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Hôpitaux d’Ajax/Pickering et d’Oshawa : Une fusion de plus en plus coûteuse!

Oshawa – En avril dernier, Eric Hoskins, ministre de la Santé, a annoncé que l’établissement d’Ajax/Pickering du Système de santé de la vallée de la Rouge serait fusionné avec le Centre de santé Lakeridge d’Oshawa (anciennement l’Hôpital général d'Oshawa) d’ici au 1er novembre 2016.

Le 19 août, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée a déclaré que le coût de la fusion entre les deux hôpitaux se monterait à 18,8 millions de dollars. Les économies résultant de la fusion sont estimées à 300 000 $ par année.

« En d’autres termes, la province rentrera dans ses frais en 2079 », a expliqué Sara Labelle, présidente de la Division des professionnels hospitaliers du Syndicat des employés de la fonction de l'Ontario (SEFPO), qui représente environ 14 000 membres dans quelque 90 unités de négociation dans les hôpitaux de la province.

« Il nous suffit en fait de regarder la feuille de route du Parti libéral en matière de construction d’hôpitaux par le biais de partenariats public‑privé pour imaginer à combien se montera le coût réel de cette transaction… Sans doute à deux fois et demi à trois fois les prévisions. Autrement dit, cette fusion coûtera entre 47 et 56 millions de dollars aux contribuables. Je vous laisse calculer combien de siècles ça nous prendra pour rentabiliser l’investissement! »

Madame Labelle a également souligné que Marc Rochon, dont on se souviendra parce qu’il était responsable de fermer des hôpitaux à l’époque Mike Harris, est aux commandes de la fusion. En ce qui concerne le paiement de cette fusion, Monsieur Rochon a dit que le gouvernement s’entretenait de la question avec le Réseau local d'intégration des services de santé du Centre-Est.

« Combien de services sacrifiera-t-on pour cette fusion? » Madame Labelle se demandait. « Combien de membres du personnel perdront leur emploi juste avant Noël? Monsieur Rochon nous dit qu’il y aura « quelques réductions », mais qu’elles ne seront pas « significatives ». On aimerait toutefois savoir ce que Monsieur Rochon et le gouvernement entendent par « significatives ». Lorsqu’un travailleur se fait mettre à la porte fusionnée, c’est significatif pour lui, c’est significatif pour sa famille, c’est significatif pour moi et c’est significatif pour le SEFPO. »

Le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas, a remis en question les motifs de l’opération de fusion, nous faisant remarquer le moment de l’annonce.

« Il y aura une élection partielle la semaine prochaine dans la circonscription de Scarborough‑Rivière Rouge, juste à côté d’Ajax-Pickering », nous dit-il. « Les libéraux cherchent désespérément à garder cette circonscription. Ainsi, comme d’habitude, ils font ce qui est opportun sur le plan politique, sans se soucier de la valeur réelle pour les résidents locaux et les contribuables.

« Les fusions d’hôpitaux ne marchent pas, point à la ligne! », a-t-il encore dit. « Elles coûtent de l’argent mais n’améliorent pas les soins. Le SEFPO le sait parce que les travailleurs de la santé aident à diriger le syndicat. Moi-même infirmier, je sais ce que veulent les professionnels des hôpitaux : des soins de santé sans compromis, ce qui ne peut se produire que lorsque la main-d'œuvre dispose d'une voix forte au travail. C’est pourquoi le SEFPO est le syndicat qu’ils ont choisi. »

Pour plus d’information : Sara Labelle, 905-914-4037