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Mise à jour sur le Congrès – Jour 2, le 15 avril 2016

OPSEU President Warren (Smokey) Thomas at the podium during Convention 2016
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Le gouvernement Wynne cherche à anéantir les services publics, déclare Monsieur Thomas au Congrès

Le gouvernement libéral de la première ministre Kathleen Wynne ne cherche rien d’autre que de céder au secteur privé les services publics que fournissent les membres du SEFPO, si ce n’est de les éliminer, a déclaré jeudi le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, devant les délégués et autres personnes assistant au Congrès 2016.

« J’étais là dans les années du gouvernement Davis, et du gouvernement Peterson, et du gouvernement Rae, et du gouvernement Harris », a dit Monsieur Thomas à près de 2 000 membres et hôtes présents au Palais des congrès du Toronto métropolitain, se référant à quatre des cinq derniers premiers ministres de l’Ontario. « Mais je n'ai jamais, au grand jamais, rien vu de pire que ce que nous vivons maintenant avec Kathleen Wynne.

Songeant aux 13 dernières années sous deux gouvernements libéraux successifs, Monsieur Thomas nous rappelle que Madame Wynne et son prédécesseur, Dalton McGuinty, se sont fait élire sous de fausses promesses. Dans le cadre de leurs campagnes, ils ont tendu une branche d’olivier aux électeurs, mais une fois au pouvoir, cette branche s’est transformée en un joug pesant pour les services publics.

« Nous pensions que Dalton McGuinty nous apporterait quelque chose de nouveau après les années Harris. Et qu’est-ce que ça a fini par être? Un gouvernement encore plus impitoyable et sans cœur », a encore dit Monsieur Thomas. « Et la même chose se répète avec Kathleen Wynne.  Elle s'est présentée comme une leader en justice sociale.  Nous avons bien cru que les choses changeraient. Mais jamais dans l’histoire de ce pays n’avons-nous observé d’attaque aussi vicieuse contre les services publics. »

« Les choses allaient mal, oui, mais au moins, les conservateurs (sous Monsieur Harris) n’y allaient pas par quatre chemins. De leur côté, les libéraux disent une chose et font le contraire. »

Le président du SEFPO a dit qu’il avait encore toute l’énergie qu’il faut pour faire front au programme d'austérité du gouvernement et à ses attaques crapuleuses contre les travailleurs du secteur public et les services qu’ils fournissent au peuple de l’Ontario.

« Je sais à quoi m'attendre. Je sais comment les battre. Je ne suis pas né de la dernière pluie. Je dis : « Allons-y! Je suis prêt. Nous sommes sur la bonne voie. »

Monsieur Thomas a profité de son discours inaugural pour contrer toute spéculation comme quoi il s’apprêterait à quitter son poste de président du SEFPO pour prendre les rênes du SNEGSP (le Syndicat national des employées et employés généraux du secteur public).

« J’ai entendu dire que je m’en allais au SNEGSP. Laissez-moi vous dire que tant que vous me garderez ici, je n’ai aucune raison d’aller ailleurs. »

Andrea Horwath et Chris Buckley appuient fermement la lutte du SEFPO contre la privatisation.

Andrea Horwath, la chef du Nouveau Parti démocratique de l’Ontario, et Chris Buckley, qui a été récemment élu président de la Fédération du travail de l'Ontario (FTO) ont déclaré, ce jeudi, devant les délégués du Congrès 2016, qu’ils appuient pleinement la lutte du SEFPO pour contrer les attaques répétées du gouvernement Wynne sur les services publics.

Andrea Horwath a une position claire sur cette question.

« Ce gouvernement n'a aucun scrupule à couper dans les services publics et à s’attaquer aux employés du secteur public », a déclaré la chef du NPD devant les délégués et d'autres personnes présentes dans la salle du Congrès. « C’est un gouvernement qui ignore l’opinion de la vaste majorité des Ontariens et n’hésite pas à vendre un bien public, tel que Hydro One, qui appartient pourtant à la population de l'Ontario. »

Elle a mentionné particulièrement les travailleurs hospitaliers, le personnel des services de soins de longue durée et les agents des Services correctionnels qui ont été particulièrement visés par les attaques du gouvernement sur les services publics.

Nos hôpitaux suppriment des emplois. Les travailleurs des services de soins de longue durée n'ont pas assez de temps ou ne reçoivent pas assez de soutien pour servir leurs clients comme ils le devraient. Les agents des services correctionnels travaillent quotidiennement dans des conditions dangereuses. Et pourtant, ce gouvernement continue à ignorer leurs préoccupations. »

Buckley, qui a été élu président de la FTO en novembre dernier, a également insisté sur cette question dans son discours.

« Je partage votre frustration concernant les mesures d'austérité du gouvernement. Je suis d’accord avec votre syndicat. Je suis à vos côtés pour dire à ce gouvernement que le mouvement syndical est uni et fort en Ontario », a déclaré l'ancien travailleur de l'automobile et président de la section locale 222 d’Unifor.

Il a aussi exhorté les délégués à voter en faveur d'une résolution au Congrès afin d’appuyer la réaffiliation du SEFPO à la FTO après une absence de cinq ans.

Les deux dirigeants ont loué le rôle prépondérant du président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, dans la lutte contre la privatisation des services publics.

«  Smokey et moi, on se parle fréquemment, a déclaré Horwath. Il est un ami très cher et je vais vous dire une chose : il n'y a pas de plus grand défenseur des travailleurs, des travailleuses et des services publics que Warren (Smokey) Thomas. »

Les délégués approuvent massivement la réaffiliation à la FTO

Les délégués, réunis au Congrès du SEFPO ce jeudi, ont approuvé à 93,8 pour cent la résolution sur la réaffiliation du SEFPO à la Fédération du travail de l'Ontario, après une absence de presque cinq ans.

« La résolution qui a été adoptée par notre Congrès aujourd'hui me dit, de façon non équivoque, que nos membres désirent se réaffilier à la Fédération du travail de l'Ontario », a déclaré Warren (Smokey) Thomas, le président du SEFPO. « Le Conseil exécutif et moi-même avons hâte de négocier les détails afin que notre réaffiliation ait lieu le plus vite possible. »

Rapport de vérification des pouvoirs

932 – Délégués

486 – Suppléants

200 – Observateurs

7 – Retraités

19 – Membres du Conseil exécutif

51 – Membres des comités

25 – Invités en solidarité

5 – Invités

1725 – Délégués

Le Canada et l'Australie : deux pays aux prises avec la privatisation

Lorsqu'il s'agit de prestation des soins de santé publics, le Canada et l'Australie ont beaucoup de points communs. Malheureusement, ces points communs concernent les réductions, le sous-financement et la sous-traitance des services publics au secteur privé.

C'est le message que le conférencier principal Gerard Hayes, secrétaire général du Syndicat des services de santé de l’Australie (Health Services Union), qui compte 32 000 membres, a livré aux délégués du SEFPO ce jeudi, lors de la première journée du Congrès.

Le Canada et l'Australie ont beaucoup de choses en commun, a déclaré Hayes, à l’auditoire. Nos deux pays sont membres du Commonwealth et les cultures populaires de nos deux pays suivent souvent des chemins parallèles. Nos institutions publiques – les services de soins de santé et nos structures gouvernementales, par exemple – ont beaucoup de points communs.

Ainsi, a-t-il expliqué, les gouvernements fédéral et des États fédérés appliquent une politique qui ouvre la voie vers une privatisation systématique des services publics, des soins de santé, de l'éducation et de la production d'électricité.

Hayes a également alerté les délégués du SEFPO sur la façon dont le gouvernement australien sape lentement, mais délibérément, le pouvoir des syndicats du secteur public en les soumettant à des vérifications judiciaires des états financiers, comme cela est arrivé à son syndicat. Dans son syndicat, seulement quelques personnes ont été accusées de négligence dans l'exercice de leurs fonctions pour servir leurs membres, mais celles qui l’ont été, ont été inculpées pénalement. Ces vérifications judiciaires des états financiers avaient pour seul objectif de discréditer le mouvement syndical, a expliqué Hayes.

Paradoxalement, ces attaques ont redonné un nouveau souffle à celles et à ceux qui voulaient des services publics de qualité. Malgré la privatisation prévue de la compagnie aérienne nationale, Qantas, la population et les syndicats ont lutté avec succès pour déjouer ce projet de privatisation. Le gouvernement a également essuyé un autre revers avec son projet de privatisation des activités portuaires du Port Botany, situé sur la baie du même nom.

Hayes a conclu son intervention en faisant observer que bien que le Canada et l'Australie soient séparés par le vaste océan Pacifique, nos deux pays partagent une cause commune dans leur lutte pour garder leurs services publics entre les mains de leur population. Il a exhorté les délégués à poursuivre la lutte tout en respectant leur « doctrine humanitaire » pour bâtir un monde meilleur.

Les manifestants demandent que les écoles spécialisées restent ouvertes de manière permanente

Des centaines de parents, d'élèves, de membres du SEFPO, des députés du Nouveau Parti Démocratique et du Parti progressiste-conservateur et des partisans, se sont rassemblés devant Queen's Park, ce jeudi, pour afficher leur solidarité et dénoncer les mesures prises par le ministère de l'Éducation et sa décision antérieure d'interrompre la prise en charge de quatre écoles provinciales et d'application et d’une école pour enfants malentendants.

Il y a deux mois, la ministre de l’Éducation, Liz Sandals, avait annoncé le lancement d’une consultation afin d’évaluer et de ré-examiner la façon dont les élèves ayant des besoins particuliers reçoivent leur éducation.

La fermeture de ces cinq écoles était déjà programmée alors que la consultation n’était même pas terminée. Les écoles visées, situées à Milton, London, Belleville et Ottawa, avaient cessé d'accepter les demandes d'inscription des élèves. Les membres du personnel, qui avaient été détachés pour enseigner dans ces écoles, devaient retourner à leur école d’origine. Le Ministère mettait en avant le fait que l'Ontario était la seule province à avoir de telles écoles et que les inscriptions étaient en baisse. Un point de vue qui a été contesté par les défenseurs de ces écoles. Nul autre que Don Drummond, l’ancien conseiller de Kathleen Wynne sur la privatisation des services publics, a même mentionné cette réalité dans le rapport qu’il a rédigé en 2012 pour la première ministre.

Les familles et leurs alliés ont riposté à l’attaque.

Il y a deux jours, Liz Sandals a fait volte-face et annoncé que les écoles seraient ouvertes à temps pour l’année scolaire 2016-2017 . Elle a cependant refusé d'en dire plus sur le sort des écoles au-delà de 2017.

Lors de la manifestation de jeudi, les défenseurs de ces écoles et leurs alliés ont indiqué clairement qu’ils poursuivent leur campagne pour garder ces écoles ouvertes de manière permanente.

« Vous avez remporté une bataille, mais la guerre n’est pas terminée », a lancé à la foule, Warren (Smokey) Thomas, le président du SEFPO. Il a ajouté que le SEFPO serait à leurs côtés aussi longtemps que des menaces pèseront sur l’avenir de ces écoles.

Andrea Horwath, la chef du Nouveau Parti démocratique de l’Ontario, a déclaré qu’il s’agit d’un autre exemple de la façon dont le gouvernement libéral tente d'équilibrer les livres de la province sur le dos de l’un des groupes d’enfants les vulnérables de la province. 

 « Ces écoles sont des centres d'excellence qui contribuent à renforcer l'équité et à créer des possibilités pour l'ensemble de la population de l'Ontario », a-t-elle conclu.

Résolutions et amendements constitutionnels

ADOPTÉS

A1 – Résolution statutaire approuvant la réception des états financiers de 2015 et autorisant la signature des états financiers.

A2 – Résolution statutaire approuvant les actions du Conseil exécutif depuis la clôture du dernier congrès.

A3 – Résolution statutaire désignant PricewaterhouseCoopers comme les vérificateurs du SEFPO pour l'exercice financier 2016.

EB5 – Résolution autorisant le SEFPO à continuer sa lutte contre la privatisation à la table de négociation afin de protéger l'intérêt public et les emplois publics. En plus du lancement de la campagne « Ça nous appartient! »

EB13 – Résolution autorisant le transfert de cinq pour cent de toutes les cotisations au fonds de grève pour une période de 12 mois; répertorié sur une ligne séparée des finances « fonds de secours à la grève »; répertorié dans un rapport autonome distinct des états financiers; et tous les fonds devant être autorisés par l’entremise d’une motion, des dirigeants (moins de 10 000 $) ou du Conseil exécutif.

EB15 – Résolution visant à autoriser le Conseil exécutif à nous réafillier à la FTO, selon des conditions acceptables et la question des arriérés.

Élection de Laurie Nancekivell au Conseil exécutif

Un événement exceptionnel, mais pas sans précédent au SEFPO, s’est tenu jeudi soir, lorsque les délégués de la Région 1 ont assisté à une assemblée électorale pour élire un membre du Conseil exécutif (MCE), un membre du Conseil exécutif suppléant et un vice-président régional suppléant.

Après 23 années de loyaux services comme MCE et vice-président régional, notre confrère Ron Elliot a accepté le poste d'administrateur des Services aux sections locales du SEFPO. Depuis son départ, un poste de MCE était donc vacant dans la Région 1. Le poste membre du Conseil exécutif suppléant étant également vacant, les Statuts du SEFPO stipulent que l’on doit tenir une assemblée électorale régionale.

Les activistes suivantes de la Région 1, Christine Laverty, section locale 151, et Laurie Nancekivell, section locale 116, ont brigué les suffrages pour se faire élire à ce poste.

Elles ont passé chacune une demi-heure dans la « fosse aux ours » avec les délégués, à répondre à des questions sur divers sujets tels que le secteur des soins de santé, les obstacles à la participation, l'équité salariale, et à savoir si certains groupes devraient avoir le statut de comité. Après la séance de la « fosse aux ours », les participants ont pu recevoir leur accréditation et commencer à voter.

Laurie Nancekivell a été élue membre du Conseil exécutif. Christine Laverty a été élue membre du Conseil exécutif suppléante et Phillip Shearer devient le nouveau vice-président régional suppléant.

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