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Mise à jour sur le Congrès – Jour 3, le 16 avril 2016

Large group of OPSEU members in the stands at a Blue Jays game.
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Peu de progrès réalisés dans la réduction de l’écart salarial entre les sexes, nous dit le CPF

Nous sommes en 2016. Les femmes participent au marché du travail en nombre record. Les salaires augmentent très lentement, mais l’écart entre ce que les femmes gagnent et ce que gagnent les hommes ne diminue pas. En fait, il a même augmenté dans certains cas.

C’est le sombre message qu’a livré vendredi matin une experte canadienne sur la disparité salariale entre les sexes devant les femmes réunies en grand nombre pour prendre le déjeuner offert par le Comité provincial des femmes du SEFPO.

« À tous égards et dans chaque catégorie principale – âge, groupe professionnel, secteur public ou privé ou tranche d’âge – en moyenne, les femmes gagnent toujours 30 pour cent de moins que les hommes », a déclaré Fay Faraday, professeure de droit à la Faculté de droit d’Osgoode Hall et militante pour la justice sociale.

Madame Faraday a décrit l’écart de différentes façons, toutes dépeignant des femmes courant sur un tapis roulant, engagées dans une course pour rattraper les salaires gagnés par les hommes.

Une femme aurait besoin de travailler jusqu’à l’âge de 79 ans pour accumuler ce qu’un homme aurait gagné jusqu’à 65 ans. Elle devrait travailler jusqu’au mois de décembre pour gagner ce qu’un homme gagne jusqu’au mois de septembre. En moyenne, une femme travaille 13 ans « gratuitement » par rapport à ce que gagne un homme durant toute sa vie.

L’écart salarial entre les hommes et les femmes se fait encore plus sombre si l’on examine le salaire des femmes immigrantes et autochtones. Pour les immigrantes, l’écart est de 53 pour cent; pour les femmes autochtones, il est de 43 pour cent.

Madame Faraday a dit qu’on pouvait expliquer de nombreuses façons l’écart salarial persistent entre les hommes et les femmes.

De plus en plus de femmes se retrouvent dans des emplois à temps partiel précaires. Les catégories qui offrent aux femmes le plus de stabilité salariale, soit l’éducation et les soins de santé, ont été assujetties aux réductions salariales et programmes de stagnation salariale du gouvernement.

En fait, a-t-elle dit, les femmes ont découvert combien il est difficile d’aller au-delà des possibilités d’emploi traditionnelles. Parmi les 500 catégories d’emploi identifiées au Canada, citant des recherches récentes, elle a dit que 72 pour cent des femmes qui travaillent se trouvent dans seulement 20 de ces catégories. Les 480 catégories restantes sont à prédominance masculine.

Les gouvernements, dit-elle encore, sont les grands responsables de ce problème, certainement pas la solution. L’écart salarial entre les sexes est fondamentalement une question de droits de la personne, a déclaré Madame Faraday à son auditoire, mais au lieu d’offrir des solutions, les élus gouvernementaux coupent dans les programmes sociaux, privatisent les services publics et font marche arrière dans le cadre de programmes tels que le programme national de garde à l’enfance, les solutions mêmes qui aideraient à réduire l’écart salarial entre les sexes.

Projet de cartographie sociale : Mise à jour 2016

Deb Tungatt, vice-présidente régionale pour la région 2, a présenté aux délégués une mise à jour sur le projet de cartographie sociale du SEFPO. Elle a commencé son discours en remerciant toutes les personnes qui ont contribué au succès soutenu du projet, le premier de ce genre dans l’histoire du syndicat.

Le projet de cartographie sociale a pour objet d’identifier les besoins d’améliorations et d’attention au moyen de mesures d’ordre démographique. Trente-cinq recommandations sont ressorties de cette étape du projet. Jusqu'à 30 % des résolutions adoptées au congrès de cette année ont été présentées par les comités et caucus visés par l'équité.

Madame Tungatt a fait remarquer qu’un bon nombre des besoins et objectifs à court terme du projet avaient été satisfaits. Le groupe de travail met désormais l’accent sur les besoins permanents et à long terme plus complexes qui restent. Les anciens membres et les membres actuels du groupe de travail ont encouragé les délégués et d’autres personnes à participer au sondage qui a été distribué à toutes les personnes présentes dans la salle du Congrès.

Mise à jour sur l'équité

Les huit comités et caucus du SEFPO visés par l'équité ont collectivement fourni des mises à jour au Congrès. Leur engagement soutenu envers l’équité et leurs efforts communs ont entraîné l’organisation d'une nouvelle campagne appelée  « L’égalité, c'est donner une chaussure à tout le monde; l’équité, c’est donner à tout le monde une chaussure à son pied. »

La campagne vise à expliquer les différences entre l’égalité et l’équité. Nous cherchons à éduquer les gens sur les luttes que beaucoup d’entre nous doivent encore gagner pour éliminer la discrimination au travail et au sein de la société. La campagne mettra en lumière l’originalité des solutions. Quoi qu’il en soit, la discrimination demeure de la discrimination. Vous pouvez regarder la vidéo du SEFPO à ce sujet à l'adresse suivante :

15 $ et la justice, maintenant!

Des cris disant « 15 dollars, fairness now! » (15 $ et la justice, maintenant!) ont fait écho dans les rues de Toronto, alors que les membres montaient l’avenue University pour un rassemblement devant les bureaux du ministre du Travail, vendredi à l’heure du midi.

Près de 1 000 personnes ont participé à la marche, y compris des membres du SEFPO, des militants sociaux et différents groupes communautaires. Ils ont uni leurs voix pour appuyer le port du salaire minimum à 15 $ de l’heure.

Le rassemblement faisait partie intégrante d’un mouvement beaucoup plus vaste, avec des douzaines d’autres manifestations prévues à travers l’Ontario. Des manifestants de partout ont demandé à nos représentants élus de mettre fin aux salaires d'esclaves et au travail précaire à temps partiel.

Depuis le mois de mars 2015, le ministre du Travail passe en revue les lois relatives au travail et à l’emploi. Les conseillers de l’Examen portant sur l'évolution des milieux de travail prévoient publier un rapport intérimaire le mois prochain. Les travailleurs décrivent les défis auxquels ils font face tandis qu’ils essaient de survivre dans un marché du travail marqué par des salaires de misère, des contrats de travail à court terme et des travailleurs temporaires sans garantie d’horaires réguliers et avec des exemptions injustes qui laissent certains travailleurs sans protection en milieu de travail.

Rapport de vérification des pouvoirs

945 – délégués

504 – suppléants

216 – observateurs

7 – retraités

19 – membres du Conseil exécutif

53 – membres de comité

34 – invités au nom de la solidarité

5 – invités

1 803 participants

Ouaou! Le SEFPO a du talent… exceptionnel!

Vous l’avez peut-être manqué, mais le spectacle du SEFPO, jeudi soir, intitulé Le SEFPO a du talent, devant un public d’environ 400 personnes, a fait fureur! Quelques-uns de nos braves confrères et consœurs se sont aventurés sur la scène du Théâtre William Bassett pour se produire en spectacle. Et ce n’est pas le talent qui manquait!

Le spectacle Le SEFPO a du talent a réuni non seulement des membres du SEFPO bourrés de talent, mais aussi certains artistes talentueux bien connus. Le maître de cérémonie, David Merry, était un des artistes invités à la soirée de comédie l’an dernier, et les juges étaient Farley Flex, ancien juge à l'émission de télévision Canadian Idol; Greg Morton, un comédien à la voix profonde connu pour ses vidéos « Obama Man » sur YouTube; et Jessica Matten, que l’on connaît bien pour sa participation à la série télévisée Blackstone.

Le SEFPO avait reçu de nombreuses soumissions de membres de toute la province, et un membre de chaque région s’est avancé pour faire la démonstration de son talent et participer à l’événement du Congrès.

Région 1 – Mike Melkert
Prestation : « If Tomorrow Never Comes » de Garth Brooks

Région 2 – Anita Dwyer
Prestation : « I See You », de Leona Lewis

Région 3 – Kayley Thompson, section locale 349
Prestation : « Take Easy, Make Nice », une chanson originale

Région 4 – Jim Puckalo, section locale 474, et Shawn Reid, section locale 468
Prestation : Play-back d’une chanson interprétée par Agnetha et Anni du groupe ABBA

Région 5 – Fay D’Almeida, section locale 599
Prestation : Danse chorégraphiée au rythme de la chanson « On the Floor » de Jennifer Lopez

Région 6 – Verdun Vaillancourt, section locale 608
Prestation : « The Mary Ellen Carter » de Stan Rogers

Région 7 – Justin Miller, section locale 736
Prestation : Un spectacle humoriste original basé sur sa déficience visuelle.

Malheureusement, un seul d’entre eux pouvait gagner, et après un processus d’élimination difficile, les juges ont sélectionné la prestation de la région 4. Toutes nos félicitations à nos confrères Puckalo et Reid, et un grand merci à tous ceux et à toutes celles qui se sont produits sur scène dans le cadre de cette soirée exceptionnelle!

Résolutions et amendements constitutionnels adoptés

A.1. – Amendement constitutionnel pour remplacer le nom du Cercle des Autochtones par Cercle des indigènes.

A.2. – Amendement constitutionnel autorisant le président à rappeler un membre qui occupe un poste de gestion intérimaire à sa position de base; si le membre refuse, il ne pourra pas se faire élire.

B5 – Résolution d’augmenter l’indemnité de grève pour personne à charge de 6 $ à 10 $ par jour (soit 50 $ par semaine), dès maintenant.

B17 – Résolution d’augmenter l’indemnité de grève du taux actuel à 200 $ par semaine pour les trois premières semaines et à 300 $ pour toutes les semaines à partir de la semaine 4.

EB14 – Résolution pour que le SEFPO soutienne la demande du chef régional de l’Ontario, Isadore Day, d’une stratégie nationale pour lutter contre l’épidémie de suicides affectant les communautés des Premières Nations; et surveillance de la mise en œuvre de la recommandation vérité et réconciliation.

Refusée

A3 – Amendement constitutionnel pour exiger qu’au moins une femme soit élue dans les régions à titre de membre du Conseil exécutif.

A4 – Amendement constitutionnel qui ferait en sorte que la décision relative à la suspension et/ou la réduction des cotisations à toute organisation syndicale de secours mutuel, soit prise par le Congrès seulement.

A6 – Amendement constitutionnel pour créer deux nouveaux postes au conseil comblés par des membres sélectionnés par les comités visés par l’équité.

L’embauche d’agents de l’équité salariale souligne la lenteur du processus

Il arrive qu’après que les délégués au Congrès aient adopté certains amendements constitutionnels et résolutions, on se demande si ça va vraiment changer quoi que ce soit. Vendredi, plusieurs résolutions ont été adoptées, mais l’une d’entre elles, en particulier, est sortie du lot. Les délégués ont adopté un poste budgétaire disant « À la rubrique Salaires et coûts salariaux, ajouter trois agents de l’équité salariale à temps plein pour une durée d’un an, avec les coûts tels qu’établis par la convention collective du personnel du SEFPO ».

Tandis que c'est bon pour les membres qu’on ajoute trois agents de l’équité salariale au sein du personnel, ça renforce aussi la triste réalité que l’équité salariale au travail est loin d’être atteinte, plus de 20 ans après que le concept ait été introduit. Des douzaines d’unités de négociation plus petites n’ont aucune disposition pour l’équité salariale. Il est temps que notre soi-disante première ministre de la « justice sociale » passe à l’action et exige que tous les employés du secteur parapublic soient couverts.

Budget 2016 du SEFPO

Avec seulement quelques sujets de controverse, le budget annuel de l’année a rapidement été adopté par les délégués au Congrès, juste à temps vendredi pour la pause de midi. Deux changements clés ont été inclus, soit une augmentation du financement pour l’embauche de trois nouveaux agents de l’équité salariale temporaires pendant une période de 12 mois; et le financement pour couvrir les frais de justice engagés cette année par le secteur du personnel scolaire des CAAT.;

Les membres du SEFPO au match des Jays

Plus de 300 membres du SEFPO se sont rassemblés au Centre Rogers jeudi soir pour regarder le match entre les Blue Jays de Toronto et les Yankees de New York.

Trois joueurs des Jays, Marcus Stroman, joueur partant, Josh Donaldson, joueur de 3e but, et Troy Tulowitzki, joueur d’arrêt-court, ont chacun contribué à un coup de circuit menant Toronto à une victoire de 4 à 2 contre les Bronx Bombers.

Le Congrès approuve la résolution de passer en revue les problèmes de culture et de harcèlement au travail

En raison de messages « vulgaires » affichés sur Facebook, alléguant de graves fautes commises par le SEFPO en matière de culture de travail et de pratiques d'embauche, le congrès a approuvé une résolution d'urgence par le Conseil exécutif vendredi afin de retenir les services d’un consultant de l’extérieur pour étudier la culture organisationnelle du SEFPO.

Les délégués ont appuyé cette résolution avec un vote presque unanime de 98 %.

Avant l’introduction de la résolution, tout le personnel du SEFPO présent était sorti de la salle du Congrès pour manifester leur dégoût après la découverte jeudi de documents anonymes laissés ici et là au congrès alléguant des pratiques d’embauche inappropriées et révélant l’identité de plusieurs membres du personnel.

Après la sortie du personnel, Monsieur Thomas et son premier vice-président et trésorier Eduardo (Eddy) Almeida sont sortis dans le hall principal pour rencontrer les dirigeants et membres des deux syndicats du personnel. Monsieur Thomas et les présidents des syndicats du personnel, Cameron Walker et Steve Saysell, se sont engagés à travailler ensemble pour résoudre les problèmes de harcèlement et autres afin d’améliorer la culture organisationnelle du SEFPO. Bon nombre des problèmes ont commencé à remonter à la surface après que la police de Toronto ait porté des accusations d’agressions sexuelles contre un ancien membre du personnel du SEFPO, en novembre dernier.

En fin de matinée, le calme était revenu. En parlant aux deux syndicats du personnel, Monsieur Thomas a dit que même si les parties négocient durement pour établir les conventions collectives, j’ai beaucoup d’admiration et de respect pour le travail fait tant par l’employeur que par ses employés. Messieurs Saysell et Walker ont convenu que c’était vrai.

« Ce que nous avons découvert était misogyne et vraiment dégoûtant », a déclaré Monsieur Thomas, parlant des documents anonymes distribués. « Je demande à quiconque sait quoi que ce soit à ce propos de venir nous en parler. »

L’adoption de cette résolution d’urgence a mis un terme à une matinée chargée d’émotions à l’intérieur de la salle du Congrès. Plusieurs conférenciers étaient en larmes.

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