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Les agents de protection de la nature sont devenus une espèce en voie de disparition, selon le président Thomas

Dans une lettre adressée au rédacteur en chef du Windsor Star, le président Warren (Smokey) Thomas a partagé les préoccupations d’une lectrice concernant l’application des règlements de la pêche en Ontario.

Dans sa lettre, qui est parue dans l’édition imprimée du Windsor Star du 3 octobre, il demande au gouvernement provincial d’embaucher davantage d’agents de protection de la nature pour faire appliquer les lois sur la protection des ressources naturelles en Ontario.

Ci-dessous le texte de la lettre du président Thomas.

À l’éditeur :

OBJET : Lettre d’une lectrice : No rules apparent for those fishing along riverfront, September 7, 2020 (En anglais)

En tant que président du SEFPO, le syndicat qui représente les agents de protection de la nature de l’Ontario, je me réjouis de voir des citoyennes inquiètes poser des bonnes questions au sujet de l’application des lois sur la pêche à Windsor. Mme Weekes-Clarke a remarqué un certain nombre d’éventuelles violations (zones où la pêche est interdite, exigences en matière de permis de pêche, limites de prises et de possession) et je suis heureux qu’elle en parle.

Les agents de protection de la nature sont responsables de l’application des lois sur la pêche ainsi que d’autres lois sur la protection des ressources naturelles en Ontario. Ils portent des accusations sur les infractions aux lois à la pêche décrites ci-dessus qui peuvent entraîner de lourdes amendes et bien plus encore.

Mais la raison pour laquelle le public ne voit pas autant d’agents de protection de la nature qu’auparavant, c’est parce que le ministère des Richesses naturelles et des forêts a réduit leur nombre au plus bas niveau depuis des décennies. On compte moins de 180 agents de protection de la nature en uniforme dans toute la province. Ils sont devenus une espèce en voie de disparition en Ontario!

Dans la région de Windsor, la rivière Detroit est l’une des rivières où la pêche sportive est la plus populaire au Canada et l’industrie de la pêche commerciale du lac Érié compte parmi l’une des plus importantes pêches intérieures en eau douce au monde. Lorsque vous ajoutez également à cela l’application de la loi sur la chasse, il n’y a tout simplement pas assez d’agents de protection de la nature pour prévenir et empêcher les violations des lois sur les ressources naturelles.

Le SEFPO demande depuis des années au gouvernement de l’Ontario d’embaucher davantage d’agents de protection de la nature. Et les premiers ministres de l’Ontario, les uns après les autres, ont pourtant réduit plutôt qu’augmenté leur nombre.

Durant la campagne électorale de 2018, le gouvernement actuel a pris l’engagement bienvenu d’embaucher plus d’agents de protection de la nature. Mais nous attendons toujours. Nous sommes conscients du fait que la pandémie a été la priorité en 2020, mais les agents de protection de la nature ont joué un rôle primordial en première ligne durant la pandémie, en veillant notamment à faire appliquer les interdictions d’urgence concernant le camping, les incendies et les grands rassemblements.

La réalité est que nous avons besoin de beaucoup plus d’agents de protection de la nature et nous en avons besoin depuis des années. J’exhorte le gouvernement Ford à tenir sa promesse électorale et à en embaucher davantage.

Warren (Smokey) Thomas
Président du SEFPO