Cercle Des Autochtones

Exiger justice et reddition de comptes à l’occasion de la Journée de la robe rouge

Exiger justice et reddition de comptes à l’occasion de la Journée de la robe rouge

Illustration of a red dress with a Indigenous circle logo and an OPSEU SEFPO logo
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La Journée de la robe rouge nous rappelle tristement que le racisme est profondément enraciné et que les peuples autochtones continuent d’être maltraités au Canada.

La Journée de la robe rouge, qui est soulignée le 5 mai, est également connue sous le nom de la Journée nationale de sensibilisation aux femmes, filles et personnes 2ELGBTQQIA+ autochtones disparues ou assassinées. C’est un jour pour honorer la mémoire des femmes, des filles et des personnes bispirituelles innocentes qui ont été assassinées à cause de la violence coloniale et sexiste.

Depuis plusieurs décennies, les communautés autochtones sont aux prises avec des taux de violence très alarmants envers les femmes, les filles et les personnes bispirituelles. Les statistiques concernant le nombre disproportionné de personnes disparues et assassinées sont une honte. Statistique Canada signale que la violence envers les femmes, les filles et les personnes bispirituelles des communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis est 12 fois plus élevée que dans les communautés non autochtones au Canada.

La violence sexiste continue d’être un instrument de colonialisme. On ne peut pas fermer les yeux sur ces disparitions, ces violences, ces meurtres et ces cas non résolus qui constituent une tragédie nationale des droits à la personne.

Nous attendons toujours que les gouvernements fédéral et provincial donnent suite au rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA).

Plus de 2 380 aînés, membres de famille et survivantes de la violence ont raconté leur histoire lors de l’enquête nationale, mais des milliers d’autres histoires resteront enfouies à jamais. Le rapport final contient 231 appels à la justice à tous les ordres de gouvernement afin qu’ils prennent des mesures.

Trois ans se sont écoulés depuis le rapport et il n’y a toujours pas de réponses ni de plan d’action national pour lutter contre la violence à laquelle les femmes autochtones, les filles et les personnes bispirituelles continuent d’être victimes.

Ce retard signifie également que ces chiffres inquiétants ont continué d’augmenter durant la pandémie. Nous continuons de constater les effets disproportionnés de la COVID-19 sur les populations autochtones, noires et racialisées, en particulier les femmes et les personnes de genre variant. En outre, les personnes, qui vivent souvent dans les régions éloignées où les taux d’abus et de violence sont plus élevés, y compris dans le Nord, sont plus vulnérables. Le gouvernement ne peut plus faire l’autruche.  Nous devons mettre fin à cette tragédie!

L’OPSEU/SEFPO honore l’esprit des milliers de sœurs et de personnes 2ELGBTQQIA+ dont la vie a été volée. En tant que syndicalistes, nous avons la responsabilité de sensibiliser les populations et de nous faire l’écho des appels à l’action et au changement que demandent les dirigeants autochtones et leurs communautés. Nous devons exhorter nos dirigeants élus et tous les ordres de gouvernement à mettre immédiatement en œuvre les 231 appels à la justice. Marcher sur le chemin de la vérité et de la réconciliation exige de l’action. Ensemble, nous continuerons à lutter pour la justice et la reddition de comptes.

Solidairement,

JP Hornick, présidente de l’OPSEU/SEFPO
Laurie Nancekivell, première vice-présidente/trésorière de l’OPSEU/SEFPO
Krista Maracle, présidente du Cercle des Autochtones de l’OPSEU/SEFPO