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Jour de deuil : Une mort ou une blessure est de trop

Jour de deuil national - 28 avril
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La Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail (CSPAAT) a enregistré 227 décès causés par un accident du travail en 2017. C’est 227 filles et fils, mères et pères, qui ne sont jamais rentrés à la maison. 
 
Des centaines de milliers d’autres ont été blessés au travail ou ont développé et souffrent d’une maladie professionnelle. 
 
Et ces chiffres ne s’approchent même pas du nombre exact. Ils ne représentent que les sinistres-décès et demandes de règlement pour blessures « acceptés » par la CSPAAT.
 
Plus d’un tiers des travailleurs en Ontario ne sont même pas inclus dans ces chiffres parce qu’ils ne sont pas couverts par la CSPAAT. Et bien d’autres décès ne sont pas considérés comme étant liés au travail ou ne sont jamais comptés parce qu’on n’a pas cherché à établir un lien avec les facteurs du milieu de travail. 
 
En fait, une étude récente estime que le véritable bilan est 10 à 13 fois plus élevé que ce que la CSPAAT rapporte. 
 
Tandis que nous marquons un autre Jour de deuil pour les travailleurs tués ou blessés au travail, nous devons rester engagés à rendre nos emplois et nos milieux de travail plus sécuritaires pour tous.
 
Un emploi ne doit jamais condamner qui que ce soit à mort ou à une vie entière de peine et de souffrances.
 
Le système de santé et de sécurité au travail de l’Ontario repose trop lourdement sur les employeurs qui choisissent de faire la bonne chose. Les employeurs ont le dernier mot en matière de contrôle des risques. Ces décisions importantes sont souvent fondées sur une analyse du risque d’entreprise et ne tiennent guère compte du travailleur. 
 
Les travailleurs, les syndicats et les militants ne sont pas surpris de voir que, tout au long de l’histoire, toutes les améliorations apportées aux lois et règlements sur la santé et la sécurité sont issues du sang et de la sueur des travailleurs.

Les améliorations ne nous ont pas été offertes; nous avons dû les revendiquer, nous avons dû nous battre pour les obtenir et, tragiquement, nous avons même dû mourir pour elles. 
 
Sous le gouvernement Ford, la lutte est encore plus difficile et plus urgente. Le gouvernement a déjà réduit de milliards de dollars les primes que doivent verser les employeurs à la CSPAAT. Et il s’est honteusement montré disposé à réduire les contrôles et les inspections.
 
Mais partout à travers la province, les membres du SEFPO continuent de se battre pour les droits des travailleurs en matière de santé et de sécurité. Ensemble, nous gagnerons. Ne doutez point que chacun des militants qui luttent pour prévenir la violence au travail, les accidents du travail et les décès liés au travail sauve la vie d’une personne. 
 
Continuons de travailler ensemble, joignez-vous à d’autres personnes et encouragez les employeurs et ce gouvernement à rendre les lieux de travail plus sûrs et plus sains, de façon que plus personne ne puisse se blesser, tomber malade ou être tué. 
 
En solidarité,

Warren (Smokey) Thomas
Président du SEFPO

 Eduardo (Eddy) Almeida
 Premier vice-président/trésorier du SEFPO

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