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L’équipe de négociation des Services correctionnels lance un appel à la conciliation

Toronto – L’équipe du Syndicat des employés de la fonction publique de l’Ontario (SEFPO), qui représente les travailleurs correctionnels négociant une première convention collective autonome avec le gouvernement de l’Ontario, a déposé une demande de conciliation auprès du ministère du Travail.

« Une fois de plus, le gouvernement fait de grands discours mais ne prend aucune mesure pour résoudre la crise correctionnelle », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « Une transformation du système correctionnel doit commencer avec les personnes qui le font tourner. Ils ont besoin de formation et de mesures de santé et sécurité appropriées. Et cela requiert un engagement ferme de la part du gouvernement. »

Le syndicat et le gouvernement sont en pourparlers depuis la fin de l’année dernière. Tandis que les deux parties se sont entendues sur un certain nombre de questions non monétaires, les propositions salariales de l’employeur sont très décevantes, a dit Chris Jackel, président de l’équipe de négociation.

« Nous nous attendions vraiment à ce que les questions d’ordre monétaire soient résolues de la même façon que les questions non monétaires. Mais ce n’est pas le cas.»

Suite à la demande de conciliation, le ministère du Travail a nommé un agent de conciliation. Celui-ci, qui a rencontré les deux parties, a conclu qu’on était arrivé à une impasse. Et c’est pourquoi on a lancé des procédures de médiation et/ou d’arbitrage.

« C’est simple, si vous ne rémunérez pas les travailleurs en tenant compte de leurs compétences et de leur expérience, ils vont ailleurs », a déclaré Monsieur Thomas. « Et quand le personnel change trop souvent, non seulement est-il impossible de poursuivre un projet de transformation, mais on laisse aussi le lieu de travail dans un état de chaos. »

« Hier, le Projet de loi 6 a été adopté par l’assemblée législative, dont l’intention expresse est de transformer le système correctionnel. C’est une excellente première étape. Mais l’adoption d’un projet de loi ne suffit pas. Il faut soutenir ce projet de loi avec des ressources suffisantes. »

Pour plus d’information : Chris Jackel, cmjackel.corr.merc@gmail.com