Skip to content

Mise à jour du Congrès - Jour 2, le 9 mai 2014

200r0080.jpg
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Ensemble pour demain

Un total de 1 486 délégués, suppléants, observateurs, hôtes et membres de comités ont assisté au Congrès 2014 du SEFPO.

200r0028.jpgAdoptant son habituelle attitude terre-à-terre, le président Smokey Thomas a rapidement attiré l'attention de l'auditoire en donnant un discours remarquable, que tous les travailleurs ontariens devraient entendre. Thomas a fait remarquer que les travailleurs ontariens vivent à une époque fort dangereuse, mais qui présente toutefois des possibilités énormes. Actuellement, les membres du SEFPO sont en mesure de faire une différence énorme et de contribuer à des changements importants. Jamais dans l'histoire de notre syndicat n'avons-nous été aussi prêts à influencer le résultat d'élections provinciales. Selon le président Thomas, le SEFPO est plus fort que jamais et est prêt à faire face à Hudak et aux politiques qu'il essaie de défendre, des politiques qui ne feront qu'affaiblir les lois du travail et les syndicats, couper dans les services publics et réduire les impôts, ce qui, inévitablement, conduirait au dépérissement des services publics et à une hausse de l'inégalité en Ontario. Thomas a déclaré que « Nous devrions tous craindre Tim Hudak. Ses idées affaibliront et appauvriront les Ontariens ».

Thomas a ensuite expliqué comment il s'est opposé au budget provincial de la Première ministre Wynne. À premier abord, le budget des libéraux semblait contenir de bonnes choses, mais après un examen plus sérieux, Thomas y a relevé un thème sous-jacent de corruption, toxicité et vilainie. Le budget de Wynne appuie la privatisation, et nous ne connaissons que trop bien les conséquences dramatiques de la privatisation sur la classe ouvrière. La privatisation, synonyme de baisses salariales, suppressions d'emplois et pertes de prestations, contribue à l'exploitation de la classe ouvrière. Smokey s'est également opposé au budget parce qu'il entraînerait une baisse des salaires de 90 pour cent des membres du SEFPO. Le budget de Wynne réduirait les fonds affectés aux services publics, affaiblissant ainsi les lois du travail. Il est évident que la privatisation enrichira les riches et appauvrira les pauvres.

Le président Thomas s'est empressé de dire que « Plus que jamais nous devons nous impliquer dans les prochaines élections ». Selon Thomas, le moment est crucial de nous faire entendre et d'apporter un changement positif dans la province. Il a ajouté que nous voulions faire de l'Ontario un endroit où il fait meilleur vivre et que nous voulions rassurer les Ontariens sur le fait que les choses peuvent s'améliorer aujourd'hui pour la génération suivante. Thomas a ajouté que les Ontariens se préoccupent « d'avoir de bons emplois, de payer des impôts équitables et de bénéficier de l'égalité des revenus », ainsi que de « construire l'Ontario plutôt que de le détruire. C'est notre vision, et nous devons agir pour qu'elle se réalise ».

Thomas a fait remarquer qu'il est essentiel de communiquer le message du SEFPO à tous les Ontariens. Il a demandé à chacun et chacune de nous — les membres du Conseil exécutif, les présidents élus du SEFPO, les présidents de section locale, les délégués syndicaux et les délégués — de communiquer avec leurs membres et de les encourager à aller voter. Les leaders doivent communiquer les enjeux qui importent, s'engager eux-mêmes envers un Ontario qui est meilleur et à améliorer la vie des membres du SEFPO. Les membres doivent faire entendre la campagne du SEFPO afin que chaque Ontarien et chaque Ontarienne puissent agir. C'est en unissant leurs efforts que les membres renforceront notre pouvoir de négociation, freineront l'austérité et commenceront à rebâtir les services publics.

Gilda Cobb-Hunter : Humilité, perséverance et détermination

Dans le cadre de la première journée de notre Congrès, nous avons eu le grand honneur d'accueillir Gilda Cobb-Hunter, membre du Congrès de l'État de la Caroline du Sud,qui avait aussi figuré dans le film du SEFPO intitulé Fabriqué aux États-Unis.

200r0107.jpgCobb-Hunter, membre du Congrès américain depuis 1992, est une démocrate de la Caroline du Sud, un état qui subit les conséquences d'une législation de style droit au travail en vigueur depuis cinquante-neuf ans. Avec un taux de chômage parmi les plus élevés (13e sur la liste) et des salaires parmi les plus bas aux États-Unis, la Caroline du Sud est dotée d'une législation qui empêche les employés du gouvernement de s'organiser et de négocier des contrats, et qui autorise les renvois non justifiés.

Dans son discours, Madame Cobb-Hunter a vivement recommandé aux membres du SEFPO de ne pas prendre la menace de la loi sur le droit au travail à la légère. L'élection d'un gouvernement conservateur aura des effets dévastateurs, ajoutant qu'ils « n'auront de pitié pour personne ».

Cobb Hunter nous a encouragés à bien réfléchir à quatre choses dans le cadre de notre campagne d'opposition à Hudak et aux lois qu'il propose.

1. Terminologie – nous devons nous méfier des termes qu'utilisent les législateurs avides de profits, des termes qui ne visent qu'à faire avancer leurs stratégies.

2. Ténacité – même si Hudak a mis la législation de côté pour le moment, Cobb-Hunter nous met en garde : ce n'est que temporaire et nous ne pouvons pas nous permettre d'entrouvrir la porte pour la laisser passer.

3. L'union fait la force – elle nous encourage vivement à rester forts et unis et à ne pas prendre pour acquis les services dont nous bénéficions aujourd'hui.

4. Lutter contre la mentalité de « diviser pour régner » – Cobb-Hunter nous invite à regarder et à partager le message vidéo avec tous ceux et toutes celles qui mettent en doute le problème que représente cette législation.

Dans l'ensemble, Cobb-Hunter nous encourage à ne pas nous fier à ce semblant d'inclusion et à nous souvenir qu’il s’en faudrait peu pour que les services dont nous bénéficions aujourd'hui nous soient repris.

Répondant aux questions de l'assemblée, Cobb-Hunter nous a recommandé de ne pas mettre nos élus sur un piédestal. Nous devons élire les personnes « qui servent le public et non pas celles qui se font servir par le public ». Elle a ajouté que nous devons éviter de voter pour « ceux qui ne cherchent qu'à gagner ».

Cobb Hunter a souligné la nécessité de mettre l'accent sur l'éducation et l'approche communautaire, de veiller à la simplicité des choses.

Enfin, lorsqu'on lui a demandé si cette loi avait des chances d'être abrogée, elle s'est montrée douteuse et a insisté sur le fait que nous nous trouvons sur un terrain glissant, que la justice peut être impitoyable et qu'une fois que la législation du droit au travail est en place, « c'est fini ».

Le SEFPO accueilli par une conseillère municipale

200r0069.jpgJanet Davis, conseillère municipale à Toronto, a ouvert le Congrès 2014 en lançant un accueil chaleureux de la part du Conseil municipal de la ville de Toronto. Aux premières loges du travail des membres du SEFPO, elle s'est dite heureuse d'assister une fois de plus à notre Congrès. Elle n'a pas hésité à attribuer la grandeur de Toronto à ses fonctionnaires exceptionnels. En outre, Davis a reconnu que les services publics sont menacés. Avec les gouvernements qui essaient constamment de réduire le coût des services en appliquant des stratégies du secteur privé, elle a instamment recommandé aux membres du SEFPO de soutenir la lutte visant à mettre un frein à la privatisation des biens publics. Elle nous rappelle que ces biens nous appartiennent et que nous devons travailler ensemble pour protéger nos intérêts. Les fonctionnaires servent leurs communautés. [Nous devons] nous engager, lutter et construire la société dans laquelle nous voulons vivre.

Résolutions et amendements constitutionnels

C1 – Tous les membres du CERM à la FPO soient automatiquement délégués au Congrès – rejeté

C2 – Après débat, résolution amendée pour maintenir que tous les mobilisateurs soient élus à la conférence de prénégociation de la DERA – adopté

C3 – Que les procédures de négociation de la Société canadienne du sang soient approuvées – adopté

C4 – Procédures de négociation de Santé publique Ontario (SPO) – adopté   

C6 – Que les Services correctionnels aient leur propre division – rejeté

C7 – Élargir la portée de l'Unité de négociation des Services correctionnels – rejeté 

D1 – Que le SEFPO fasse de son mieux pour maintenir les calculs courants de la formule Rand – adopté

A.1 Amendement pour permettre à tous les membres du CERM à la FPO d'être délégués au Congrès annuel – rejeté

A.3 Amendement pour permettre aux postes de délégué d'être rempli par les membres les plus haut placés au sein de la section locale si les réunions de la section locale ne permettent pas d'atteindre le quorum aux AGA – rejeté

A.5 Amendement à la section 21.4.1, pour lire : « Les conseils divisionnaires peuvent être formés sous réserve de l’approbation du Conseil exécutif, afin de regrouper les divisions avec intérêts communs et de coordonner les activités de ces divisions » – adopté

A.4 Amendement pour affecter 2 % du Fonds de grève à la mobilisation et aux négociation – rejeté

A.2 Amendement pour changer les règles de quorum – rejeté

Le SEFPO accepte un don au titre de la justice sociale

200r0077.jpgDenise Wiese, de Tourisme Toronto, a accueilli les participants et les a encouragé à prendre le temps d'explorer ce que Toronto a à offrir. Wiese a également présenté un don généreux de 10 000 $ au Fonds pour la justice sociale du SEFPO.

Le Congrès 2014 en chiffres

En date du 8 mai 2014 à 16h30

902 – délégués

474 – suppléants

170 – observateurs

4 – retraités

17 – MCE

36 – comités

10 – invités au nom de la solidarité

7 – invités

1 620 – Total

Médias sociaux

4 305 – mentions « J'aime » sur le compte Facebook anglais du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario

65 – tweets : #opseu2014

18 – tweets avec photo

Programme de garde d'enfants

71 – enfants

  • 10 : 0 à 2 ans
  • 16 : 3 à 5 ans
  • 29 : 6 à 11 ans
  • 16 : 12 ans et plus

11 – fournisseurs de services

6 – bénévoles

1 – garde de sécurité