Skip to content
1400-200_300dpi_insol.jpg

La COVID-19 nous donne le temps de réfléchir

enSolidarite
Share on facebook
Share on twitter
Share on email

Joe Grogan, membre retraité du SEFPO

La crise actuelle de la COVID-19 nous permet de réfléchir à certaines réalités graves. Mais plus important encore, elle révèle le besoin d’un système de soins de santé universel public, financé de manière appropriée.

Nous avons une dette énorme envers notre personnel infirmier, nos médecins, nos travailleurs scientifiques et nos premiers intervenants, qui mettent chaque jour leur vie en danger pour nous.

Au cours des dix dernières années, au moins, certains politiciens des partis conservateur et libéral ont remis en question le besoin d’avoir un système de la santé universel public. Selon eux, nous devrions confier davantage de biens publics au secteur privé. Le gouvernement essaie de persuader le public que le secteur privé est plus efficace et peut faire les choses moins cher.

Nous avons tous et toutes observé la mise en place d’un nombre toujours plus élevé d’installations de santé privées, dans le but de convertir le système des soins de santé public en un système à but lucratif. Nous avons également vu les frais et les revenus incroyables que ces cliniques privées produisent.

Dans les années 1990, le gouvernement fédéral avait réduit le financement aux provinces dans les domaines de la santé, de l’éducation et des services sociaux, mettant en œuvre la restructuration maladroite des soins de santé et d’autres services sociaux à travers le pays.

Ces coupures n’ont rien à voir avec ce que Tommy Douglas avait en tête lorsqu’il se battait pour un système de la santé universel public, basé sur ce que son gouvernement NPD avait établi en Saskatchewan.

Les gens en faveur de coupures aux soins de santé, qui mettent la pression sur le public et, plus particulièrement la classe ouvrière, estiment qu’elles sont nécessaires pour soutenir la dette énorme du gouvernement.

Il est rare qu’un gouvernement admette que les dettes et déficits résultent d’impôts de sociétés non recouvrés et d’échappatoires fiscales. Ces sommes énormes nous permettraient de disposer des ressources dont nous avons besoin maintenant, et plus particulièrement pendant cette pandémie du virus de la COVID-19.

Les hôpitaux du pays ont-ils les lits, l’équipement, les blouses et les appareils de protection, tel que masques et gants, dont ont besoin les membres du personnel pour aider les personnes qui ont contracté le virus?  Qu’arrive-t-il une fois que les infirmières et les médecins commencent à tomber malade?

La pandémie du coronavirus est une réalité. Elle nous force à songer à un solide système des soins de santé universel public et à lutter pour l’obtenir; toutefois, bien d’autres problèmes connexes doivent aussi être résolus. La crise actuelle nous montre qu’il nous reste beaucoup de travail à accomplir.