaient d’être exposés au virus de la COVID-19. L’augmentation de salaire de 4 $ l’heure couvrirait la période de 16 semaines allant du 24 avril au 13 août.

En plus de cette augmentation salariale, une somme forfaitaire de 250 $ par mois serait également versée aux travailleurs de première ligne admissibles travaillant plus de 100 heures par mois. Par conséquent, une rémunération supplémentaire de 3 560 $ serait versée aux employés admissibles qui travaillaient en moyenne 40 heures par semaine.

Le SEFPO a décidé de ne percevoir aucune cotisation syndicale sur cette prime liée à la pandémie.

Le gouvernement a dressé la liste des travailleurs admissibles sans consultation extérieure. Le SEFPO n’a pas été consulté du tout et n’a pas non plus été informé de la mise en place de cette prime liée à la pandémie avant son annonce publique par le gouvernement.

Toutefois, après une série de conversations avec des représentants du gouvernement, le SEFPO a réussi à faire élargir la liste, même si elle n’inclut toujours pas tous les travailleurs qui devraient y avoir droit.

Le SEFPO a demandé au gouvernement de dédommager et de protéger tous les travailleurs touchés par la pandémie. Le syndicat continuera de défendre les travailleurs de première ligne affectés dans tous les secteurs.

Qu’est-ce que le secteur? Que faisons-nous?

Le SEFPO est composé de « secteurs » et de « divisions ». Leur tâche principale consiste à coordonner les activités à l’intérieur du groupe. Celles-ci peuvent inclure :

  • Décider les priorités de négociation communes
  • Organiser une action à l’échelon provincial
  • Faire campagne sur une question politique qui concerne les membres
  • Élaborer une politique d’organisation pour accorder les droits syndicaux à un plus grand nombre de travailleurs dans le secteur

Les membres des sections locales et unités qui forment le secteur 17, secteur des Professionnels des soins de santé communautaires, sont en grande partie des professionnels des soins de santé et des employés paramédicaux offrant des soins communautaires. Ils sont employés par les RLISS, la santé publique, les services communautaires de traitement des toxicomanies, les services pour personnes atteintes d’une lésion cérébrale acquise, les soins infirmiers communautaires, les hospices, les cliniques de fertilité, Intégration communautaire, les services de soutien et les soins de répit et palliatifs. Le secteur 17 fait partie de la Division des soins de santé du SEFPO, et la présidente du secteur 17, Lucy Morton, siège au Conseil divisionnaire des soins de santé.

Une chose que ce secteur fait régulièrement est de donner suite aux propositions du gouvernement qui pourraient affecter ses membres. Le personnel du SEFPO rédige des commentaires basés sur la rétroaction des membres, habituellement des dirigeants des sections locales. C’est pour cela qu’il est si important que vous participiez à nos téléconférences.

Votre participation peut avoir une incidence directe sur ce que nous exigeons du gouvernement.

Si vous avez des questions, des commentaires, des suggestions ou des demandes liés au secteur, n’hésitez pas à les faire parvenir à un ou une membre de l’exécutif.

Infirmières aux premières lignes de la COVID-19

Cette année, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a désigné 2020 comme « l’Année du personnel infirmier et des sages-femmes » en l’honneur du 200e anniversaire de naissance de Florence Nightingale, une réformatrice sociale britannique, fondatrice des soins infirmiers modernes.

Jamais avant cette pandémie n’a-t-on pris autant conscience de l’importance de la profession infirmière. Une moyenne de 53 travailleurs de la santé ont contracté la COVID-19 chaque jour au mois de juin. Les infirmières et infirmiers prennent des risques personnels très coûteux, offrant des soins et un soutien essentiels aux Ontariens de toutes les communautés de la province.

Merci à toutes les infirmières et à tous les infirmiers membres du SEFPO.

Sondage national sur les soins de santé pendant la pandémie de COVID-19

Ce mois-ci, l’exécutif du Conseil divisionnaire des soins de santé a invité tous les professionnels des soins de santé communautaires à participer à un sondage national sur les soins de santé pendant la pandémie de COVID-19. Nos membres continuent de faire face à des conditions de travail difficiles, dont des enjeux sanitaires, affectifs et physiques. Il est essentiel que nous documentions nos expériences afin de nous mobiliser en vue du changement.

Le SEFPO a travaillé avec d’autres syndicats, le Centre de santé des travailleurs(ses) de l’Ontario (OHCOW) et des chercheurs de l’Institut de recherche sur le travail et la santé et de l’Université Duke en Caroline du Nord sur un sondage qui fera état des expériences des travailleurs au cours de cette pandémie.

Les résultats seront utilisées pour valider les préoccupations des travailleurs, identifier les lacunes, évaluer les problèmes de santé et de sécurité et faire des recommandations en vue d’apporter des améliorations.

Nous avons besoin de connaître votre avis! Cliquez sur le lien suivant pour répondre au sondage et ajoutez votre voix : www.surveymonkey.com/r/Pandemic_Survey

Profil de membre :

Marcus Andrew

Je m’appelle Marcus Andrew et j’ai récemment été élu agent négociateur. Je me réjouis de travailler avec les autres membres élus et d’en apprendre chaque jour un peu plus.

Je travaille chez COTA (anciennement COTA Health) au sein d’une équipe multidisciplinaire qui recourt à des approches multidimensionnelles face au service client. Et je me réjouis d’ajouter mon expérience à mon nouveau rôle.

En tant qu’agent négociateur, j’ai l’intention d’aider à faire en sorte que tous nos prochains accords reflètent équité et justice, et soient en harmonie avec les politiques du SEFPO.

Étude de cas : Lorsqu’une décision d’un employeur encourage des membres à blâmer leur syndicat

De nombreuses sections locales ont vécu des situations où les membres blâmaient le syndicat pour les actions de l’employeur, ou pour ne pas avoir mis un terme à ses actions. Il peut être difficile de convaincre nos membres de ne pas perdre confiance en nous.

Voici l’exemple d’une section locale dans laquelle, pendant longtemps, huit membres travaillaient seulement les jours de semaine, tandis que les autres 80 membres avaient un horaire tournant qui incluait les fins de semaine.

Lorsque l’employeur a décidé de changer tout cela et de forcer les 88 membres à commencer à travailler selon des horaires tournants, comprenant les fins de semaine, plusieurs des huit personnes n’ayant jamais travaillé en fin de semaine étaient évidemment contrariés.

Malheureusement, le changement ne violait pas directement les dispositions de la convention collective, qui ne contenait aucune clause précisant que les huit employés ne travailleraient que les jours de semaine.

Afin d’éviter que ces huit personnes blâment le syndicat pour ce changement, voici quelques-unes des mesures que les délégués syndicaux ont prises :

  • Ils ont téléphoné à leur délégué du personnel pour savoir si le changement était conforme à la clause de la convention collective abordant les « droits de l’employeur ». La jurisprudence (c.-à-d., les décisions arbitrales précédentes) aiderait à dire si le changement pourrait faire l’objet d’un grief. Toutefois, après un examen approfondi, on a établi que dans ce cas particulier, l’employeur avait le droit de modifier l’horaire des employés ne travaillant que les jours de semaine.
  • Les délégués syndicaux ont ensuite expliqué aux membres ce que le syndicat serait en mesure de faire et quelle était la différence entre le droit de l’employeur de gérer ses opérations et la possibilité de déposer un grief en vertu de la convention collective. Il peut être utile de communiquer régulièrement avec les membres, de façon que lorsqu’un tel problème surgit, on puisse le résoudre promptement et efficacement.
  • Si l’employeur tient mordicus à apporter le changement, les délégués syndicaux peuvent-ils négocier des stratégies pour atténuer les effets du changement? Un exemple serait d’accepter le changement tant qu’aucun membre du personnel ne travaille plus d’une fin de semaine sur trois. Un autre exemple serait de créer une option de partage d’emploi pour les membres du personnel qui préfèrent ce genre d’horaire.
  • Si les employés sont assez motivés pour faire grève afin de maintenir l’horaire actuel, les délégués syndicaux peuvent trouver un libellé à introduire dans la convention collective et le négocier au cours de la prochaine ronde de négociation. Cela ne stopperait pas immédiatement le changement, mais ça pourrait l’inverser avec le temps.

Restez en contact!

Pour recevoir directement les communications du secteur, envoyer votre adresse de courriel personnelle à la présidente Lucy Morton, à l’adresse lucyamorton@rogers.com.

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