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L'équipe de lutte contre la criminalité est la dernière victime des mesures d'austérité provinciales

(TORONTO) – Dans son obstination à réduire le déficit provincial, le ministère de la Sécurité communautaires et des Services correctionnels a mis à pied l'ensemble du personnel d'une équipe qui combat le crime en analysant des données électroniques.

Les six membres de l'équipe des enquêtes électroniques du Centre des sciences judiciaires du ministère ont appris cette semaine qu'ils seront sans travail à la fin de l'année, selon les avis envoyés au Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario. Les agents concernés, qui travaillent avec des responsables de l'application de la loi et des procureurs de la Couronne, analysent et retrouvent des documents et des données qui sont enregistrés dans les ordinateurs de personnes soupçonnées d'être des prédateurs d'enfants, d'appartenir à un réseau de trafiquants de drogue, ainsi que d'avoir commis d’autres actes criminels.

« Même en tenant compte des priorités de ce gouvernement, qui se livre à une lutte sans merci contre le déficit budgétaire, la perte d'experts hautement qualifiés dans la lutte contre le crime dépasse mon entendement », a déclaré le président du SEFPO, Warren (Smokey) Thomas. « Que le gouvernement soit prêt à renoncer à traquer certains de nos criminels présumés les plus célèbres est une décision lourde de conséquence. »

Les agents qui risquent de se retrouver sans-emploi sont hautement qualifiés en informatique, mathématiques, criminologie ou d'autres domaines apparentés. Ils sont experts pour retrouver des données dans des fichiers qui ont été effacés ou supprimés dans les ordinateurs, les téléphones mobiles et d'autres appareils électroniques appartenant à des individus soupçonnés de crime. Ils sont capables de retrouver des courriels et des conversations en ligne pour aider les agents d'application de la loi à démasquer les individus et les groupes soupçonnés de crime.

Ces travailleurs, qui seront bientôt sans emploi, procèdent également à l'examen des matraques électroniques et des « tasers » afin de les classer selon les normes du Code criminel. Ils sont en outre qualifiés en technologie de traitement des signaux numériques – une technique qui permet de « redonner vie » à des bandes sonores de qualité médiocre.

« La perte de ces experts chevronnés constitue un revers dans la lutte contre le crime en Ontario », a déclaré Chris Pittens, le président de la section locale 579 du SEFPO, qui représente les employés mis à pied. « C'est un fait connu que les criminels sont de plus en plus rusés pour utiliser et abuser de l'Internet et d'autres technologies d'information électroniques. Ces mises à pied représentent un grand pas en arrière dans notre lutte pour protéger les victimes en Ontario. Ces agents effectuent un travail très spécialisé; l'élimination de leur équipe veut dire que leur travail ne se fera plus ».

Pour plus d'information :

Chris Pittens
Président de la section locale 579
416-559-4106 mobile

Greg Hamara
Communications du SEFPO
647-238-9933 mobile