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Tandis que les pourparlers commencent, le personnel correctionnel cherche à remédier à la crise

Toronto – Le personnel des services correctionnels de l’Ontario a entamé les négociations ce matin en vue de conclure leur convention collective autonome avec le gouvernement de l'Ontario. La « crise correctionnelle » est une priorité dans ces pourparlers, selon l’équipe de négociation du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO).

« Nos prisons et bureaux de probation et de libération conditionnelle manquent chroniquement de personnel et sont dangereux », a déclaré Chris Jackel, président de l’équipe de négociation du SEFPO. « On y manque sérieusement de ressources. Nos institutions débordent. Le niveau d’ÉSPT (état de stress post-traumatique) dont souffrent les travailleurs est bien supérieur à celui des premiers répondants. Les travailleurs des soins de santé correctionnels se battent pour prendre soin d’une population vieillissante aux prises avec des problèmes de santé mentale et de toxicomanie toujours plus nombreux. »

Scott McIntyre, membre de l’équipe de négociation, a dit que la crise touchait également les agents de probation et de libération conditionnelle.

« Les charges de travail sont dangereusement élevées et le niveau des effectifs dangereusement bas. » Le refus d’installer des détecteurs de métaux dans les bureaux de probation et de libération conditionnelle met en péril la sécurité des agents. Les vérifications de conformité, telles que les contrôles de détention à domicile et de couvre-feu, ont été interrompues. Des nombres effarants de délinquants contreviennent à leurs ordonnances. On ne sait pas où se trouvent des milliers de délinquants, et on ne les recherche même pas.

« Toutes ces choses mettent sérieusement en péril la sécurité de nos communautés. »

Monsieur Jackel a souligné que la rémunération constituera une partie importante des négociations. « En 2016, un arbitre provincial avait déclaré que le salaire des agents correctionnels de l’Ontario était nettement moins élevé que dans les autres provinces et au niveau fédéral. C’est une chose qu’il faut corriger. »

Dans le cadre des négociations de 2016, la province avait accepté de créer une unité de négociation autonome pour quelque 9 300 travailleurs des services correctionnels au sein du ministère de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, ainsi qu’au sein du ministère des Services à l’enfance et à la jeunesse, qui est en charge des jeunes délinquants. En juin 2017, les membres ont rejeté un accord de principe visant à prolonger la convention collective, préparant ainsi le terrain pour la ronde de négociations courante.

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, s’est dit confiant quant aux aptitudes à négocier de l’équipe du SEFPO. « Ils apportent le même professionnalisme et le même dévouement à la table qu’ils apportent chaque jour dans leur emploi. Je sais qu’ils utiliseront chaque gramme d’énergie qu’ils possèdent pour obtenir une excellente convention collective autonome pour l’Unité des Services correctionnels. »

Pour plus d’information : Chris Jackel, 1-800-268-7376, poste 7415