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La COVID-19 n'est pas une excuse pour négliger la protection de l'environnement, selon l'OPSEU/SEFPO

Toronto – Le président de l’OPSEU/SEFPO Warren (Smokey) Thomas reproche au gouvernement provincial d’avoir affaibli les protections environnementales pendant que le public était aux prises avec la crise sanitaire de la COVID-19.

La réprimande du président Thomas fait suite au Rapport annuel 2020 de la vérificatrice générale de l’Ontario, Bonnie Lysyk, intitulé : Rapports sur l’environnement : audits de l’optimisation des ressources et application de la Charte des droits environnementaux (la Charte).

« La vérificatrice générale a brossé un sombre tableau de la protection de l’environnement en Ontario », a déclaré le président Thomas. « Elle constate que le ministère de l’Environnement a accordé son approbation de manière rétroactive à des manquements à la protection de la santé humaine et de l’environnement naturel. C’est tout simplement inacceptable! »

Dans son rapport, Mme Lysyk a déclaré que le ministère de l’Environnement, qui veille à l’application de la Charte, et le ministère des Affaires municipales avaient omis de consulter la population ontarienne par l’intermédiaire du Registre environnemental au sujet des modifications apportées à la Loi sur les évaluations environnementales et à la Loi sur l’aménagement du territoire. Ces modifications ont été approuvées par l’Assemblée législative en vertu du projet de loi 197, la Loi de 2020 visant à favoriser la reprise économique face à la COVID-19.

Madame Lysyk a également trouvé des exemples de non-conformité dans plusieurs autres ministères en ce qui concerne leurs obligations en vertu de la Charte, notant que certains avaient omis de publier des propositions environnementales importantes dans le Registre environnemental. Lorsque les ministères les ont affichées, le public n’a pas reçu suffisamment d’informations sur les propositions ou n’a pas eu suffisamment de temps pour répondre.

Shawn Burr, coprésident syndical du Comité des relations employés-employeur pour le ministère de l’Environnement, a expliqué que le ministère de l’Environnement avait officiellement suspendu, en avril, les obligations de consultation publique prévues dans la Charte pour les propositions environnementales importantes afin de donner suite à des enjeux liés à la pandémie de COVID-19

« Seulement neuf, ou trois pour cent, des 276 propositions importantes sur le plan environnemental soustraites à l’obligation de consultation publique durant cette période avaient en fait besoin d’une telle exemption », a-t-il déclaré. « L’une de ces propositions a engendré des modifications radicales à la Loi sur les évaluations environnementales – le pilier de la protection de l’environnement dans la province – et tout cela sans consultation publique. »

Le premier vice-président/trésorier de l’OPSEU/SEFPO, Eduardo (Eddy) Almeida, est également préoccupé par le fait que le ministère ait accordé une exemption d’une telle portée. « Les Ontariens ont le droit de participer à la prise de décisions importantes en matière d’environnement, qu’il s’agisse de protéger les espèces menacées, de réduire les gaz à effet de serre ou d’augmenter le nombre de parcs et de zones protégées », a-t-il déclaré.

« Je soutiens de tout cœur les mesures visant à protéger la santé humaine durant la pandémie, a-t-il ajouté, mais un air pur et une eau propre sont essentiels à la santé humaine. Les citoyens de cette province ont le droit d’avoir leur mot à dire dans les décisions du gouvernement qui influent sur leur bien-être, le bien-être de leur famille et le bien-être de leur communauté.

« Protéger les Ontariens de la COVID-19 en faisant abstraction de la protection de notre environnement est contre-productif et très mal avisé. »

Renseignements : Warren (Smokey) Thomas 613-329-1931