Fonction Publique de l'Ontario. Negociation 2014 de la FPO

Services correctionnels en négociations pour les Services essentiels

À la surprise générale, le 19 février 2015, l'employeur informait ses gestionnaires qu'il avait lancé les négociations pour les Services essentiels et d'urgence (SSU) avec l'équipe de négociation des Services correctionnels.

Plus tôt dans la journée, l'équipe des Services correctionnels était à la table avec l'employeur pour négocier les dispositions du contrat et, en fin de matinée, elle avait ajourné la réunion pour se préparer en vue de la télétribune de la FPO qui avait lieu à midi trente. Pendant la réunion, l'employeur avait manifesté son intention de fournir les documents d'information pour débuter les négociations pour les Services essentiels.

L'équipe de négociation des Services correctionnels n'a pas encore officiellement rencontré l'employeur pour recevoir ces documents. En fait, l'employeur savait que nous étions prêts à présenter les propositions monétaires dans le cadre de la prochaine réunion.

Toutefois, tandis que le président et le vice-président de l'équipe assistaient à la télétribune et disaient aux membres que les Services correctionnels n'avaient pas encore commencé à négocier les services essentiels (ce qui était officiellement correct), l'employeur avait déjà envoyé une note de service à tous ses gestionnaires pour dire exactement le contraire, une nouvelle que les gestionnaires se sont bien sûr empressés de « partager » avec les membres du SEFPO.

Si l'employeur est, comme il dit, « engagé à négocier une convention collective avec le SEFPO », on peut s'étonner qu'il tienne tant à négocier les ententes sur les SEU.

Nous pensons que cette mesure témoigne d'un grand mépris et d'un manque total de respect à l'égard du processus de négociation collective, processus que la première ministre dit approuver. Nous estimons que cette décision ne visait qu'à saper la crédibilité de l'équipe auprès de nos membres et à susciter confusion et méfiance. Tandis que nous devrions pouvoir nous attendre à un comportement plus approprié de l'employeur, nous sommes peu surpris de le voir recourir à de telles tactiques.

Votre équipe reste déterminée à négocier une convention collective équitable pour les membres de la Division des Services correctionnels. Nous espérons que les membres verront cette tactique moralement contestable pour ce qu'elle est et continueront d'appuyer leur équipe.

Autorisé par :

Tom O’Neill, président, Équipe des Services correctionnels
Warren (Smokey) Thomas, président du SEFPO

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