Les travailleurs des services correctionnels exigent une compensation équitable pour les nouvelles conditions d'emploi

Toronto – Selon le président de l’OPSEU/SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, le personnel correctionnel doit être compensé de façon appropriée pour les nouvelles directives de dépistage de la COVID-19 imposées dans les établissements correctionnels de l’Ontario.

Avec le nombre de cas de COVID-19 à la hausse dans les milieux de vie en collectivité, la province a récemment annoncé que tous les employés des établissements correctionnels de l’Ontario, y compris dans le système de justice pour les jeunes, doivent désormais se soumettre à des tests rapides fréquents, quel que soit leur statut de vaccination. Tous les employés devront maintenant passer des tests à domicile trois à quatre fois par semaine, puis télécharger une preuve photographique et la soumettre sur un portail en ligne avant d’aller travailler, un processus qui pourrait ajouter des heures de travail supplémentaires non rémunérées.

« Nos héros des services correctionnels de première ligne en ont toujours fait plus que leur devoir, surtout dans le cadre de cette pandémie », a déclaré M. Thomas. « Ils mettent chaque jour leurs propres santé et sécurité en danger pour assurer la sécurité de leurs collègues, des détenus et des Ontariens. Ils ont fait ce qu’on leur a demandé de faire en se faisant vacciner, et ils devraient être payés s’ils doivent faire des tests rapides en dehors du travail. Ce n’est pas juste et nous allons nous battre. »

Monsieur Thomas a déclaré qu’avec une nouvelle condition d’emploi comme celle-ci, les travailleurs correctionnels devraient être rémunérés adéquatement pour leur temps et, par conséquent, le syndicat déposera ce qu’on appelle un grief de principe devant la Commission de règlement des griefs.

Le premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, a déclaré que le syndicat poursuivrait pleine réparation, y compris le remboursement de toutes les dépenses liées à la conformité.

« Les préoccupations de nos membres des services correctionnels, soit les heures supplémentaires non payées, sont justifiées, comme d’ailleurs le processus de vérification inutilement compliqué », a déclaré M. Almeida. « On s’attend à ce qu’ils suivent les procédures voulues, avec peu d’encadrement ou de formation technologique. »

« Et pour ceux qui n’ont pas accès à de bonnes connexions Internet, le processus entier est encore bien plus frustrant », a ajouté M. Almeida. « L’employeur doit reconnaître ces défis et développer une méthode de vérification secondaire simplifiée, et il doit rémunérer le personnel comme il se doit. »

Selon le syndicat, dans le climat actuel des relations de travail et dans l’ombre du projet de loi 124 et de son plafond salarial inconstitutionnel, forcer le personnel correctionnel à fournir du travail non rémunéré est inacceptable.

« Les agents correctionnels courent des risques chaque jour, confrontés aux éclosions de COVID-19 en plus de leurs tâches habituelles, et ils en ont assez », a déclaré Chad Oldfield, coprésident du Comité des relations employés-employeur pour le ministère (CREEM) des Services correctionnels. « En ce moment, nous leur conseillons de se conformer à la nouvelle directive, puis de déposer un grief, leur assurant que le syndicat les appuie à 100 %. Nous avons atteint nos limites et nous nous battons pour avoir mieux. »

Pour plus d’information : Warren (Smokey) Thomas, 613-329-1931; opseucommunications@opseu.org